COMORES : LES PARTIS AU POUVOIR PROFANENT LE TOMBEAU DE LA REPUBLIQUE

Les Comores se sont réveillées, république. Et quand on a appris la signature du nouveau pacte républicain dont la coalition UPDC, les 3 CRC, dont celle d’Azali, la troisième voie de Boléro et le Radhi de Msaidié, le parti Orange… on voit la profanation de l’esprit républicain. On voit en outre, que le mépris au peuple comorien par ces arrivistes, laisse présager. Dans ce socle, se trouvent ceux qui ont disloqué l’archipel, avec l’institutionnalisation du séparatisme… donc les auteurs de la constitution de 2001, issue de l’accord de Fomboni. Une constitution, appauvrissant, car budgétivore dans un pays qui ne produit rien et qui se repose sur des aides étrangères.

Ces CRC, l’UPDC et l’Orange, comme tous les partis politiques veulent le pouvoir. C’est un droit. Mais consciente de leur pâmoison, cette coalition use son talent qui n’est autre que le trouble. La population comorienne est cependant, consciente de ces intrigues, même, si cette même population alimente ses propres malheurs par le vote de ces hommes.

« ngaridjo hurehemu Hudjadji »

Ce que les Comores vivent, ces derniers temps, est alarmant. Le mal est que les cinq ans de régime Sambi risquent d’être épongés des mémoires des comoriens par les intrigues de ces oppresseurs du pouvoir actuel, qui bafouent la loi et imposent un régime dictatorial. Un régime qui viole et le droit et l’homme à la fois. Sambi dont le régime est marqué par les maux les plus lourds qu’un peuple n’a jamais subi. Régime qui a dressé les comoriens, les uns contre les autres. Un régime durant lequel les détournements d fonds sont inestimables, et même à l’œuvre de ses deux anciens ministres de finances, en l’occurrence Ikililou Dhoinine, actuel chef de l’Etat et Mohamed Ali Soilihi Mamadou, actuel vice président en charge de finance. Ce régime au cours duquel, des morts des commis de l’Etat sur lesquelles on se pose toujours des questions. Ngaridjo hurehemu Hudjadji. Bref, un relais qui rassure.

Ce qui s’est passé à l’assemblée nationale des Comores, ou même depuis les élections de députés, est bien un signe d’un pays en voie de dévastation. Et les hommes sensés défendre la loi, et qui la piétinent ; la cour constitutionnelle, qui se transforme en inconstitutionnelle ? La validation des députés frauduleusement élus comme celui de Bambao, celui de Moroni Sud… l’invalidation des conseillers de Ndzuani… juste pour arriver au secours du régime défaillant, montre combien cette cour est illicite. Et le serment que ses hommes ont prêté ? La responsabilité du désordre de notre pays est partagée entre le régime, le chef de l’Etat et la Cour que j’ose qualifier d’inconstitutionnelle. Ce cheval de batail, des régimes en place pousse le pays vers l’instabilité totale.

« Un peuple méprisé par le pouvoir »

Le vendredi 3 avril 2015, a eu lieu l’investiture de l’assemblée nationale. Et c’était une scène spectaculaire au palais de Hamramba. Les hommes du pouvoir au mépris du peuple, leur arrogance de rejeter le choix de ce peuple qui a fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui, sont cautionnés par le chef de l’Etat lui-même qui fait semblant d’oublier qu’il est chef ou d’ignorer qu’il y a un Etat. La séquestration de certains élus, le détournement de la date du report de la séance, le choix minoritaire mais adopté par le président de la séance par intérim… sont des manœuvres pour rendre le pays ingouvernable par ces intrigants qui ne peuvent rebondir que suite à des désordres. Mais toujours la population a compris et elle ne tombe pas dans le piège, de descendre dans les rues pour légitimer un ancrage ou une prise de pouvoir par la force.

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

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