COMORES, ELECTIONS 2016

Dans quelques jours, la population comorienne est appelée à voter pour les présidentielles et les gouverneurs des îles. Un acte citoyen important qui façonne l’architecture pour l’avenir des Comores. Chaque bulletin de vote compte, chaque bulletin est une pierre ou disons une poutre maitresse à l’édifice pour construction du pays. C’est le moment de choisir les bons éléments capables à relever le défi.

Depuis l’ouverture des campagnes électorales, nous assistons plutôt à des « Mashuhuli » à ciel ouvert, même les chansons sont au rythme du « wukumbi ». Difficile donc à faire un choix sur un candidat lambda. Dans ce cas de figure, je me base sur le passé, l’entourage directe des candidats pour me faire une idée des personnes et surtout les cases à cocher.

Ces hommes et mon bulletin

1 – Je ne voterai pas Bourhane Hamidou parce qu’il a collaboré avec les mercenaires donc manque de patriotisme. Son bilan et ses réalisations ne dépassent pas le Hambou et le budget pour la construction de la mosquée du palais du peuple serait le bienvenue ailleurs où les besoins se font pressentes comme l’hôpital, l’école, la culture etc. 

2 – Je ne voterai pas Mouigni Baraka parce qu’il est incapable de résoudre la crise des ordures à Moroni et n’en parlons pas à Ngazidja. Gouverneur, il s’est déphasé de la population en restant tranquillement dans son fief Itsandra. Il lui manque une proximité entre lui et le peuple et surtout son mode de gouvernance limite « baassiste » me fait peur. Hier nous avons vu son portrait sur les couvertures des cahiers de brouillon des écoliers de Ngazidja, j’ai peur qu’il érige son portrait ou statut en bronze à son effigie une fois Président.

3 – Je ne voterai pas Fahmi parce que je ne le vois pas réussir avec une équipe de bras cassés. Fahmi n’est pas mauvais parmi ces candidats, seulement il compose avec ceux qui nous ont menti hier. Sambi, Dossar, Sidi, Fouad, Ahmed Abdallah Salim… ne sont pas clean. Cette équipe me rappelle CGH, HSS, Fondation Fatima, Projet Habitat, Pavillon des bateaux, citoyen de la honte, Galawa, Yemenia… et les poses des premières pierres des différents chantiers qui n’ont jamais vu le jours, comme les ports de plaisance, le projet Corniche etc.

4 – Je ne voterai pas Ibrahima Hissani. Son discours je cite « je suis la seule personne capable de défendre les intérêts de Mbadjini » ne m’a pas convaincu ; Ce ne sont pas des élections communales. Le régionalisme de Taki nous a conduits nulle part.

5 – Je ne voterai pas Mamadou parce qu’il représente l’échec du pays. Il est le responsable de la pauvreté des citoyens, le désespoir et la corruption. Dire qu’il va continuer sur sa lancée n’est pas bon signe. Ce symbole de l’enrichissement personnel sur le dos des comoriennes et comoriens depuis plus de 30 ans n’est surement pas le messie.

6 – Je ne voterai pas AZILI. Je ne veux pas que notre pays soit un paradis pour le blanchiment d’argent donc stop à la circulation des faux billets. Le poste de Président n’est pas un Manya huli ou familiale. L’ingérence de sa femme dans les affaires d’état…inadmissible. Il s’est enrichi aussi pendant son mandat de Président donc pas de confiance.

7 - Je ne voterai pas Abdouloihab. Non merci. Ceci a fait un mandat obscure. Enrichissement de certaines têtes, proches, amis et autres. Homme de droit qui a ignoré la justice. Il devrait dire aux comoriens là où se trouve le goudron qui a été sensé réfectionner les routes de Ngazidja.

8 – Je ne voterai pas Achirafi Said Hachim parce qu’il est l’héritier directe de la ligne de l’ex président Taki Abdoulkarim. Ce dernier nous a promis de conduire à Rehemani, nous nous sommes trouvés au cœur du séparatisme, donc « Relehani ».

9 – Je ne voterai pas General Salimou. Son silence sur l’assassinat de Combo pendant des années, reste quand même complice.

10 – Je ne voterai pas Mohamed Daoudou Kiki. Ce n’est pas le moment ! Il devait consacrer son énergie sur Moroni. Être maire de la capitale est une chance considérable. Réussir la mission précitée serait un tremplin pour demain, hélas. Malgré le côté « sombre » à la douane, c’est un homme accessible et proche de la population.

11 – Je ne voterai pas Said Larifou. Je n’arrive pas à le suivre dans ses discours. Il a accusé Sambi de 1001 choses et est parti le rejoindre sans qu’il nous dise si ses propos étaient vrais ou faux. Créer des allocations sociales reste quand même du fantasme…et enfin il n’est pas un bon gestionnaire. Lui qui n’a pas pu gérer son cabinet d’avocat, je ne vois pas comment il va réussir à beit-salam.

12 – Je ne voterai pas Said Ali Kemal. C’est l’un des hommes watwaniya du pays, le seul qui a quitté un gouvernement à cause d’un désaccord majeur. C’est un homme honnête et loyal. Seulement le défi est grand ; il faut à la fois de l’idée et de l’énergie à le mettre en place. Ce dernier critère est loin d’être acquis. Je salue son courage et son dévouement pour la nation.

13 – Je ne voterai pas Mohamed Isimaila. Les politiques issus du FD nous ont toujours déçus. Et son départ de l’Arabie Saoudite est mystérieux.

14 – Je ne voterai pas El-Bak. Non merci. Il devrait dire aux wangazidja, où a-t-il trouvé l’argent avec lequel il a acheté plusieurs dizaines d’hectares. N’est-ce pas la sueur des contribuables ?

15 – Je ne voterai pas Said Ahmed Said Ali. Le parti Udzima symbolise pour moi, la dictature, mercenaires, jeunesse martyrisé…non merci. Un homme qui aurait été mouillé dans les affaires de détournements de fond sous Abdallah.

16 à 24 c’est après la pub !

Le Comores ont besoin d’hommes soucieux sans gesticulation ni belles paroles. Nous avons besoins des hommes et femmes proches du peuple, qui s’intéressent de nos enfants, de l’école, de la santé, de la ruralité et surtout capables de rompre avec les pratiques qui ruinent notre pays. La corruption, le manque d’une justice équitable, l’écart qui se creuse entre politique et citoyen sont les maux qui stoppent l’évolution de notre pays. Il faut oser le changement, un changement à la fois, de génération, de méthode et d’ambition. Contrairement à certains candidats, notre pays est riche, très riche. Nous avons une culture à protéger, une mer nourricière à bien exploiter, une faune et flore unique au monde à valoriser, enfin beaucoup de bonne chose porteuses d’avenir s’elles sont dans des bonnes mains.

C’est ainsi que pour le premiers tour des ces élections présidentielles et gouverneur des îles, je voterai et donne consigne de vote pour les candidats suivants :

- Mahamoud Ahmed Wadaane du parti RIFAID COMORES pour les présidentielle

- Othman Mohamed Elyas « Maalesh » pour le gouverneur de l’île de Ngazidja.

 

Abdou Radjab

COMORESplus

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