ELECTIONS 2016 : A TOUS LES CANDIDATS AUX PRESIDENTIELLES

Le bras de mer qui sépare Anjouan et Mayotte est devenu l’un des grands cimetières marins au monde. Chaque jour, nos frères et sœurs perdent leurs vies en voulant regagner l’autre rive, Mayotte. C’est juste partir de chez eux pour aller chez eux. Le constat est là, inutile de donner de chiffre ou des noms, tout le monde le sait.

Les comoriens délaissés par leurs gouvernements depuis l’accession des Comores à l’indépendance, qui sont logés dans la misère sociale: pauvreté, injustice, déscolarisation… n’hésitent pas à braver le danger et côtoyer la mort... avec bien sur le laxisme de l’État comorien donc une complicité. C’est inadmissible que gouvernement n’arrive pas ou ne fait rien pour protéger ses citoyens.

Je ne parle pas, sur cette interpellation, du contentieux entre Les Comores et la France sur la question de l’île de Mayotte. Uniquement, je m’interroge sur le rôle que devait jouer les Comores pour stopper ces drames à répétition dans les eaux comoriennes.

Depuis l’ouverture de la campagne, aucun candidat ne s’est exprimé sur ce sujet. Faudra-t-il attendre une solution diplomatique entre la France et Comores sur Mayotte pour qu’il n’y ait plus de mort ? Il est quasi impossible. Les inna lillah de tous les jours ne suffiront pas à stopper les disparitions perpétuelles, sans une réelle volonté sécuritaire du gouvernement comorien.

Y a-t-il parmi les vingt cinq candidats, qui ont inscrit cela sur le registre pour ne pas dire programme ? Cette question qui ne devrait pas être prise à la légère, est plus importante que celle qui suscite les ambitions d’être candidat, en cette période et qui n’est jamais été révélée, dont le pétrole.  

Abdou RADJAB

COMORESplus

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