DOMONI-MBADJINI POUR LE DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE.

SAID YASSINE Said Ahmed

Comme disent les vaillants pêcheurs d’Ikoni :« eya haraya hudji komelea ye nfi yahahe, yo huola ». C’est bien la théorie adoptée par la ville de Domoni dans le Mbadjini-Ouest. Qui des comoriens conscients, ignorant l’importance de cette ville et des localités environnantes au niveau du développement communautaire ? Domoni ville verte, ville de culture. Domoni ville nourrice et ville active.

Pour ne pas laisser tomber en ruine ces grandes valeurs, la ville de Domoni et les localités environnantes, ont jugé utile de les faire profiter à tout le monde. Toutefois, sans route ni liaion… ces localités sont coupées du monde comorien d’aujourd’hui, depuis plus d’une décennie. Ce bloc, abrite plus de 13000 hts, toutes générations confondues. Ce qui fait qu’une cagnotte est organisée par les acteurs des transformations de ce milieu, dans le but d’aménager les routes qui lient le nombre d’âmes qui s’y trouvent, au reste de l’île. C’est donc un projet de construction d'un tronçon de route… de deux kilomètres dont nombreux ont vu… comment avancent les travaux. Là, on parle de la construction de la route nationale 125, dont RN125.

A 37 km, cette zone susmentionnée est séparée de la capitale des Comores pourtant active dans le domaine d’approvisionnement. Une importante culture vivrière y provient vers le centre. Mais l’acheminement ne se fait pas sans peine. Sans doute les habitants de ce milieu, n’ont pas de cesse de construire ou reconstruire leurs routes, mais avec les intempéries, elles ne tiennent pas. Donc détruites. Les moyens ne se limitaient qu’au ciment et sable… Cette fois-ci, les habitants comptent réhabiliter à nouveau ces routes presque inexistantes et rangées dans les placards par l’Etat comorien, qui n’est présent dans cette zone qu’en cas de quête de bulletins. C’est ainsi que la route régionale reliant Dembeni et la zone susdite est tenue à cœur par la communauté de cette sous-région, donc à pied d’œuvre pour son aménagement.

Oui, cette affaire n’est pas une exclusivité des localités souffrantes. Ce qui fait que nombreux des comoriens, des individus comme des blocs, portent leurs pierres pour la montée de cet édifice. Il y a aussi la part des associations de la Communauté comorienne en France comme comme GULI L’ASPAFIA et WUMODJA… qui se mobilisent et organisent des quêtes, dont de collectes de fonds pour la réalisation de cet importante bâtisse. Si ce qu’il faut à l’homme est l’énergie, les habitants de cette sous-région remplissent leur tâche d’une façon aussi noble. Ce projet de 76000 € pour 2 km de route, est en grande partie réalisée, soit 1,2 km, dont le budget est 46000€. Les 800 mètres qui restent, doivent être réalisés à hauteur de 30000€. C’est bien ça la solidarité. On attend la réalisation finale, car c’est une réussite. Et la vraie réussite est celle que l’on partage.  

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

 

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