LA CANDIDATURE DE LA DISCORDE

Après le putsch du Militaire, du sauveur de la Nation, et sa transition d'un militaire démocrate, Azali était aussi un "rebelle" unioniste contre les institutions notamment l'Assemblée Nationale. Qui ne se rappelle pas la période de conflit de compétence qui opposait Mze Soulé Abdulbak, alors président de l’île de Ngazidja et Assoumani Azali, chef de l’Etat comorien ? Dans cette période de conflit de compétence, les élus nationaux s'apprêtaient dans une séance à définir les transferts et attributions de compétences de chaque Île. Le régime démocraticomilitaire s'est réuni en état de crise pour prévoir comment boycotter la séance de Hamdramba, puisqu'il n'avait pas la majorité des députés.

Ce régime a estimé que l'élaboration des lois relatives à l'attribution et transfert des compétences de chaque Île, priverait l'Union des recettes conséquentes. Cela a fait que, le régime démocratomilitaire a concocté l'Opération Boycott Séance. Des jeunes sont mobilisés et envoyés au Palais du Peuple pour foutre le désordre. Dès l’ouverture de la séance, ces jeunes ont commencé à outrager les députés, donc une subversion. Par la suite, Hamdramba a téléphoné à la Police, mais le scénario a été tout prévu. Cette unité de police est retardée, comme le jour du cataclysme d’Ikoni du 23 décembre 2012, jusqu'à ce que la séance soit suspendue. Mission accomplie. Les jeunes sont téléphonés par le QG du Régime du sauver, puisque la police est en route.

Pendant ce temps, les autres Îles, Anjouan et Moheli s'approprient les Services Publics Industriels et Commerciaux et autres Établissements Publics. Brefs, tous ceux qui génèrent des recettes conséquentes. En Grande-Comore, un bras de fer entre Union et l'île, est instauré. Toutes ou presque les Sociétés, Services et Établissements qui se trouvaient dans cette île mère, sont réquisitionnés par le Régime, et sont déterminés par la force, compétences de l'Union. Peut-on dire que le putschiste-démocrate voulait être un Roi de l'Union ? Pourquoi avoir privé la Grande-Comore de ses ressources alors qu'il s'attendait à céder le pouvoir à la fin de son mandat ?

Récemment, l'occasion m'est donnée de dialoguer avec un des jeunes qui étaient mobilisés pour boycotter la séance. Je lui ai rappelé leurs erreurs du passé, donc se laisser emballer dans cette opération qui a fissuré l’élan de croissance chez les wangazidja. Il regrette mais il se justifie que la majorité d'entre eux ne comprenaient rien. Ils sont juste payés à mener une mission. Et maintenant que le régime democrato-militaire a terminé le mandat ? Rien que des les séquelles effroyables.

La Grande-Comore ne dispose de presque rien, qui peut lui rapporter des recettes et outils d'emploi. Les citoyens comoriens d’autres Îles s'approprient tous ceux qui se trouvent dans leurs Îles et envahissent Ngazidja pour s'en occuper ceux qui sont déterminés par le Régime democrato-militaire, comme appartenant à l'Union. Cet homme est de retour pour concourir aux élections de 2016. Il est soutenu par les biens pensants, son camouflé est redoré en col blanc, il est présenté en rassembleur. Lui qui a morcelé le pays par des calculs et l’aval des donneurs d’instructions… d’outre continent.

Mohamed Hadji

COMORESplus

 

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