UN PAYS, UN DESTIN

Le savoir-vivre est une loi établie par la moralité.  C’est le fruit de toute une éducation, une vie. C’est une prise de conscience sur le respect des uns et des autres. Si tu respectes ton prochain, il t'en verra l'ascendeur. Le respect c’est une étoffe qui se tisse avec amour, par l’apprentissage de tous les jours. C’est une transmission des valeurs léguées par un ensemble d'individus, qui partagent les mêmes valeurs. On ne doit pas se tromper plus d’une fois même si on apprend aussi par ses erreurs. La droiture c’est un contrat moral fait par et pour soi-même.  C’est une manière de se comporter envers ses prochains. La façon de se comporter envers les autres est une des choses essentielles qui permettent aux hommes de se distinguer des animaux.  Nous on s’en sert des deux membres pour se déplacer les animaux des leurs quatre pattes pour le même usage. Je ne comprends pas que des hommes qui se disent civilisés puissent continuer à vivre comme des bêtes, vouloir imposer la loi de la jungle ; la loi du plus fort. Personne n’est parfait. Nous sommes tous vulnérables. Tout le monde a le droit de se tromper mais pas d’en faire de la tromperie   comme manie.

La bêtise immortelle

C’est vraiment triste de voir comment notre pays se positionne au rabais. Voir des gens soi-disant responsables agir comme des gamins, avec des faits et gestes qui les placent au bas de l’échelle, j’en reviens pas. On se dirait dans une basse cour ou à une cour de récréation dans laquelle des mômes . Nous avons vécu la bêtise, la plus lâche du siècle. Celle qui mérite la haute médaille du ridicule.  Un geste qui va sûrement rester dans nos mémoires et qu'il faudra un jour, ériger une statue pour illustrer ce faux pas. Une journée à ne pas mettre une croix. Il faut l'imprimer par des lettres capitales, pour que notre descendance puisse apprendre quand notre démocratie a été assommée. C'est un geste immature émanant de ces gens qui sont là sensé de protéger nos institutions. Au lieu de les sauvegarder, ils s'improvisent leurs bourreaux, leurs exterminateurs. Ces gens-là qui en général, devraient servir des bons exemples, car ils sont aux commandes de la justice de notre patrie.  Ils sont censés conduire ce vaisseau qui mènerait notre jeune pays vers les hautes audiences, tout laisse voir qu’ils ne vont pas faire long feu. Avec de  tels agissements, aurons-nous vraiment une chance dans les rangs de ces nations qui ont mérité leur place ? 

Une manie ?

Il faudra changer certaines choses des racines aux branches. L’erreur est humaine dira-t-on, mais en faire une pratique dans le quotient, « yapvo yohambwa hotrangani hufu mdru . J'auraisvoulu croire qu’après tout ce qui nous avons vécu, un jour du, on a fait le deuil. Mais aujourd'hui je n'arrive pas à comprendre que des gens pensent à accéder au pouvoir par les mêmes pratiques qu'on a tous bannies. Je suis dans l'impatience de voir le nouveau se lever loin des pénombres du doute que la CENI nous a pondues. Je ne suis pas partisan de personne. Je suis pour une démocratie d'une fluidité lucide. Alla Allah, Evitons le fameux 104% afin d'éloigner le moindre doute. Sinon « Hewe, hewe. Yelatswa djana tsinde lohutswa leo ». 

La responsabilité de la CC

L'avenir de notre cher pays est entre ta main Cours constitutionnelle. Quelle que soit ta façon et ta manière de compter les moutons. Soyons claire, sans partialité. Savoir que votre tâche dépasse les petits avantages personnels. Vous avez l'avenir du devenir dans vos mains. Surtout en ce moment le fer est chaud et vous êtes les éventuels forgerons. Il n'y a plus fort que le peuple. Même si le nôtre donne l'impression de ne rien comprendre, loin de ça. Nous sommes à l'état où il ne faut pas jouer avec le feu, sinon niet. Il faut que le pays aille de l'avant avec ou sans ceux qui représentent des enfreins. Quelle que soit la manière, si un avion prend son envole personne ne peut l'arrêter, pas même le pilote. Il a déjà mis les gaz. Les Comores aussi doivent croire en leur temps de gloire. Plus rien ne doit l'arrêter. C'est un bolide qui s'est dorénavant lancé, celui qui n'est pas du voyage, qu'il laisse passer l'espoir d'un pays qui s'éveil. Jeunesse Mamadou, Jeunesse Azali, Jeunesse Mouigni, quoi que vous soyez, il est temps que vous redevenez toute une jeunesse comorienne unie pour accompagner ce pays qui est la le vôtre. Sinon "yenyama ngedjo huliwa ni bundi"    

Pourquoi organiser des élections quand on n’y croit en rien ? Va-t-on encore tomber sur le fameux refrain « Narawaze ? » qui vivra verra. 

Laheri Alyamani

COMORESplus 

 

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