LE CHAMPION EST DISQUALIFIE, SES FIDELES NE DIGERENT PAS LA DEFAITE

Très vite après le verdict de la cour constitutionnelle sur l’irrecevabilité de la candidature de l’honorable ustadh Ahmed Abdallah Sambi, président d’honneur du parti de l’unique Sambi, ce dernier a accepté la décision de la CC. Et il proclame Fahmi candidat officiel de son parti, même si quelques zigzag sont à prendre avec précaution. Une réaction rapide vue le combat mené depuis plusieurs mois sur sa candidature. En tout cas « karitsu menya ramli ya wandru ».

Nous autres nullards en droit, avions la conviction que leurs avocats avaient bien lu la constitution et les textes conformes. Nous étions convaincus que Sambi ira jusqu’au bout. Le minimum serait un recours afin que nous comprenions d’avantage cet « article 13 » ostentatoirement brandit partout où il allait. Une chanson reprise par ses affriolés. Hélas, comme si c’était préparé d’avance, le rideau est tombé brusquement. Et cette histoire fait encore et encore de bruit. Non seulement chez ses supporteurs mais aussi chez nous autres qui voulons comprendre les raisons du refus.

Nous lisons ici est là que cette décision de la CC risque de laisser des plumes bien nombreuses que celles de la période noire de notre histoire « le séparatisme ». Tout ça , c’est une prévision. D’autres se demandent si les autres iliens qui ne sont pas grand-comoriens mais qui y résident et voteront aux primaires de ces élections. Y a-t-il un comorien de là-bas et un comorien d’ici ? Beaucoup d’interrogation autour du rejet de la candidature de Sambi. La CC a délibéré par sentiment ou s’est appuyée sur la loi ? En tout cas l’élection du Maire de Moroni peut servir de support, en cas de besoin. La candidature de Sambi est-elle rejetée parce qu’il est anjouanais ou parce qu’il était déjà président sur le compte d’Anjouan ?  Et si c’était un autre anjouanais qui s’était porté candidat la CC invaliderait la candidature ? Peut-être non, car ceux qui sont comme Sambi, sont aussi  peu à Anjouan.

Une réponse de nos juristes, mais qui ont lu en profondeur la constitution, devraient nous éclairer afin de passer à autre chose. Que tout le monde se ressaisisse pour le bien du pays. Nous savons tous que la tournante n’est pas bon ni pour l’unité ni pour le développement de notre pays. Une tournante, issue d’une constitution budgétivore, dans un pays qui ne produit rien. Nous brandissons la stabilité à tout prix sans perspective d’avenir. En contournant la phrase du mois de JMA : « Si les Comores est en péril de justice, ne les divisons pas d’avantage ». Il est aussi à rappeler que cette stabilité n’est qu’un prétexte, donc un drap bien épais dans lequel, les artisans de la division se cachent.

Abdou RADJABOU

COMORESplus

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