DE MAMADOU, ON NE VEUT PAS, MAIS RESPECTONS SON INTIMITE

Comme je n’ai de cesse de le requérir dans nos colonnes, il faut combattre nos politiques sur le plan des idées sans vulgarité ni impertinence. Nous devons parler de leurs bilans et du destin de notre pays, une fois ces gens élus. Donc contenir un peu nos impulsions pour éviter les atteintes à la personne, ça nous aidera beaucoup dans ce combat.

Nous sommes tous convaincus que la machine à informer a rendu l’âme dans notre pays. Les autorités ont rendu les médias inexistants. Cela a fait que nos murs de facebook, nos blogs, nos sites internet, autrement dit les médias communautaires, deviennent les seules centres d’informations à partir desquels, les comoriens et amis… de différents horizons se ressourcent. Et même nos bangwe ont abandonné leurs habitudes de place à palabres.

« Insultes vs critiques »

Certes, nous, comoriens n’arrivons pas à différencier critiques, dénonciations, investigations et insultes. Sinon, ceux qui nous poussent à qualifier nos politiques, de larrons, c’est bien sûr leurs mauvaises gouvernances et l’état pitoyable qu’ils ont rendu le pays aujourd’hui. Mohamed Ali Soilihi (Mamadou), depuis 1985 est ministre, et sans doute son bilan est chaotique. Il n’est autre qu’un élément à tout prix à barrer le chemin. Sa victoire c’est la disparition totale de notre pays de merveille. Mais, là, pour ce combat, il faut des idées, des arguments, quitte même à s’appuyer sur son bilan morose. Mais aller, jusqu’à toucher son intimité, c’est inadmissible, intolérable. Poliçons nos agissements. Les insultes, les abjections… envers Mamadou ne sont pas conformes ni à nos mœurs ni à notre éducation.

En matière de régression du pays, Mamadou a des semblables sans doute. Et ces derniers, par malice se couvrent dans sa peau. Donc, si on parle de politique, indexons la pauvreté du pays, le détournement de fond etc. Ne classons pas certaines affaires comme l’affaire intertrad de Mr Mchangama, Air Comores, opération riali de Mme Hadidja Aboubacar… pour ne citer que celles-là. L’affaire de Maitre Mzimba et l’EEDC-CEE, n’a jamais fait irruption dans nos consciences ni sur nos places publiques. Pourtant, cette affaire est bien suicidaire. Le passage de Raoul, Abou Oubeid à la douane des Comores, l’économiste Abdallah Msa, Antoissi Mohamed, Mohamed Djounaid… tous seraient devenus des milliardaires par la sueur du peuple sont soustraits de nos débats. Ne soyons pas amnésiques. Passons…

« Les délinquants politiques, il y’en a tant. »

Combattons Mamadou avec respect, politesse et faisons fonctionner notre éducation reçue de nos parents. Rejetons cet homme et ces hommes, parmi lesquels, Msadié de la SOCOVA, Abiambri de Comores télécom, Nourdine Bourhane de Handuli. Nous devons aussi nous poser la question sur le rôle d’ABOU Oubeid à Telma contre Comores télécom, en tant que chargé des dossiers lourds à la présidence en n’oubliant pas son passé. Député Issa Soulé et l’affaire, il se pourrait de faux-billets et l’achat d’un avion qui n’a jamais quitté le sol ne doit pas lâcher nos mémoires. Ikiliou, Ahmed Abdallah Salim et les deux milliards des SCH. Donc, il y a beaucoup à combattre ces hommes, notamment Mamadou, l’homme des Comores noires, sans toucher l’intimité. Oui, on peut s’acharner sur lui, comme il s’acharne sur la population comorienne. Comme il ne cesse de creuser le fossé pour enterrer si profondément le pays. Mais en bons critiques, et en bons investigateurs. Les plusieurs centaines de millions de la BAD pour l’électricité des Comores, la vente ambulante et continuelle des passeports comoriens aux pays du Golf, passeports qui partent en milliers et milliers… tous, au compte du VP en charge des fiances, Mamadou.

« Et l’on déterre cette affaire ? »

J’ai du mal à croire que Mze Ali Bazi Selim, l’homme, parait-il au dossier FD, rebondit d’une manière iconique comme l’unique sage du pays. Il y a eu une question sur les jeunes de du FD, enfermés, torturés et même des disparus au sujet desquels Mr Bazi Selim devrait rendre des comptes ? Oui, Bazi est le doyen, c’est vrai. Il a commencé la politique en 1947, au côté d’Ahmed Djoumoi. Mais il y a trente ans, où sont Ali Adil, Gaya, Boinaid, Said Adam et autres ? Passons.

Enfin, j’attire l’attention aux autres, que si Mamadou trainent dans nos critiques, c’est Mamadou politique. Là, on ne parle pas de « mkatre wa bea ou Mbe ya himaya » pour qu’on soit taxé de maudit car on n’a pas défendu beau-frère. La politique c’est publique. J’appelle ceux qui ne comprennent pas, ceux qui poussent les gens de ne pas comprendre et ceux qui les exploitent contre nous autres, que l’homme politique c’est l’homme de tout le monde. Ne soyons pas damnés ou malaimés, parce qu’on a assisté ou porter critique à Mamadou.

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

 

Retour à l'accueil