FAHMI SURFERA-T-IL SUR LA POPULARITE DE SAMBI ?... PAS SUR

« Si Sambi avait le courage de se présenter comme vice-président de Fahmi, je voterais pour eux. Mais quel signe montre que Fahmi restera fidèle à Sambi ? Je sens le même scenario du fameux relais  Sambi-IKI,… » : déclare un inconditionnelle et fidèle de l’ex-président Al-Oustadh Sambi.

Un président ne s’improvise pas mais se prépare. Les Comores ont-t-elles besoin d’un Président par substitution ? Pas si sur, vu les enjeux et les attentes de la population. Soit Fahmi reste fidèle aux idées et aux discours « hypnotiseurs » de fundi et met en péril sa crédibilité, soit il reste fidele à ses principes. Ce qui est le divorce assuré avec Sambi donc c’est le scenario IKI-Sambi.

L’alliance Juwa/Pec comparable à une éventuelle coalition des Républicains/Débout. La République, qui verrait Nicolas Dupont-Aignan sauveur de Sarkozy en cas de disqualification de ce dernier au détriment d’un Jupé, Copé, Fion… A Nantes, Fahmi avait déclaré une fusion Juwa-Pec, qui n’a jamais eu lieu. Il s’est porté candidat à la magistrature suprême avec un statut d’indépendant. Qu’est ce qui se trame dans ce jeu de cache-cache à ciel ouvert ?

Avec cette forêt de parti politique, personne ne vote pour un parti, mais pour une personnalité. Sambi bénéficie depuis une décennie une popularité incontestable. Popularité en partie gagnée pour son côté prêcheurs. Beaucoup de nos parents et grands-parents voient comme un messie capable de transférer le « Karama », sur le sol comorien. Donc, joyau de l’océan indien. D’autre envoutés par ses discours fleuves aux promesses irréalistes. Fahmi surfera-t-il sur ces pratiques ? Ce ne sera pas un jeu gagnant.

Fahmi n’est pas Sambi, il doit replacer sa campagne sur son propre orbite et ne se laisser pas bercer par la popularité du Mollah. La politique n’a pas d’amis, pire encore dans un pays où chacun veut régner. Sa ruse a bien fonctionné en écartant un lieutenant de la maison Juwa du choix du Mollah, c’est un pari réussi mais qu’il reste sur ses gardes car sur ce chemin, il n’y a pas que des roses.

Enfin, qui va récolter les épines ? Le choix de Fahmi par Sambi n’est pas en tapinois chez les comoriens d’esprit. Et ces comoriens là, sont aussi d’électeurs. En tout cas, la mort du parti Juwa, s’il y a absorption de ce dernier par le PEC, est identique à celle du Parti communiste de Georges Marchais dans le cimetière du parti socialiste… impopulaire des années Mitterrand. Au revoir Sambi. 

Abdou Radjab

COMORESplus

 

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