UN SECOND ISSU VERS L’OCEAN ?

Ici, les autorités comoriennes notamment du pouvoir en place se préoccupent des luttes de places, et là, la fuite des cerveaux et la perte de l’avenir du pays s’invitent. Après les pertes perpétuelles des vies des comoriens, qui s’inscrivent dans nos eaux comoriennes de même par des kwasa-kwasa… à destination de Mayotte, maintenant les candidats s’inscrivent sur la page des eaux méditerranéennes. Et personne ne peut pretendre ignorer ce qui se passe à la mer entre l’Afrique et l’Europe. L’issu qui se trace en ce moment, comme seconde fenêtre, c’est la Tanzanie et le Kenya.

Peut-on donc s’interroger sur le travail des ambassades des Comores à ces deux pays. Peut-on parler des affaires qu’on peut qualifier de minimes ? Ces deux pays précités deviennent le triangle de passage vers l’Eldorado, donc l’Europe. La plupart des candidats à cette aventure sont des jeunes qui n’ont que d’yeux qui regardent ceux qu’ils n’en ont pas. Exposés sur une brulante lave de désespoir au pays leur. Pas de santé, pas d’eau ni électricité… un avenir attenté. Pourtant les hauts du pouvoir ont leurs vies heureuses tissées avec la sueur du peuple.

Pour l’occident, après Tanzanie et Kenya, l’Egypte est franchie. Puis la Turquie. D’autres se jettent dans des zones de conflits comme l’Ukraine, la Syrie et autres. Sans oublier ceux qui se dirigent vers les pays du Golfe, Emirats Arabes-Unies, Arabie Saoudite… où des travaux misérables, des souffrances et des paies à coup de lance pierre leurs sont réservés.

Selon quelques renseignements, lors des naufrages des embarcations en plein mer de la Méditerranée, certains comoriens n’échappent pas à la mort. Ils fuient la misère causée par les autorités du pays sur leur sol, et là, ils ne sont pas manqués par la mort. Oui « ndizo mgu ya ndzao ». Telle est l’expression naïvement magique des Comoriens. Le comble est que sans passeport ni rien sur leurs corps, ces comoriens prennent ces trailles vers la haute mer et si la mort les accueillent, ils meurent inconnus.

SAÏD YASSINE Saïd Ahmed

COMORESplus

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