MAMADOU : ET SI L’ON FAIT LA POLITIQUE SANS SOUILLER L’IMAGE… ?

Se comporter en responsable n’est pas chose difficile, si cela se conjugue avec éducation. Depuis l’annonce de la candidature de Mohamed Ali Mamadou aux élections présidentielles de cette année 2016, nombreux sont ceux qui rejettent cet homme sans bilan autre que le néant. On peut même dire avant. Dans les réseaux sociaux, des calomnies, des insultes et des caricatures compissaient son portrait peu reluisant. Et cela n’est ni responsable ni humain. Preuve d’immaturité de certains qui prétendent user de la démocratie, bien confondue avec anarchie.

Chez les comoriens, cet art est profané. Pourquoi, n’arrive-t-on pas à différencier critiques et insultes ? Aucune autorité comorienne, notamment politique qui est plus souillée que Mohamed Ali Mamadou. Battons-le mais avec respect et combat d’idées. Sinon, avec la manière dont certains font la politique aux Comores, avec certains usages des réseaux sociaux, il laisse présager un éther néfaste pour la politique comorienne. Battons le candidat de la discorde, sans salissure d'image ni persnnalité. .

Nombreux sont ceux qui ne partagent ni la politique ni l’idée ni les amis de Mohamed Ali Mamamdou, mais l’intimité est quelque chose de morale et de sacré. Elle doit être respectée. Battons-le politiquement, battons-le idéologiquement, mais évitons les salissures dans nos débats. Des attaques peuvent être violentes, parfois barbantes, mais sans les doser de manque de respect. Les insultes ne construisent pas une nation, les insultes ne font pas ni l’honneur ni la fierté d’un peuple. Chacun de nous a des défis à relever.

Donc, le bilan de Mamadou et ses complices ne doit pas échapper à nos vigilances à l’échange de l’impertinence. Oui, il y a 35 ans depuis que Mohamed Ali Mamadou est au pouvoir, il y a vingt deux depuis que Msaidié est sur la scène politique dont les efforts ne s’égalent même à ceux de l’escargot…, parlons de leurs bilans moroses sans insultes ni atteinte à l’intimité. Voyant les bifurcations vertigineuses qui se font par les autorités du pays, comme ralliements de second souffle… il est préférable que ceux qui ne se connaissent pas ne se battent pas en faveur de ceux qui se connaissent.

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

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