MAMADOU, LE CANDIDAT DU CHAOS ?

Je suis de plus en plus étonné de voir que Mamadou demeure de plus en plus dans l’opinion publique comorienne. Mais cela ne choque personne car nous sommes dans le pays des paradoxes où l’impossible et possible. J’ignore si la plupart d’entre nous le connaisse,  surtout la jeunesse qui le soutient aujourd’hui et qui s’affiche avec fierté sur les réseaux sociaux avec le slogan  nous sommes « la jeunesse Mamadou ». Mais le peu que je connais sur cet homme, je me permets de dire qu’il l’un des acteurs de l’histoire noircissement sociopolitique des Comores.

« Poumon de l’économie des Comores depuis plusieurs décennies »

Agronome de formation, il a été nommé à la tête du Centre Fédéral d’Appuie pour le Développement Rural (CFADER) aux années 80. Ce programme a été créé pour booster l’agriculture comorienne après une régression notable de ce domaine.  Mamadou a été censé diriger ce département et proposer des solutions pour que le pays entre dans une phase d’agriculture vivrière intensive. Il a été le plus à même à être le chef de ce projet vu qu’il relève de son domaine de compétence, l’agronomie. La suite ; un échec et même professionnel pour Mamadou. Il serait intéressant de savoir pourquoi ce programme fût-il un échec. Mamadou a-t-il été incompétent alors que c’est son domaine de compétence ? Ou un vol organisé des biens de l’état ? Cette dernière assertion semble être la réalité, car ce qu’a produit Mamadou est cents fois moins que l’argent investi, donc le résultat attendu par les organismes internationaux.

Pourquoi un vol organisé ? La réponse est claire et nette. Si le pays a été dirigé par des hommes dignes Mamadou devrait être entendu, traduits en justice et même être exclu de la scène politique. Mais hélas, ce qui est considéré comme un échec et un vol aux yeux des vrais professionnels fût un succès pour ceux qui l’ont nommé Directeur du CFADER. Un bon élève qui a su répondre aux besoins de la mission qui lui a été confiée. Remplir ses poches et celles de ses maitres. Outre appauvrir le pays, fait du frais à ses Maitres d’ailleurs monde.

Comme dans chaque entreprise, chaque mission réussie mérite une bonne récompense, dans la mafia comorienne Mamadou a été converti en un incontournable économiste afin d’assurer sa fonction de voleur de biens de l’état. Quelqu’un qui n’est pas capable de prêcher dans son église, peut le faire ailleurs ? Comment a-t-on pu donner confiance à une personne qui a déjà échoué dans son domaine ? Je sais bien qu’il n’est écrit nulle part qu’il faut avoir un diplôme en économie pour occuper la fonction d’un ministre chargé de l’économie, mais il y a besoin d’un strict minimum de connaissances et d’honnêteté en la matière.

En France, Jérôme Cahuzac , ancien ministre de l’économie du premier gouvernement de François Hollande est un médecin chirurgien de formation. Il a brillé dans le domaine de la médecine et la santé, et son intégration dans le monde politique fût un succès. Ce succès est dû à sa grande culture générale, plus poussée en matière économie où il a su le démontrer devant tous les membres de son clan politique dans l’assemblée nationale. C’est ainsi qu’il méritait l’attribution du poste de ministre qu’il a occupé avant de démissionner suite à des accusations de blanchiment. Malgré son erreur Il reste un modèle pour les français en matière de conversion professionnelle politique.

« Et si l’on parle de cette éternité dans l’argent du pays »

N’est-ce pas lui avec le Président Taki qui nous ont vendu le projet ou rêve « rehemani »  qui s’est vite transformé en cauchemar ou « Mdroni » pour les comoriens ? Il parait même que c’est dans ce régime Taki que Mamadou fût le pionnier du projet vente de la citoyenneté économique, qui à l’époque été un projet méconnu pour les comoriens. Malgré la fortune amassée, les Comores ont connu à cette époque une descente aux enfers caractérisée par le manque d’électricité, d’eau et les grèves perpétuelles des fonctionnaires qui comptabilisaient plusieurs mois d’arriérés de salaires.

Ç’en est pas fini avec la saga Mamadou, car il devint ministre de l’économie de l’ex président Sambi en 2006 qui fût le moment opportun d’achever son projet de vente de la citoyenneté économique appelé communément « citoyenneté de la honte » ce qui va de pair avec sa personnalité. Mais quand même fauché à nouveau, il rebondi… élu député avec l’argent de la douane comorienne, sous la couleur de l’UNDC au réseau Kiki sans compter. Après le règne de Sambi, Mamadou a pu rester indestructible sur la scène politique et est devenu Vice-président chargé de l’économie dans le gouvernement de  docile, Mr Ikililou au cours duquel il aurait vendu le projet d’exploration du pétrole à la  société anglaise Boulmining, alors que ce même projet aurait été vendu préalablement par lui-même aux iraniens lors du mandat de Sambi.

« La sueur du peuple »

Mamadou s’est enrichi et est devenu milliardaire. Lors de son dernier voyage à Paris à l’occasion des dernières législatives, il aurait proposé une somme de 100.000,00€ à un village de hamahamet, sa région d’origine pour la construction d’une mosquée et en contrepartie les électeurs de la commune en question devaient donner toutes leurs voix au candidat du parti au pouvoir.

Encore pire, sachant tout ce qu’a fait cet homme pour enfoncer le pays dans le gouffre duquel il se trouve aujourd’hui, certains hommes qui le soutiennent comme candidat potentiel aux présidentielles de 2016. « Innalillahi wa inna ilayihi radjiun-ho, trangani hufu mdru » : Comment peut-on élire président une personne dont toutes les accusations du monde et de diverses formes se reposent sur son dos ?

Hallucinant aussi. Et les jeunes qui soutiennent sa candidature, sont-ils conscients du gouffre où ils vont plonger le pays ? Oui, mais bon, c’est la politique de ventre.  Donc l’opportunisme assassin. C’est la cours vers les places et les billets de banque. Leur calcul opportuniste manque de logique, d’où l’état inconscient de la jeunesse Mamadou.

Boinseo

COMORESplus

 

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