UNE BARBARIE A MUTSAMUDU-ANJOUAN, UN TUEUR PRESUME EST LYNCHE, MORT ET DECAPITE

Par SAID YASSINE Said Ahmed

Entre mœurs et justice, entre habitude et adoption, le peuple comorien se perd. Mais depuis des lustres, on est en quête de responsables. L’archipel des Comores vit depuis le matin de ce 12 juillet 2016, une image inhabituelle, qui ne lui est pas congruente. Ce qui s’est passé dans l’île d’Anjouan ce jour est contre les mœurs et la justice. Une situation horrifiante née d’une barbarie sans pareille. L’acte diabolique que le tueur présumé de Mme Néma Ahmed Abdou a subi à Mutsamudu dépasse l’imagination. Mohamed Abdou alias Branda a été lynché, décapité, et même morcelé comme si il était passé sur la table d’un boucher. Mohamed Abdou Branda, aurait violé et tué Néma Ahmed, originaire de l’ile d’Anjouan.

On se demande, « où se trouvaient les autorités judicaires, notamment locales ? » D’abord, un auteur présumé est un suspect. La culpabilité, c’est un procès qui l’établit. C’est un tribunal qui condamne ou acquitte un suspect selon les preuves soumises à examen.  Selon certains témoignages, Mohamed Abdou alias Branda, aurait été dans un premier temps, passé à tabac lors de sa garde à vue, suivi des tortures… par ceux qui étaient censés le garder et veiller sur sa sécurité. En attendant ce que le procès aurait tranché, Branda s’avérerait souffrir un trouble mental. Un mohélien qui serait parti  pour des traitements à l’île d’Anjouan. Avant de connaitre la peine réservée à un malade mental, dans une situation pareille, mais l’irresponsabilité des autorités judicaires notamment insulaires de l’île d’Anjouan est à viser.

« La complicité des autorités »

Certes sans procès Mohamed Abdou alias Branda, ne devrait pas être reconnu coupable. Les assassins, bourreaux éventuels, les bouchers sans scrupule qui ont décapité et trainé la viande hachée Branda, doivent répondre de leur acte. La justice comorienne ne doit pas laisser libres ces assassins en puissance. C’était aux mains des autorités judicaires de l’île d’Anjouan et de la gendarmerie que Branda a vécu ses derniers jours. Ceux-ci portent une grande part de responsabilité. C’est toute une île et tout un pays qui vivent dans la terreur suite à l’acte de bestialité de Mutsa. Cette barbarie commise par quelques anjouanais de Mutsamudu ne doit pas rester impunie. Dans un pays dit musulman et de droit, des actes atroces pareils ne sont pas à prendre à la légère.

Que s’est-il vraiment passé ? Il semblerait que ce soit sur les bancs des accusés que Branda, a été attrapé et jeté dehors. L’impuissance des autorités a été manifeste. La victime livrée en pâturage. Le palais de justice saccagé, des voitures incendiées, la route barricadée, Mutsamudu est devenue une ville noircie. Enfin pourquoi la population comorienne accuse un silence de la part du ministère de la justice et celui de l’intérieur ? Au moment où le Garde des sceaux se trouve à l’étranger, que fait le ministre qui assure l’intérim face à cette animalité ?  

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

 

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