COMORESplus

LE SAVIEZ-VOUS?

Le premier président de l’assemblée des Comores indépendantes, ce fut Mohamed Taki Abdoulkarim.


La diplômatie comorienne a été assurée par Said Kafé, origine de l’île de Maore, pendant la période Ahmed Abdallah pendant plus de cinq ans.


Le premier gouverneur élu de Ngazidja, Said Hassane Said Hashim.


Le dernier sultan de Ngazidja était Said Ali bin Said Omar.


Avant leur indépendance, les Comores étaient sous deux partis politiques dont le parti vert animé par Said Mohamed Cheick et parti blanc animé par prince Said Ibrahim.


Les termes « wanazikofia » et « Mbapandza » sont d’origine mitsamihulienne.

L’usine pour l’eau minérale comorienne se trouve à Maoeni dans le Mbude où la source se trouve également.

C’est à Male dans le Mbadjini où se trouve le pas du diable.


Il s’appelait Ibuka, le premier comorien, devenu fou.


C’est à Madjeweni dans le Mbwanku, où il y’ a un endroit où les femmes n’ont pas droit de se protéger leurs têtes et aucune goute de sang ne peut se jeter par terre.


Seules cinq localités composent la région de Domba.


Soule bwana mrwamgu, le premier comorien a avoir subi la loi de talion. Il fut fusillé en 1977.


C’est à Ndrude dans la région de Mbwa nku où se trouve l’îlot aux tortues.

C’est en Avril 1977, quand l’éruption volcanique de Singani s’est
Produite.

C’est à Mombwa mbwani où se trouve la plage, à laquelle, le trou du prophète.

C’est à Mlali dans la région de Mbadjini où se trouve la grotte miraculeuse.

Le village de Boboni dans le Bambao n’existe plus
.

Le village de Dimadju dans le Hamahamet, s’appelait Hadepvoi
.

Les hamadis d’Ikoni rendu l’âme à Didimnungu sont au nombre de
Onze mais non douze. Il eut un survivant qui portait le prénom de Fumma wa Saïdu

C’est à Moidja dans le Hamahamet, où les héritiers de l’inya fwambaya sont nés. Six enfants dont trois filles et trois garçons. Leur père est de Moidja Hamahamet; bedja Mbe et leur mère est de Batsa ya Itsandra ; Wabedja seha ladjumbe.

La grande usine de charbon de bois, c’est la ville Mkazi dans la Région de Bambao.

C’est à Ikoni où naquit Mbae trambwe, de son nom Trambwe Mlanao. Son père est d’Ikoni; Mlanao wa Aziri et sa mère est de Ntsudjini; Madjamu wa mdombozi binti Msa fumu wa djimba dalandze. Trambwe naquit au palais royal Kapviri-djewe.

Autrefois, le village de Pidjani, s’appelait Mdjwazema.

C’est à Niumamilima dans le Mbadjini où fut assassiné Sultan Hashim bin Ahmed par Djumwa Mnyamwezi, un Mercenaire tanzanien de Said Ali bin Said Omar.

La première capitale de la région de Hamahamet, c’est Buuni où naquît le prince Inyehele, fondateur de la ville de Mbeni.

La mosquée miraculeuse se trouve à Bangwa-kuni. Elle porte le nom de  « Shiunda ». Et elle est construite en une seule nuit au XIVème Siècle par des djins.

Le premier journal comorien, s’appelait Mwando.
Il était écrit en lettre arabe. Parmi les rédacteurs et fondateurs, l’ancien Grand mufti : Said Mohamed Abdourahamane.

Autrefois, les régions de Ngazidja furent dirigées par des kori.
Et ces derniers furent sous l'autorité d'un Ntibet : empereur. C'est ce Ntibet...qui dirigea, l'île de Ngazidja comme les autres îles.

Aux Comores, l'équivalent de Montaigne s'appelait Dafiné Mmidjindze. Natif de Midjindze ya Dimani.

Les deux plus grands guerriers de Ngazidja-Comores, qui ont combattu les blancs "Masimu na Mtsala", sont enterrés à Samba madi. Un village qui se situe dans la région de Washili.


C’est Bedja Mdomba qui a véhiculé la circoncision aux Comores, en provenance de l’île de Mkélé, à coté de Lamu.

 

Comores

Grande Comore
-Superficie: 1024 km²
-Capitale: Moroni
-Karthala: altitude 2361m

Anjouan
-Superficie: 424 km²
-Capitale: Mutsamudu


Mayotte
-Superficie: 374km²
-Capitale: Mamoudzou

Mohéli
-Superficie: 211 km²
-Capitale: Fomboni

Température de Comores
-Entre 24 et 28°C

Les îles Comores

L’archipel des Comores appelé également « îles aux parfums ou îles de la lune » est situé au Nord du canal de Mozambique entre l’Afrique et Madagascar. Composé géographiquement de quatre îles volcaniques, la première (Mayotte) a été crée il y a neuf millions d’année et la dernière (Grande Comores) deux millions d’année. Les vagues de migration successives des bantoues, chiraziens, arabe ou indo-malésiens ont façonné un peuple, une histoire et une tradition unique au monde. L’archipel, qui est peuplé depuis le VII siècle par les bantous (venant d’Afrique), a été révélé au monde occidental par les portugais dès l’an 1500 de notre ère. Cet archipel planté juste sur la route des Indes, est une position idéale pour le monde occidental. Ces îles ont été convoitisées par les anglais, les allemands et les Français L’histoire de ce pays est marquée par l’influence de la France dès 1886, année du traité de protectorat de l’alliance des îles Comores. Devenu territoire d’Outre mer en 1946, les Comores ont proclamé leur indépendance unilatéralement le 6 juillet 1975.
A suivre....

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Samedi 7 novembre 2009

Quatre mois après le crash de l'A 310 allant aux Comores

 

De nouvelles victimes du crash de la Yemenia pourraient être prochainement identifiées, selon Françoise Robichon, l'ambassadrice auprès des familles. "Les autorités comoriennes ont prévu de réunir à la mi-novembre les experts français, britanniques et comoriens pour pratiquer de nouveaux examens et comparer les éléments en leur possession. Cela laisse espérer de nouvelles identifications de dépouilles."

 

À ce jour, aucun nom n'a pu encore être associé à six corps sur les vingt-cinq portés par la mer jusqu'en Tanzanie et retrouvés à la mi-juillet. Les restes de cinquante autres victimes, repêchés un peu plus tard, avaient été transportés à Moroni et n'ont pas été encore identifiés.

 

Par ailleurs, deux familles qui ont perdu des proches ont reçu, cette semaine, une première provision de 10000 euros. Et un peu plus d'une centaine d'actes de décès, concernant des passagers français ou comoriens résidant en France, ont été, à ce jour, délivrés.

 

Cinq dossiers n'ont pas encore été traités. "L'un parce que les éléments sont parvenus très tardivement, les quatre autres en raison d'un doute sur l'identité de ces passagers", confirme Françoise Robichon. Toutefois, contrairement aux informations publiées par un quotidien national, il ne s'agit pas, du moins pour tous, d'une affaire de "sans-papiers".

 

"Les quatre cas sont différents", insiste l'ambassadrice auprès des familles qui se refuse à entrer dans le détail tant que la justice n'aura pas éclairci ces dossiers". Selon Françoise Robichon, "ce sont les familles de ces passagers", voyageant sous une autre identité que la leur, qui se seraient manifestées et auraient soulevé le problème.

 

Enfin, concernant l'enquête technique, "le travail se poursuit", indique-t-elle. L'appareil qui s'est abîmé en mer dans la nuit du 29 au 30 juin, transportait 153 personnes. Seule une jeune fille de 14 ans avait échappé à la catastrophe.

 

Par Dominique Arnoult ( darnoult@laprovence-presse.fr

Par le provence
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Samedi 24 octobre 2009
 

2ème partie. 
 
Les recherches des boites noires ont confirmé la position de l'avion, à 10 Km environ, dans la mer de Djomani. Les autorités confirment selon les photos prises par le robot de la société Phoenix, que l'avion s'est scindé en deux; Que seule la partie arrière est retrouvée.   Au regard, des corps remontés, qui étaient dans la partie D, selon la photo ci-contre, et de leurs bagages, qui étaient dans les soutes dans la partie C, on peut dire sans se tromper que les parties C et D de l'avion, comme le montre cette coupe d'un Airbus A310/300, sont bien là, au fond de l'eau. Et que comme dirait Louis de Funès, les moteurs et les ailes sont là et intacts. Que seules les parties A et B restent introuvables. Le poids de ces 2 parties étant de 20 tonnes, selon les indications du constructeur Airbus, et, compte tenu du fait qu'il n'y a pas de courant sous marin traversant les Comores, que pouvait-il arriver à la partie avant de l'avion? Il est sûr et certain qu'aucune vague ne serait capable de transporter 20 tonnes à mille lieux du point de la catastrophe. 


En reprenant les témoignages de 2 parmi ceux qui ont vu le crash de l’avion, notamment celui du chauffeur des eaux Karthala et d’un habitant de Djomani, le premier a déclaré avoir vu une boule de feu à l’arrière de l’avion avant de tomber et le second a vu l’avion rebondir une première fois avant de retomber définitivement dans l’eau. En me rendant sur le lieu où se trouvait le chauffeur des eaux Karthala, je me suis rendu compte que la distance qui le séparait du point du chute est d’environ 7Km. Bien qu’il était en hauteur, la nuit et dans le noir, ses seules indications de l’avant ou de l’arrière de l’avion, sont : son déplacement. Il était impossible de distinguer quoi que ce soit, si ce n’est les lampes à éclats des ailes. Or, l’avion venait à peine de se redresser du virage, il a du faire une confusion entre l’avant et de l’arrière de l’avion. Pour ce qui concerne le second témoin, il est impossible que l’avion ait bondi.  


Il est possible par contre, que l’avion se soit scindé en plein vol, et que les morceaux soient tombés à quelques secondes d’intervalles, en fonction de leur poids. Ce qui lui a donné la sensation d’un rebondissement. Comme, il faisait nuit et que notre témoin était au niveau de la mer, la succession rapide des deux ou plusieurs chutes, selon le nombre de morceaux, l’a trompée : chacune ayant provoquée un jaillissement de l'eau de mer. Ce qui est surprenant dans cette affaire, est l'assurance du BEA, d'abandonner les recherches sur la partie avant de l'appareil. Pourtant, pour son poids, si l'avion s'est scindé au contact de l'eau, compte tenue de la hauteur de sa chute, les deux morceaux ne devraient pas être loin, l'un de l'autre. Comment comprendre que les passagers qui se trouvaient dans la partie C, se soient débarrassés de leur ceinture et que ceux qui étaient dans la partie D, soient tous, morts noyés avec la ceinture attachée?  Cette remarque laisse penser que l'avion s'est disloqué en l'air, à fortiori au niveau du fuselage de la ligne à droite de la partie B. Les passagers qui se trouvaient dans la partie C, se sont retrouvés exposés à l'air et au ciel. Ils ont compris immédiatement ce qui leur attend. Ils ont enlevés leur ceinture et se sont jetés à l’eau dès que l’avion a touché la mer. 


Par contre, ceux qui étaient à l'arrière, ont entendu le bruit, mais tombés dans le noir, les toilettes du milieu et les rideaux qui séparent les deux parties, les ayant empêchés de voir l’autre côté, ils sont restés et attendus. Ils ne se sont pas rendu compte de ce qui venait d’arriver. Une fois l'avion en mer, que l'eau a pénétré dans la carlingue,  il était trop tard pour eux, d’agir.  Dans la partie arrière délimitée dans la coupe par D, le nombre de sièges est de 60, sans compter ceux des hôtesses. On n’y a remonté 59 corps. Ceci laisse penser que tous ceux qui étaient dans la partie C de l’appareil, sont sortis. Quant à ceux qui se trouvaient en première classe, le pilote, le mécanicien et certains membres de l'équipage, ils ont disparu avec la partie Avant,  introuvable.   

A ce niveau de l'analyse, il y a une question qui vient tout naturellement. Qu'a-t-il pu arriver à la partie-avant de l'avion? Il a pris feu, c'est du moins ce qui ressort des quelques témoins oculaires. De quoi pouvait provenir ce feu? Une chose est sûre, ce n'est pas un colis des soutes qui a explosé. Les soutes s'étant limités à la partie C. il ne reste que deux éventualités : un paquet des membres d'équipage ou un projectile venu de l'extérieur. Sa découverte est très importante, pour lever toute ambigüité, sur la rumeur qui court au sujet d’une bavure militaire. Sa partie Avant n'ayant pas été retrouvée, et de surcroit n'est plus recherchée, l'absence de demande formelle, des autorités judiciaires, d'experts compétents auprès de la communauté internationale, sont de nature à ne pas rassurer les familles des victimes. 


A partir des informations du journal français "le Monde", on a cherché à comprendre ce qui s'est passé. 


Un missile de fabrication française vient à l'esprit. Il s'agit du missile "Crotale NG", comme Nouvelle Génération. Depuis le 30 juin, date  à laquelle l'A310 de la compagnie "YEMENIA" a crashé sur les côtes comoriennes, les informations  filtrent au compte goutte  sur l'enquête en cours. La météorologie qui a été la première cause éventuelle de l'accident, s'éclipse de plus en plus, en raison du mystère qui entoure l'avion. L'aéronef constitue aujourd'hui la seule pièce  à conviction. 

En tout cas, les journalistes les mieux informés, expliquent que des études pour un anti-missile, sont menés par l'Etat d'Israël à la suite de la guerre éclair de 2006 avec le Liban du Hezbollah. Les Libanais ont usé  durant leurs combats, de nouveaux missiles inconnus jusqu'à cette date, appelés "GAD". Ces missiles sont de fabrication Iranienne, mais ont la particularité d'agir comme le missile français: "Crotale". Dans la liste des clients de Thomson, fabricant du "Crotale", ce redoutable missile, figure pêle-mêle : l'Iran, la Libye, l'Egypte, les Emirats-Arabes-Unis et le Pakistan pour ne citer que cela. Le "Crotale" serait-il le missile anti-comorien? Ce missile a la particularité de disposer de trois radars qui le rendent autonome, une fois son lancement. Il a la capacité de déjouer les systèmes de brouillage des ennemis, et d'atteindre sa cible. Lors de la guerre du Golf en 1991, grâce aux missiles "Crotale", les français parvenaient à suivre les manœuvres des avions américains furtifs. Autant dire que ses radars sont d'une efficacité inégalée. 


Que viendrait alors faire le "Crotale" dans ces manœuvres, si manœuvres il y a eu? A partir du moment que le missile "Barak" vient compléter le bouclier antimissile israélien, avant une éventuelle déclaration des hostilités à l'Iran, on voit mal comment Israël, qui craint que l'Iran dispose pour son armée, des armes encore plus redoutables, teste son antimissile sans un missile intelligeant. Ce qui rend crédible, les manœuvres franco-israéliennes, évoquées par les journaux arabes ; D’où les soupesons qui pèsent sur ce missile. Certains experts, estiment que si l’avion est tombé suite à un missile, alors les 10 dernières secondes avant l'accident, sont très importants et suffisants pour connaître la vérité. Les radars situés à l'avant et à l'arrière de l'avion, auraient eu le temps, de le détecter et l'enregistrer sur les boites noires, avant que celui-ci ne touche l'avion. Ils affirment par ailleurs, qu'en raison de la vitesse du missile, Mach 2 à 3, soit trois fois la vitesse du son, le pilote n'aurait même pas le temps d'en parler, même s’il le voyait venir sur ses écrans.  


Il reste qu’il faut espérer que ce temps très court, les boites noires repêchées, livrent le secret et que cette partie ne soit pas détériorée.  Au moment où, j'écris ces lignes, j'apprends qu'un conseil d'administration houleux de YEMENIA, vient de se tenir à Sanaa. Il était question de l'accident de l'A310, mais aussi de l'avenir des liaisons de la compagnie avec l'Europe. Pour certains administrateurs remontés contre la France,  pour la mauvaise campagne autour de cet accident, une riposte s'impose. Une telle attitude peut être de bons augures pour les familles de victimes. Le sacrosaint du trio gouvernement comorien, gouvernement français et gouvernement yéménite pourrait être brisé, et faire jaillir la vérité qui se cache derrière leur silence trompeur. Le gouvernement yéménite pourrait même appeler à arbitrer le différent entre les administrateurs.


MOHAMED CHANFIOU Mohamed

Par COMORESplus
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Samedi 24 octobre 2009

Les 25 corps des victimes du crash de l’A310 de Yemenia qui se trouvaient en Tanzanie où ils étaient repêchés quelques semaines après cet accident survenu au large des côtes comoriennes le 30 juin dernier, sont enfin rapatriés à Moroni.

 

Ce rapatriement a eu lieu alors que deux de ces corps ne sont toujours pas identifiés. Les autorités tanzaniennes, respectant leur législation, avaient jusqu’ici retenu ces dépouilles en attendant leur identification. Il a donc, fallu une médiation diplomatique du président comorien pour permettre ce rapatriement.

 

Ces 25 corps de victimes viennent s’ajouter aux 59 corps déjà repêchés au mois d’août dernier dans la zone du crash. Arrivés à Moroni ce vendredi à 1h00 du matin à bord d’un avion spécialement affrété par les assureurs de Yemenia, les corps ont été tout de suite acheminés au centre des opérations de secours et de protection (Cosep) où ils sont conservés dans un conteneur frigorifique en attendant leur enterrement prévu le 30 octobre prochain.

 

L’organisme chargé des tests ADN et des études des prélèvements effectués sur les corps des victimes a toutefois émis le souhait qu’on retarde cet enterrement en attendant les résultats qui seront publiés très bientôt. Mais pour les familles des victimes le temps presse. « Cela fait quatre mois qu’ils sont là. Il nous faut faire le deuil pour que la vie puisse continuer », a indiqué Saïd Mohamed El Kabir, membre du collectif des familles des victimes.

 

Une réunion entre le gouvernement comorien, le collectif des familles des victimes et le juge comorien chargé de ce dossier est prévu samedi matin pour trancher. Les travaux d’aménagement du site qui doit accueillir le cimetière des victimes du crash sont déjà achevés et maintenant, on commence à creuser les tombes. « Il faut compter une centaine de tombes », a mentionné El Kabir.

 

A en croire ce membre du collectif des victimes, les assureurs de Yemenia ont affrété un avion destiné aux proches des victimes, deux représentants par famille, qui se trouvent en France et qui aimeraient participer à cet enterrement. Il a aussi exprimé son étonnement d’entendre que « l’ambassadrice française aurait indiqué que cette mesure ne concerne que les proches des victimes dont les corps ont été identifiés ». « C’est une mesure globale », a-t-il dit.

 

Faissoili Abdou

Source : Malango

Par Malango
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Mardi 20 octobre 2009
 

1ère partie.

Depuis l'accident du vol de YEMENIA au large des Comores, chaque jour qui passe apporte son lot de mystères. Du coup, ce qui devait être un accident banal, prend la forme d'une histoire mythique.  En voulant absolument garder un secret d'état dans un pays où tout se sait, que même le compte rendu d'un conseil de ministres, est connu avant même la fin du conseil, les autorités comoriennes ont commis un impair. Un récapitulatif des faits, montrent de graves discordances et manipulations en tout genre. Trois mois se sont passés, la justice comorienne en charge du dossier, n'a fait aucun pas envers les familles des victimes. Il a fallu que, le tribunal de Bobigny se saisisse du cas des français, pour que la compagnie YEHENIA, soit entendue. Ce drame qui a endeuillé  le pays, stigmatisé l'économie avec une perte estimée par la BCC à près de 2.5 milliards de FC, relate les défaillances de notre système. Il met en exergue, l'insouciance des dirigeants comoriens, à laquelle il faut ajouter un mépris épatent envers une population qui n'a rien qu'à faire des enjeux politico-diplomatiques. Une population qui ne demande ni plus ni moins que la vérité, pour entériner le deuil, quitte à pardonner comme cela se fait le plus souvent dans pareil circonstance. Son impuissance et sa méconnaissance ne lui laissent pas indifférente des manœuvres tendancieux, entamé pour lui cacher la vérité. 

Que dire de tous ces corps gardés sans raison, dans ds chambres froides, à l'aéroport de Moroni-Iconi, alors que des prélèvements pour les fins d'identification, pourraient être faits pour les libérer! Personne n'ignore que tous les étrangers qui étaient dans cet avion, étaient en uniforme, donc facilement repérable.  Dans la nuit du 29 juin, au moment du décollage de l'A310, alors que les conditions météo ne s'étaient pas dégradées aux Comores, le plan de vol de la YEMENIA, a été modifié, au niveau de l'entrée dans l'espace aérien comorien. Pourquoi? Cela relève du secret d'Etat, nous répondrait-on. Ce même soir, quelques temps après l'accident; des informations, en provenance des autorités de l'aéroport, faisaient état d'un retour de l'avion en Tanzanie. Est-ce cela le consigne de la Tour de contrôle au pilote? La réponse à cette question est primordiale, car elle lève un coin du voile: sur ce que certains appellent une bavure militaire.   

Sur la première question, le plan de vol a été envoyé par l'Agence Comorienne de l'Aviation Civile, à la direction de l'Aviation Civile du Yémen. Le pilote a scrupuleusement respecté le couloir aérien jusqu'au moment de l'atterrissage. L'avion est venu du Sud au lieu du Nord, comme il le fait habituellement. Selon la direction technique de YEMENIA, le pilote a une grande expérience, et qu'il était à sa 25ème rotation aux Comores. Donc, on suppose qu'il connaissait bien l'aéroport. L'atterrissage de l'avion dans le sens Sud-Nord n'ayant pas été possible, en raison de la météo, et compte tenu du fait que l'avion disposait de 2 radars permettant au pilote d'apprécier les conditions météorologiques; on peut alors supposer qu'il a pris l'initiative d'atterrir par le Nord, connaissant le terrain. Si la consigne du contrôleur aérien était celui de retourner en Tanzanie, c'est qu'il avait bien ses raisons. En ce moment crucial, il devait absolument les donner, faute de quoi le pilote ne disposait pas de tous les renseignements pour prendre la décision adaptée. Une fois parti vers le Nord, qu'est-il arrivé à l'avion ?  

Des informations concordantes, notamment celles révélées par le journal français "le Monde" du 26 juillet 2009, font état de tests avec succès de missile dit "BARAK" durant la période de cet accident, par l'armée israélienne.   Si le journal n'a pas précisé  où les tests se sont déroulés, le site de l'armée israélienne précise que les manœuvres de ce test, qui devaient se dérouler au large de la Californie, ont été annulées. De cette précision, le citoyen ordinaire est en droit de se demander si ce qui se dit dans des journaux, au sujet des manœuvres franco-israéliennes, aux larges des Comores, ne sont pas fondées!

Il est donc du devoir des autorités comoriennes, de préciser les raisons qui les ont poussées à  interdire le survol de la liaison régulière de YEMENIA, au Nord de Ngazidja. Sans quoi, ils contribuent à nourrir cette rumeur, qui risque de finir par un scandale politique.   Les Comoriens, de prime abord, ont le droit de savoir si les autorités comoriennes ont donné  les autorisations pour des manœuvres militaires, au large du pays. En tout cas, ce mutisme ne saurait longtemps rester, car, on sait très bien que de telles manœuvres font l'objet de déclaration auprès du secrétariat général des Nations Unies. Dans ce cas: ou bien la compagnie YEMENIA sera sommée de divulguer la réalité, ou bien les avocats des familles des victimes iront la chercher.
  

On peut parfaitement comprendre l'embarras du gouvernement comorien, à lever le rideau sur cette affaire, malgré que, tout concorde. Jamais dans l'histoire, on n'a vu un pays, dans des conditions diplomatiques aussi contradictoires. Comment peut-on comprendre: l'accueil réservé au Président iranien, en visite officielle aux Comores, et l'autorisation de manœuvre israélienne dix jours après! Pris en flagrant délit de ses mensonges, le gouvernement  comorien ne peut pas se cacher longtemps derrière son masque.   En tout cas, les autorités françaises et israéliennes, n'ont pas démenti l'information. Ce qui serait un minimum, au regard des conséquences que ceci engendrerait. Cette réserve, peut valoir une acceptation, sachant que tôt ou tard, les autorités Yéménites ou les avocats des familles, auront accès aux informations confidentielles par le biais du secrétariat général des Nations Unies. 
 

Après l'accident, plusieurs pays ont proposé leur aide aux Comores. Parmi eux, la France avec un contingent venu de la Réunion ainsi que des bâtiments de sa marine, qui étaient dans la zone. Au moment de l'installation des secours, venus de l'île de la Réunion,  à Maloudja, le chef cuisinier, demande au commandant de la garnison, combien de temps allaient-ils rester, afin de faire les provisions nécessaires. Il a répondu : " Pour l'essentiel, nous avons 5 heures de mission ". Ils sont repartis 5 heures après. Que sont-ils venus faire alors que ni l'avion, ni les boites noires, ni des corps n'étaient retrouvés?   Avant de repartir, les secouristes, ont demandé, et obtenu, du Croissant Rouge des Comores, une cinquantaine de sacs mortuaires. Que sont-ils devenus?  Jeudi 2 juillet, le Président arrive de Libye. Il est conduit seul, sans garde de corps sur un des bateaux militaires français, qui s'occupaient des recherches. Pourquoi seul?   

Apparemment, toutes ces questions sont liées. Si certains croient que la visite du Président sur ce bateau seul, s'apparente à une opération d'intimidation, cela n'est pas dans la philosophie dont la France nous a habitués. Il faudrait plutôt penser sincèrement que: dès lors, que la venue des secouristes français est consécutive à la demande des autorités comoriennes, il est normal que le Représentant de la France, rende compte de l'état de l'évolution des travaux des secours. Il est donc probable qu'au cours de cette rencontre, la France ait remis, les débris de l'avion retrouvés ainsi que les cinquante corps.   Ici, on voit bien que les Secours venus de la Réunion sont venus aider les Comores: à regrouper les débris de l'avion et les corps éventuellement, comme cela est le cas dans de tels accidents. Ce travail a été fait, dans les temps. Ils sont repartis, laissant la marine française et les agents du BEA, continuer leur travail. 
  

Pendant que le Président était sur le bateau, les médecins étaient avertis des débuts des autopsies. Quelques temps plus tard, on leur a annoncé, à l'hôpital El Maarouf, que l'information était erronée. Pourquoi un tel revirement?    Sept jours après le crash, soit trois jours, après la visite sur le bateau du Président, 27 corps sont retrouvés en Tanzanie. Pour que ces corps dérivent jusqu'à  là-bas, au regard de la carte des courants marins ci-dessous, il aurait fallu que ces 27 personnes aient  parcourus 50 km à la nage, pour traverser, à contre courant, le courant subéquatorial. Ce qui est impossible, même pour des professionnels.  


Ce courant marin, qui passe par les Comores, appelé courant subéquatorial, passe à plus de 50 km au Nord de Ngazidja et se dirige dans le sens Nord-sud, formant une sorte de barrière marine. Une deuxième branche se dirige vers le nord pour atteindre les côtes kenyanes. Or, c'est bien ce courant d'une vitesse de 7Km/h, selon la loi de Coriolis, qui a conduit ces corps sur la côte tanzanienne. Compte tenu de la distance de 300km et de cette vitesse: il n'a fallu que 2 jours et demi à  ces corps pour atteindre les côtes tanzaniennes. Nous étions au septième jour, les corps ne se sont pas décomposés, mais ont perdu tout juste leur peau. Comment comprendre un tel phénomène, alors que la température de l'eau est de 20° dans la zone.   Deux jours après la découverte des corps, un débris de l'avion est retrouvé à Mombasa, au Kenya. Comment est-il arrivé là-bas?  


Tout ceci n'est pas un mystère. L'explication est simple:  

Après la visite sur le bateau français du Président, les autorités françaises, par le biais de son Ambassadeur à Moroni, a bel et bien remis aux autorités comoriennes, les 50 corps et débris de l'avion retrouvés par les secours. Ce n'est qu'alors que les autorités comoriennes, pressées de fermer ce dossier sensible, ont choisi la facilité, et ont décidé de rejeter les corps à la mer. Bien entendu, à première vue, on peut penser que l'idée est absurde. Mais si l'on analyse, de façon scientifique et probante, les événements: c'est la seule explication qui tient la route.  Ces corps ont bel et bien été  repêchés le jour et le lendemain de l'accident. Ils sont congelés, puis remis à la mer 4 ou 5 jours après. Une fois rejetés à la mer, il leur a fallu un jour de décongélation, durant le temps de dérivation. Le fait que ces corps aient dérivés sous l'effet du courant marin sud-équatorial, montre que ce ne sont pas les français qui les ont rejetés à la mer, mais probablement des Comoriens.    

La marine française est constituée de professionnels de la mer; Ils savent les positions et l'influence des courants marins. Si elle avait à faire ce travail, elle aurait jeté les corps à l'Ouest de Madagascar, sur le chemin de la Réunion, là où les courants marins ne les auraient amenés nulle part. Dans le cas contraire, elle les jetterait sur le flanc sud du courant sud-équatorial, pour qu'ils soient conduits jusqu'au courant des Aiguilles au large de l'Afrique du Sud.  Par contre, les Comoriens, eux, ne connaissent pas ces règles de la mer, c'est pourquoi, ils sont susceptibles d'être les auteurs de ce travail macabre.   Autre détail, qui vient corroborer cette thèse: le nombre 27. Si les Français avaient fait le travail, les corps seraient 50, leur bateau ayant la capacité de transport. Ce qui n'est pas le cas pour les comoriens qui ont du utiliser des embarcations de fortune. Quant aux 23 restants, ils ont probablement été jetés sur le flanc sud du courant, par une deuxième embarcation et auraient suivi le chemin décrit plus haut.   

Si quelqu'un peut donner une autre explication, c'est le moment, car les charges pourraient être accablantes.  Autre mystère qui entoure cet accident. Sur les 59 corps remontés de la Carlingue de l'Airbus, tous sont morts attachés à leur ceinture. Pourquoi les 27 retrouvés en Tanzanie ne l'ont pas été?  Maintenant que la remontée des boites noires a confirmé la position de l'avion, tel que l'on a estimé dans la genèse, la deuxième partie de ce texte, devra permettre à tout un chacun, de mesurer l'ampleur, des manœuvres de dissimulation. 

MOHAMED CHANFIOU Mohamed

 

 

 

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Lundi 19 octobre 2009

Tout un quartier endeuillé a défilé hier au boulevard National.

Ni moteurs qui vrombissent. Ni crissements de freins, ni hurlements de klaxons. Hier, la fureur automobile s'est tue au Boulevard National (3e arr.), coupé à la circulation le temps d'une marche en hommage au petit Ejmyl, fauché mercredi par un chauffard qui circulait dans la voie des bus.

C'est dans ce silence assourdissant qu'un quartier tout entier a crié son chagrin. Et sa colère. Plus de 500 personnes, mères et pères de familles, copains d'école, voisins, commerçants, et de nombreux membres de la communauté comorienne sont venus partager le malheur de la famille Bellon. En tête de cortège, entourée de deux de ses enfants, la maman, très digne, a descendu le boulevard dans son fauteuil roulant. Silencieuse, recueillie, la foule a envahi l'espace, jusqu'au square où le drame est survenu.

 

C'est là que Ejmyl, 9 ans a couru derrière son ballon. Un camion garé sur le trottoir cachait la route. Le petit garçon n'a pas vu débouler le 4X4… Sur le portail du square, la gerbe de fleurs déposée par les parents d'élèves est venue rejoindre les bouquets et de lettres. "Adieu petit ange", "à mon pote parti trop tôt" : des petits mots à l'écriture maladroite, parfois accompagnés de cartes Pokemon accrochées par les gamins du quartier.

Autre initiative, celle des commerçants, qui ont largement participé à la collecte pour financer le rapatriement du corps d'Ejmyl aux Comores, comme le veut la tradition. Après une longue minute de silence, une prière coranique a résonné dans le boulevard. Alors seulement, les habitants n'ont plus tenu leur révolte. "Combien de morts faudra-t-il pour que ce quartier ne soit plus laissé à l'abandon ?", interroge une mère. "C'est une honte. Ces voitures garées en triple file, ces trottoirs impraticables, cette circulation dans tous les sens : il y a des accidents toutes les semaines. Et jamais un policier pour mettre de l'ordre !" proteste sa voisine, qui crie son "sentiment d'injustice".

Car il n'y a pas que les problèmes de circulation. "Rien n'est fait, on est des laissés-pour-compte: insécurité, logement, de chômage, même l'éclairage est pourri. Il y a beaucoup de jeunes ici et aucun équipement sportif, pas même un stade de foot. On a des rats dans les écoles, les enfants y attrapent la gale, les classes sont surchargées". Dans le square où est arrivé l'accident, "il n'y a qu'une balançoire, et des dizaines d'enfants qui font la queue", détaille une maman.

"On parle des quartiers nord, mais chez nous, la misère est encore plus grande. On est en train de créer un ghetto entre Euromed et le Vieux-port", confirme Naïma El Alaoui, élue à l'emploi à la mairie de secteur. "Il est impensable de laisser ces arrondissements dans cet état, à deux pas du Manhattan marseillais de la Joliette", renchérit le Député (PS) Henri Jibrayel.

Source : La Provence.com

Par La Prpvence
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Vendredi 16 octobre 2009

Face aux arrestations devant les hôpitaux, les étrangers en situation irrégulière renoncent de plus en plus souvent à se soigner. Parfois au prix de leur vie. Colère des associations.

Une médecine des urgences de Mamoudzou, à Mayotte, s’en indigne encore : « Un grand-père, sans-papiers, insulino-requérant, a vu son titre de séjour provisoire expirer. Il s’est fait arrêter et reconduire à Anjouan. Il en est revenu amaigri, avec une grosse complication de son diabète. Cela a entraîné un coma, puis la mort. » A Mayotte, les acteurs de la santé font le même constat : la politique du chiffre en matière d’expulsions de « clandestins » constitue un obstacle quotidien à l’accès aux soins. Il faut dire qu’au sein du futur 101e département français, cette politique prend des proportions inédites. A la fin septembre, la préfecture a déjà atteint l’objectif de 12.000 reconduites à la frontière fixé pour 2009. « On va certainement atteindre les 17.000 cette année », indique même le nouveau préfet, Hubert Derache. Un chiffre à comparer avec les 27 000 expulsions visées pour toute la France métropolitaine.

Responsable de la mission Médecins du Monde à Mayotte, le docteur Marie-Pierre Auger s’insurge : « Les policiers s’installent aux abords des dispensaires et attendent que les gens viennent se faire soigner pour les arrêter. En métropole, si un événement de la sorte se produit, il est médiatisé. Ici c’est tous les jours que cela arrive. » Ce contexte a conduit une autre ONG, Médecins sans Frontières, a ouvrir un centre de soins à la périphérie de Mamoudzou, en mai dernier. « Dans notre dossier médical, nous demandons à nos patients : avez-vous renoncé aux soins ces derniers mois ? Si oui, pourquoi ? Les gens répondent toujours la peur d’être arrêté, pas forcément le manque d’argent », explique Isabelle Alix, coordinatrice médicale. Selon elle, ces obstacles sont « réellement préjudiciables à la santé, dès lors qu’ils entraînent une rupture de soins ».

Né aux Comores, Antoisse Ousseni a servi quatre ans dans l’armée française. Deux de ses enfants ont un passeport français. Mais la préfecture refuse sa régularisation au prétexte qu’il ne peut justifier d’une entrée légale sur le territoire. Le vieil homme se terre donc dans le « banga », une cabane de tôles et de planches surchauffée, où il réside. Pourtant, il souffre d’hypertension. « Quand je vais à l’hôpital, je dois faire attention à ne pas être poursuivi », se désole-t-il. Un accident vasculaire cérébral, la semaine dernière, l’a conduit tout droit aux urgences. « Des cas d’hypertendus qui font un AVC et qui se retrouvent hémiplégique, des diabétiques non contrôlés et qui risquent de devenir aveugles à quarante ans, on en a plusieurs », témoigne-t-on à MSF. « Le soir, on nous amène des bébés qui ont eu 40 toute la journée », rapportent pour leur part les médecins urgentistes de Mamoudzou. Cet afflux de patients après 19 heures n’est pas rare : à cette heure-là en effet, la police aux frontières a fini sa journée de travail…

Hugo Lattard

HUMANITE.FR

Par HUMANITE
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Mercredi 14 octobre 2009

On ne compte plus les naufrages de kwassa-kwassa, ces navires de fortune qui opèrent la liaison entre l’île d’Anjouan et Mayotte. Avant-hier encore, ce sont 7 personnes qui ont péri dans les eaux qui séparent les deux terres.

Une fois de plus, rien n’a été mis en œuvre pour prévenir cette tragédie, alors que seulement 70 km de mer s’étendent entre les îles. Ce nouveau drame pose une fois encore la responsabilité de la France.

La France à l’origine du drame.

Il faut rappeler que la présence française à Mayotte est contraire au droit international, l’ONU ayant confirmé à plusieurs reprises l’illégalité de la séparation de Mayotte de l’Union des Comores. De plus, les autorités françaises ont créé elle-même la situation actuelle, en imposant en 1995 un visa – dit "visa Balladur"- aux ressortissants comoriens désireux de se rendre à Mayotte, contraignant ces derniers à recourir aux services de "passeurs" pour rendre visite à leurs familles, ou à se livrer aux activités d’échanges traditionnellement très forts entre les îles.

La France a donc l’obligation minimale de veiller à ce que les contradictions qu’elle a créé par ses agissements cessent d’être à l’origine du véritable massacre qui se déroule chaque année sous les yeux des autorités républicaines en place à Mayotte. Or, ce sont chaque année des centaines de personnes qui succombent dans le bras de mer de la honte… Sans que des moyens humains ne soient investis pour apporter une solution au problème.

 

Geoffroy Géraud

Source : TEMOIGNAGES.RE

Par TEMOIGNAGES.RE
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Mardi 13 octobre 2009

En tout, 33 sièges de députés sont à pourvoir, dont 24 seront élus au suffrage universel direct. Les neuf autres seront désignés par le conseil de chacune des trois îles de l'Union, Grande Comore, Anjouan et Mohéli.

Les Comoriens sont invités aux urnes le 29 novembre pour le premier tour et le 13 décembre pour le second tour afin de choisir ses députés et ses conseillers des îles. L’ouverture de la campagne électorale est fixée pour le 7 novembre prochain.
La fixation de ces dates était attendue depuis un moment. Les partis d’opposition voudraient se rattraper du sérieux revers qu’ils ont subi pendant le référendum de mai dernier.

Le président Sambi et son gouvernement de leur côté comptent sur ces assemblées réunies pour prolonger son mandat. Le dernier référendum attribue à ces assemblées la responsabilité de fixer la date de l’élection présidentielle de l’Union, couplée avec l’élection des gouverneurs.

Cette année, le code électoral est révisé par ordonnance en l’absence d’Assemblée nationale justement pour légiférer. La nouveauté : les membres des assemblées des îles élus à un tour seront désormais appelés conseillers et ne seront payés qu’en cas de session.

Mais des craintes subsistent sur la tenue de ce scrutin. Le budget de ces législatives est estimé à plus d’un milliard de francs comoriens. Le gouvernement se dit capable de financer seulement jusqu’à 10% de ce budget

 

Source : RFI

Par RFI
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Jeudi 8 octobre 2009

Est-il possible qu'on les ait oubliés ? Est-il normal que le crash de l'avion de la Yemenia Airways du 30 juin, qui a endeuillé toute la communauté comorienne de France, ne fasse pas davantage l'objet de curiosité, voire d'indignation dans la société française ? Et si cela arrangeait tout le monde - diplomates, marchands de voyages et d'avions - que l'accident de l'A310, dans lequel ont péri 141 passagers dont 139 d'origine comorienne, figure à jamais parmi les faits divers non éclaircis ? Le juge des référés au tribunal de Paris a accepté, mercredi 7 octobre, qu'une médiation judiciaire soit mise en place concernant les avances sur les dommages et intérêts réclamées par les familles endeuillées, celles-là mêmes qui veulent tant éviter que le silence ensevelisse la tragédie.

 

Car leurs questions foisonnent, leurs accusations fusent. Proférées parfois avec colère, parfois les larmes aux yeux. Sans grand argumentaire. Dans un immense désarroi. Ecrire que la plaie des Comoriens de France est à vif est un euphémisme. Dans les quartiers de Marseille, où avaient embarqué 61 passagers de l'Airbus, où vivent encore 80 000 d'entre eux, elle est béante. Avec, partout, cette impression d'abandon, de "lâchage" par le reste de la société française, nourrie à la fois par les deuils multiples au sein d'une même famille, l'accumulation de difficultés matérielles, l'obligation de se confronter aux administrations et l'absence de vraies réponses sur les causes de l'accident.

 

"Tout se passe comme si la communauté comorienne, réputée si discrète, devait avaler en silence le drame du 30 juin et ne pas déranger... alors qu'elle est paumée !, dit Marie M'ze, 39 ans, qui a perdu sa mère et son jeune frère dans la catastrophe. Si vous saviez sa détresse !" Ces femmes, dont certaines ne parlent pas français, qui se retrouvent murées dans leur HLM, ayant perdu leur compagnon qui avait un travail, remplissait les chèques, les papiers et faisait l'interface avec la société. Ces hommes qui ont perdu une épouse avec un ou plusieurs enfants et sont désormais seuls, face à des petits - parfois ceux de leur compagne disparue - et totalement paniqués. Engagée dans une association de défense des familles de victimes, Marie découvre "des maisons où les enfants ont faim, des foyers surendettés où personne n'a la moindre idée des démarches à entreprendre, des familles qui n'ont pas encore reçu l'acte de décès du père auquel vient d'être adressée une lettre de licenciement pour ne pas s'être présenté à son travail en juillet ; parfois l'apparition d'un deuxième voire d'un troisième foyer pour un homme disparu dans l'Airbus..."

 

La complexité des identités et structures familiales n'a guère facilité le travail des administrations dans l'établissement des actes de décès. Quel labeur pour établir les identités précises des disparus, notamment parce que plusieurs d'entre eux ne voyageaient pas sous leur vrai nom. Et quel embarras pour démêler les liens de famille, l'état civil comorien étant des plus sommaires, les couples parfois unis religieusement ou par un rite coutumier n'étant pas forcément mariés officiellement, les reconnaissances d'enfants ne suivant pas toujours la filiation classique, quelques hommes ayant plusieurs foyers répartis entre les deux pays.

 

"Ce n'est pas la France d'en bas, c'est la France du sous-sol, avec toute l'obscurité que cela peut engendrer", remarque tristement Ahmed Mohamed, président d'une association des familles, qui tente, de HLM en HLM, d'apaiser, expliquer, unifier une communauté traditionnellement éclatée en de multiples associations. Ici, l'époux, chargé de cadeaux et des économies de toute la famille, partait assister au "grand mariage" d'un proche, cette cérémonie traditionnelle qui propulse un homme parmi les "notabilités". Prostrée, dépressive, sa veuve suit le deuil dans un habit traditionnel, un enregistrement du Coran diffusé à fort volume dans un appartement où chuchotent quatre gamins. Il arrive qu'elle appelle Ahmed, le soir, quand il lui manque un peu de lait. Là, deux petits garçons veulent téléphoner à leur père au ciel tandis que le troisième affirme : "Papa savait nager. Il est sur une île, ou enlevé par les pirates, il faut aller le chercher."

 

Abandon par la communauté nationale ? "Sentiment d'abandon", corrige Ahmed Mohamed, qui reconnaît l'existence, dans la région de Marseille, de nombreuses initiatives pour aider les familles des passagers. La mairie par la mise à disposition de locaux et de logistique, le conseil général par la mobilisation, lors de trois jours exceptionnels, de tous ses travailleurs sociaux, la région par le vote d'une aide d'urgence de 67 000 euros pour les familles.

 

Et puis surtout l'association Aide aux victimes d'actes de délinquance (AVAD), membre du réseau national d'aide aux victimes (Inavem), et son service d'urgence, constamment en soutien des familles. Recensement des proches, visites à domicile, liens avec les caisses d'allocations familiales, la Sécurité sociale, le RMI, les employeurs ; aides en matière de logement, d'école, de centre aéré. "Ils ont empêché beaucoup d'entre nous de sombrer", reconnaît une vieille dame.

 

Ce n'est donc pas tant sur le manque d'aides matérielles que repose la suspicion d'oubli que sur le mystère autour de l'accident. Sur le silence des boîtes noires arrivées endommagées en France le 31 août, et sur lesquelles un travail délicat a dû être fait pour en récupérer les données et les rendre exploitables. Sur l'absence réelle d'explication du crash auquel n'a survécu qu'une adolescente, sauvée par un pêcheur, mais qui a dit avoir entendu des cris lors de sa nuit passée dans l'eau, accrochée à un débris de l'avion...

 

"Bien sûr, le Bon Dieu est souverain. C'était probablement leur jour ! Mais disparaître ainsi dans la nuit, dans la mer, sans que l'on comprenne comment, pourquoi, à cause de qui, de quoi, c'est juste inacceptable. On a le droit de savoir. Et s'il y a des coupables, ils doivent être punis." Elle se tient droite, elle est émue, Djamila Ali, 31 ans, qui, depuis des semaines, se débat dans le chagrin, les difficultés financières et les questions. Sa soeur aînée et son neveu étaient dans l'avion pour Moroni. Et ce ne sont pas les paroles du président de l'Union des Comores, M. Sambi, affirmant aux familles des victimes, deux jours après le drame, que "leurs disparus sont morts en martyrs, cela devrait emplir leur coeur de joie", qui lui apportent un soulagement. Au contraire

 

Quand elle rencontre d'autres jeunes femmes au sein d'une association marseillaise de victimes, les discours ont des accents de mutinerie. "Comment connaître la paix ?, demande Nadjati Youssoufa, 30 ans, qui a perdu deux frères et une soeur. On veut savoir pourquoi cet avion-poubelle pouvait encore voler ; pourquoi les secours ont tant tardé dans cette nuit de cauchemar où des passagers, à l'eau, auraient pu être sauvés. Il y a eu incompétence, non-assistance à personnes en danger. Et mépris pour nous tous."

 

Mépris ? Oui, mépris, approuvent d'autres femmes assemblées autour de Mariata Youssoufa, la soeur de Nadjati, dont l'association hisse le drapeau de la colère, nullement apaisée par la rumeur faisant état d'une erreur de pilotage. Mépris de la part de Yemenia Airways, cette compagnie basée à Sanaa, qui exploitait la ligne des Comores dans des conditions dénoncées en vain depuis des années et dont la communication avec les familles, depuis le crash, a été, selon elles, "lamentable". (Le Monde a tenté, sans succès, de joindre un responsable de la compagnie.) Mépris de la part des autorités des Comores, dont le mutisme et la responsabilité officielle dans la conduite de l'enquête continuent d'angoisser les familles. Mépris des cabinets d'avocats américains qui, dès le premier jour, ont accouru pour proposer aux familles désespérées leurs services, leur faisant miroiter des indemnités en millions de dollars, sur lesquelles, bien sûr, ils prélèveraient leur pourcentage. Mépris enfin du gouvernement français, ajoutent certaines, déçues que le président Sarkozy n'ait pas tenu sa promesse de recevoir les familles et qu'il ne semble pas vouloir exercer sur le Yémen la pression diplomatique qui leur paraît s'imposer. "Nous sommes français, pourtant !, proteste Nadjati Youssoufa. D'origine comorienne, certes. Avec des liens très forts avec nos îles. Mais Français. Alors, à l'Etat français d'être à nos côtés !"

 

Pour les familles, cet Etat a en tout cas un visage : celui de Christine Robichon, ex-ambassadrice de France au Soudan, chargée depuis le premier jour par le Quai d'Orsay d'assurer le lien avec les proches des victimes. Elle a multiplié les réunions, s'est rendue aux Comores, au Yémen, à Marseille, a reçu les associations, travaillé avec l'ambassadeur des Comores, tenu le plus possible informés tous les proches.

 

Mais les familles s'impatientent, convaincues qu'il est de l'intérêt des Comores et de Yemenia Airways de bloquer l'information. Elles craignent aussi que la menace d'annuler la commande de dix Airbus brandie par le patron de la compagnie yéménite, irrité par les premières critiques françaises, ne réfrène toute velléité d'enquête. "Trop de questions encombrent notre tête, note le vieil imam Danoun dans sa mosquée de la rue Gaillard. Cette communauté pacifique a droit à la vérité." Elle l'attend.

 

Annick Cojean

Source : lemonde.fr

Par lemonde.fr
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Mercredi 7 octobre 2009

Une médiation judiciaire entre les familles des victimes de l'accident de l'A310 de Yemenia, qui a fait 152 morts le 30 juin, et la compagnie aérienne yéménite sera mise en place pour examiner la demande d'indemnisation des proches des victimes.

 

Le juge des référés du TGI de Paris, saisi par les familles de huit victimes de la catastrophe, a donné son accord au principe de cette médiation dont les modalités seront définies lors d'une audience fixée au 16 octobre. Elle a également souhaité que la médiation soit élargie à l'ensemble des familles de victimes et non aux seuls requérants à l'origine de cette procédure.

 

La mise en place de ce dispositif a été proposée au juge par les deux parties. L'avocat des victimes, Me Yann Prévost, a souligné à l'audience avoir "senti la volonté réelle des avocats de Yemenia d'indemniser les familles", qui marque une évolution dans les rapports jusqu'ici conflictuels entre la compagnie et les victimes.

 

"Nous avons jugé nécessaire d'essayer d'apaiser les choses, la justice passe aussi par l'écoute", a expliqué Me Véronique Proix, représentant le cabinet d'avocats qui défend Yemenia. "Le rôle du médiateur sera de déterminer quels sont les ayants droit et ce qu'on peut leur proposer. Cela va prendre du temps", a ajouté Me Proix.

 

En attendant l'issue de cette médiation, les premières avances sur indemnisation, d'un montant estimé à 10.000 euros, devraient être débloquées d'ici une semaine, ont indiqué des familles de victimes en marge de l'audience. "Ces avances devraient dans un premier temps bénéficier à trois des huit familles requérantes, représentant les "cas les plus simples".

 

Des 153 personnes à bord de l'A310 de Yemenia qui s'est abîmé en mer au large des Comores le 30 juin, une seule a survécu, Bahia Bakari, une adolescente de 13 ans.

Les causes de l'accident ne sont toujours pas connues. Une enquête judiciaire est ouverte au parquet de Bobigny.

 

Source :Télélegramme.com

Par Télégramme.com
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EDITORIAL

COMORESplus, UNE VOIE VERS LA VOIX.

Votre organe de presse COMORESplus, est une voie tracée pour la voix. Lorsque nous nous trouvons dans ce troisième millénaire, personne de cette planète ne mérite pas l’exclusion. C’est un monde qui a besoin de l’unité, de la solidarité, de la persévérance et du respect mutuel. Ces facteurs permettent à l’avancement, vers l’horizon où nous tous avons besoin d’atterrir. Soyons unis pour unir, soyons unis pour bâtir car « Bora ndolendza wandru olimilia. Bora eka kalitsina wandru olimilia kalitsina wandru olamba pwapvwa, hana yengono, yokendjiya wandru ». Ce faisant, nous artisans de votre bulletin d’informations, COMORESplus, avons besoin de votre participation pour que cet édifice se maintienne vivant. Edifice dont les principaux piliers sont le courage, la volonté et la simplicité. COMORESplus, votre journal, est l’un des fruits cueillis d’une promotion qui a su préserver une amitié, une fraternité, une confiance, un respect…et établir une proximité permettant une solidarité plus active.

Nous ne sommes pas sans savoir que celui qui œuvre pour le développement, il est comme s’il marche sur des épines et un brouillard. Mais contre vent et marais, nous placerons l’appât à l’endroit idéal pour que nous ferrions un squale au fond de la mer bleue. Nous, jeunes artisans de votre bulletin d’informations, COMORESplus, sommes responsables de nos lignes qui vont paraître dans ce périodique. Ce qui fait qu’aucun article ne verra nos colonnes sans qu’il soit soumis aux conditions établies par la loi médiatique et examiné, avant sa publication. Les diffamations, les propos raciaux, les atteintes à la personne, les insultes…tout acte de nature à salir ou nuire une personne, n’a aucun droit de paraître sur les colonnes de votre COMORESplus. Cet organe est là pour vous informer et pour que chacun de vous l’alimente. Une porte ouverte à tous, sans distinction aucune, dans le but d’assurer l’expression libre. Chacun de nous doit, donc s’y exprimer librement et démocratiquement.

COMORESplus, est un bulletin d’informations.

COMORESplus est un bulletin d’informations qui traite divers sujets. Il est veillé dans ce monde de politique, d’économie, d’environnement, de culture, d’urbanisme, d’éducation…en somme de développement. Oui, il fait sa parution sous forme de blog. Mais, c’est après avoir jugé que c’est le moyen le plus rapide pour pouvoir vous informer à temps, dans la société mouvementée où nous nous trouvons. Dès que l’information est à notre su, nous ne manquerons aucun moment de vous mettre ajoure afin que vous soyez bien éclairés à temps comme nous l’espérons et chacun de vous le désire.

Lectrices et lecteurs, votre organe de presse, dispose de la souplesse. Alors vos critiques, vos remarques, vos suggestions…seront les bienvenues et seront accueillis avec mérite et considération. Nous sommes convaincus que, ces derniers sont quelques uns des grands éléments qui favorisent le développement. Nous sommes en outre convaincus que vos remarques et vos critiques seront celles constructives…pour permettre à l’évolution de la voie vers la voix. Tout le monde peut emprunter cette voie car elle est pour tous sans aucune distinction. Pour une expression libre, la voie est libre.

Pour finir, COMORESplus n’est au profit de qui que ce soit. Il n’est à la Mercie de personne. Son but est d’unir les Comoriens et les amis des Comores dans une bonne zone de convergence, pour pouvoir participer au concourt de ce XXIè S. Tout le monde est libre de monter son opinion sur ses colonnes afin que la démocratie et la liberté puissent avoir leurs vrais sens. Une équipe bien avertie, on vous assure donc ceci, « siwalozi kariri vumbi, kariri dudja lamasihu, ko wadire orudza mbwani, shi yingu karandiha nguo rarudi ». Donc c’est avec grande persévérance que nous administrons COMORESplus, dont nous espérons une longévité aussi rayonnante et séduisante. Nous savons très bien que la bonne réussite est celle que l’on partage. Alors partageons celle-ci car COMORESplus, est une réussite indubitable.

Merci.

La Rédaction

Aswili ya Mbae Trambwe

"Aswili ya Mbae Trambwe"
Hatsangaya harimwa ze hinya ntraru za Ngazidja. Mbae wahahe ya zaya Mdzadze wa hahe, ye Mu Mbadjini. Yado parwa Msafumu wa Mahame. Ikao harumu ye Mbadjini. Yapvo uo ndo upande wahe ye inya Mdombozi. Koko wahahe ya zaya Mdzadze wa hahe, ye Mu Itsandraya, homdjini Ntsudjini, yado parwa Wabedja seha laDjumbe. Basi baada ye ndola ya Wabedja Seha laDjumbe na Msafumu Wa Mahame, pvazalwa Mmadjamu wa Mdombozi binti Msa Fumu wa Mahame, ho Dahwa Singani Ntsudjini. Ola Mmadjamu ha lolwa ni Trambavu, Mfoma Mbadji, hau kori mbadjini yakana o uziwa wa hahe iho Simbusa harimwa yelebavu la Pimba. Pva zalawa Fumnau wa Kori Trambavu, harimwa yen dola iyo.

Muda upviri ola trambavu hatowa ye mbaba wahe Mdrumshe wa hahe, Msa fumu harimwa o ufoma Mbadjini. Zizalisa mtsindziho wahe ndola ya hahe na Mmadjamu. Mmadjamu wa Mdombozi halolwa hankado yapvili ni Mlanau, ikao hakaya Nfoma Bambao, nana Ntibe Mgazidja na Mwali. Ntibe hado djulwa Ha dzina la Mlanao wa Aziri. Ola Mmadjamu harooha hodahoni ya zaliwa, pvo Singani Ntsudjini hadja ha yenshi pvo Kapviri djewe Ikoni, djumba la yezi lahe Mdru mme ya mlola Ntibe Mlanao wa Aziri.

Baada yapvo, pva zalwa Trambwe wa Mlanao, mwanashe wa Fumnau wa kori, ikao Fumnau woyi habaki Itsandraya, harimwa o uziwa wa koko wa hahe, Wabedja Seha laDjumbe, Mfaume Wa Inya Fwambaya. Hayizo, Mbae Trambwe, Mdzadze wa hahe ye mu Itsandraya homdjini Ntsudjini, Mbaba hahe ye Mbambao ho mdjini Ikoni. Ikao woyi Trambwe hazalwa ho djumba La ufaume lopvo Kapviri djewe, pvo Bishioni, harimwa ye karni ya kume na nfukare.

SAID YASSINE Said Ahmed


"Trambwe : Nanga Idjumba hau Mtsimbili"

Mmadjamu wa mdombozi, binti Msa fumu wa Mahame ramba ye Mtsudjini, yazalwa hodahwa singani. Yakana wana wa yili, yikao, ndoyi Trambwe na ye mhuu wahe Fumnau wa kori Trambavu Mfoma Mbadjini. Ha besheleya, Fumnau oyi, yemdzadze mdzima yena Tambwe sha Mbaba tsi mdzima. « Mtsantsauo ndomwandoni mwehadisi ». Imma oyi mhuuwahe, hakaatsi Ntsudjini oha mdzadza hahe. Naye haka kori wahe Itsandraya, wakati ikao ye mbaba nkabu wahahe, Ntibe Mlanao haka huruma yelesiwa. Baada, yapvo pvadja umani bayina ya Fumnau na Mlanau, mbaba wa Trambwe, wa andisa yentsi ya washili. Hapandza yentsi yinu kayidja kana mfaume wahu yiruma, Mlanau hapanga djeyishi yende ya irenge. Imma ola Mwana nkabu wa hahe hamkinyume hankodo ikao ikaya ndziro kabisa. Ezentsi za panga ye hinya Matsa-Pirusa neza panga ye Hinya fwambaya zindjilana hankodo, yawana yiho Dimani na Washili. Imma, masudjaa wa yili wa Bambao, wazalihani homdjini Ikoni, Djumbamba Mlanyama na Hamadi Bakoo, baada yeramli yamba wotsi wa henda honkodoni, o usiku wa hao udjandziha wafia Dzahani la Tsidje, esababu, wadharaulwa, nowananyao wakahenda Washili, ha ufumbwa ledzina laMapaha Msindzanu. Baada owafati uhondro Ntibe Mlanau iho Washili na Dimani, ha cililia yenkodo, haninka Yemna nkabu wahahe o ushindzi, haredjeyi Bambao. Fumnau hamiliki ye Washili. Imma ibaki yahukaya kapvatsi mwana wamaha ya huruma yenzi hunu Washili, hau mu Hinya Fwambaya omuda wuo.

Trambwe Mfoma Washili

Zinu zisababisha Omwendo Ikoni wa Fumnau ili yatsahe ye Mwanashe wahe, Trambwe Mzalihani pvo Kapviri djewe imma mwana mu inya Fwambaya hohusheni hahe, yende yatawalie ye Washili. Holiho ye Mfaume, Mzalwa ha faume. Zinu ndezadjana o upvandzi wa Mdzadze Mmadjamu wa Mdombozi unu : « 1. Asubwihi, owakati mdru yaswaliyo. 2. Ritruhua rihelea Haigogoro. 3. Rihondro Habohoo mida yamaele. 4. Ritswenda ridiriki pvo Shangani. 5. Basi pvo renda hata pvo Fukuni mwa mwendzu .6. Pvo bariza ha Hiko sha mdrunda. 7. Tsamba kaya djo wandru nawe kaya djao. 8. No ngotso djuwa owandru ni wambao. 9. Tsola mafa ya karibu mwaho. 10. Ka dja mbeu walima wa hutsahe. 11. Ka dje mbeu mwinyi na imea Pimba. 12. Bayio ndio na vuna shihwi. 13. Tsivunu djana tsi kaatsi yi randje. 14. Pvoho ripve dja Sheha madume maswa. 15. Waho rihe utsahe ndze ki trotro… ». Baada hende Washili, hakana makazi muda Ikoni, muda Kwambani. Zinu zizalisa yeledzina la Idjumba-Nanga. Ikoni yehambwa Idjumba, Kwambani yehambwa Nanga. Imma eledzina la Mtsi mbili, ndapvo ya zalwa ni Mdzadze mu Itsandraya na Mbaba Mbambao. Pvanu ndo pvakahudja, Trambwe Mfoma Washili. Yemu Inya fwambaya yaruma yezi ya Inya fwambaya. Imma pvapviri Trambwe zindji ikao zotafauti. Na Trambwe mwinyi ye Aswili yinu. Mengoni mwizo : Trambwe wa hinye, Trambwe wa Mhama dume wa mwendzu, Trambwe wa Habadi…zapvira kabulia ya Mbae Trambwe, wamzalihano wa Trambwe Mlanau.

SAID YASSINE Said Ahmed

 

Aswili ya Kalima

«Nyao modja seo modja néhé nabwe»

Yikaya ndo wakati ye ngome ya fumbuni yaka huwahwa. Bahi pvohari yopvo, harimwa zehazi, baada kapva djakaya Mlingo, mdru haka hurwawa no ralwa hata wa hondre wo mwiyano wa hukaza lebwe hau yentsahaya. Imma hayina, yanikiwa yeka ndelebwe hau ye ntsahaya, yelemewa ngutso cililia hata lidjo uwa ola ya mrdwawa hau yarwawa yeya mdrwawa. Holiho, ndeze nyafati zindji zaka hudjiri harimwa yehazi yinu, ye mwalimu ha hondrwa, naye haheza hamba hukaya: « Nyao modja seo modja néhé nabwe ». Mfaume hoyelewa, hayina mdru haka huralwa ne mwananya badala ya mdru mdrwadji. Basi yeka ngena lila bwe, hau yila ntsahaya, nguzi hezo shakatsu zicililia, ha uhara yatsidjo uwa ye mwananya wa nyao modja, seo modja. SAID YASSINE Said Ahmed
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« NGARIDJO HU REHEMU HUDJADJI»
Woyi mfaume yaka ye zama. Hakaya wapeu halisi. Kombi yatsu renda. Usiku mengoni mwa usiku, hapviri mbebeni mwa msihiri wakana darasa, ha ishia ye fundi hamba hukaya haina mdru ya rehemlwa ni wandru mengo mine, papvo nge mdrwa mbepvoni. Wakati baadia...hasihwa ne lekongoo lahufa. Ha amabia ye mwana hahe ikao nde udjoka hu renga oufaume yeka hafu, hukaya: « Mwana hangu, eka tsifu ngamwandzo ye djanaza idjoka huni pvinga itsi wehe hwenda homazamoni.Ye lebamba na litso nyongoa hata homazamoni ».
Na ledaho lahahe ngilo harumwa zitsoo.  Basi baada hafu, ola mwana ha amrisha ye ma djeshi wa puwe haina nyumba yilio ho sooni hula hata hu waswili homazamoni ili ye djanza yitsi djo weha. Basi pvo ye maiti yaralwa, owandru wareme she idumbio, na hupvanga:  « Mgu na mrehemu hudjadji ba haka hayi haina yaka hurenda sha rikana pvolala. Kadjaparo ripulia ze nyumba. Na Mgu na mtrie mdroni ye mwana hahe ye mdru ya ritoolea opvolala». Basi izo ndezilio ho masiwani. SAID YASSINE Said Ahmed

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« Mdranda Mbamba Hambu na Bambao Nkonyo ndzima »
Ye aswili ndayinu : « Bambao yika hu yenshi ntsaha nkavu. Ye mfaume yaka Bambao omuda uo, ha ongoziwa dalao nimwalimu ya fanye. Ne ledalao ndalinu : ndo henda yatsahe daba na mwendza ankili yawa trie hokooni mwa yenguu ya Ikoni, hata ye baada swala yahe djumwa wadje wapulwa yezitswa, yedamu isekulwa harimwa ye mabavu. Na yeudjoka hushompelea ya kae mtsi mbili. Mfaume ha hundru wala wandru ha watria hontisi mwe nguu ya Ikoni. Mahala yambwao nguu ntsini, hata baada yeswala yahe djumwa wadje wa tsindzwa. Pvohari yapvo ola mwendza ankili ha andisa ulila, ola daba gutso tseha nahula haina ya ninkiwa. Hauzisa yemwananya zabari ya lilao. Pvahe hamdjibu na humweleza yezi djoka huwahunda. Banda ndayapvo ola daba hamba izo tside zidjo hudjiri, imma ye mwananya kadja kubali yashindiha ha humdharau holiho yedaba.  

Owakati udja, watoolwa hopangani, wapatsiwa shahada imma ola ulo daba ha ambia mfaume hukaya, owandru wambiwa uwatsahe tsi ndasi. Yizo mbuzi: yabwalala na yendza nyonga. Imma yeka hurenge wana damu hu wapuwa yezitswa, yapvo yenvuwa idjo hunya yio nvuwa ya damu shatsi ya madji. Ha imani Mfaume ha ishia hakubali. Pva rengwa yebwalala ne mbuzi ya nyonga zitsindzwa, yedamu itrilwa midrijoni, inikiwa mdru mu hambuu na bambao, hahimi harimwa lebavu la hambuu, mahala yambwao Nyumba djuu. Handisa randzi iho hudja Bambao, ye yeza ila azaima na hwamba : “ yehinya Bambao na inye na Hambu haukaya Mdranda mbamba Hambuu na Bambao nkonyo Ndzima”. Yentsihu ya pvili ye nvuwa iandisa hunya. Na iyo nde maana pva tsu paro lawa nvuwa Bambao na Hambuu. SAID YASSINE Said Ahmed

 
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