LE PALAIS DE JUSTICE DE MORONI AURAIT ETE CAMBRIOLE

Il y a toujours des mystères au pays de Trambwe Mlanao. En vérité si ceux que nous vivons aujourd'hui font partie de l'histoire du pays de demain, que nous allons apprendre à nos enfants, ces derniers n'auront pas du mal à nous croire ? Un monde de mystère. Un service public… dans lequel des agents de sécurités qui veillent 24/24 h et 7/7 J serait vandalisé sans tambour ni trompette. Dans la nuit du Mercredi 4 Novembre 2015, le palais de justice de Moroni, aurait fait l'objet d'une scène difficile à croire. Trois bureaux dont le bureau du Procureur Général, Me Soilihi Mahmoud dit Sako, celui du Procureur de la République, ainsi que celui du premier substitut du Procureur de la République, auraient été cambriolés. Normal. Pas de panique. Cela n'empêche pas la terre de faire ses rotations coutumières, chez les comoriens.

Que dire de cette affaire, au moment où ce lieu plus que sensible n'échappe pas à la vigilance incessante de l'(Armée Nationale de Développement) ? Ni suspects, ni indices, ni moins de traces ne seraient pas portés. Mais pourquoi une telle affaire perd son sérieux ? Même si d'autres pourraient évoquer une cause techniquement juridique mais la cause pécuniaire ne pourrait pas être exclue… Dans les bureaux du procureur général et du premier substitut, une somme de 8.000.000 fc, aurait été encaissée. Et celle-là dans le but d'organiser les prochaines assises. Mais depuis quand un palais de justice joue le rôle du trésor public ou des banques ?

« Responsable mais non coupable ?»

Certainement, l'auteur du fait ne devrait pas être un inconnu de la famille du palais. Il devrait sans doute être au courant de la percée de cette « tune » au palais de justice de Moroni… Un sifflement ou intuition en magnétisme de pigeon ? Sans doute, les comoriens ont droit du mot des hauts du palais, sur ce fait. Le Garde des Sceaux, ministre de la justice… doit agir pour ses responsabilités, afin que le ciel s'éclaircisse. Et le ministre de intérieur, chargé des ports des plaintes, ne dit rien ? La gravité de ce fait ne doit pas laisser le pouvoir en place, notamment les autorités concernées dans l'opulence. A part la somme importante, qu'on a évoquée, il faut aussi privilégier l'hypothèse d'un dossier important qui pourrait s’évader avec les mains des ces individus. Ou que peut-on dire… au moment où les prochaines assises sont prévues avoir lieu très prochainement ? Peut-on parler d'une coïncidence ?

Ce qui paraît aussi bizarre, ce sont les pas glacials des malfaiteurs, qui n'ont émoustillé ni les agents de sécurités ni l'AND déjà sur place au moment du fait. Mais c'est au pays de « ndizo mgu ya ndzao ». Il y a peine 13 ans, le service des impôts de Moroni a été incendié. Aucune suivie ni enquête sur cet acte diabolique. Sinon quelques temps après, son directeur du moment… a eu une promotion après une formation de hautes études en Rhône-Alpes. Il y a moins de dix ans, La Direction Nationale de la Sûreté… a été incendié. Et l'affaire reste lettre morte. En 2011 un chevillé de cannabis avait été volé au parquet de Moroni, au lieu de mener une enquête sérieuse, les autorités compétentes ont fait recourt aux wa gangui pour faire découvrir l'auteur des faits. Et ces adeptes de BunKassim et Said Mna ngora n'ont rien dissimulé. Sinon ont mangé et bu.

Quand est-ce que nos autorités se rendront compte du danger sur lequel se repose notre pays, à cause de leur laxisme et leur dilettantisme ?

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

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