VISITE DU PRESIDENT AZALI EN FRANCE, UNE FAILLITE GENERALE

Par SAID YASSINE Said Ahmed

Mardi 4 octobre 2016, le chef de l'État comorien Assoumani Azali, a été reçu par son homologue français, François Hollande. Accompagné par plus de vingt personnes « en délégation » parmi eux son ministre de l’intérieur, celui des affaires étrangères, celui des finances, quelques uns de ses collaborateurs et des particuliers. Bien qu’il soit présent, le service de communication de Beit-salam a été comme un soleil d’hiver. Le manque de sa couverture médiatique et l’absence des médias français, ne sont pas bon signe. Aucune chaîne française même les plus standards n'a évoqué cette venue du chef de l’Etat comorien au pays de De Gaule. Mais quand même un exploit et un défit relevé chez certains. Fouler les allures de la cour de l’Elysée. Sinon, joli, était l’alignement de cette forte délégation, dans laquelle « vingt diplomates de haut niveau et des intellectuels… » sous les murs de l’Elysée, venue avec Azali car le débat est conçu si lourd et fructueux. Passons.

Beit-salam et sa panne de communication...

Trois acteurs officiels de la communication du pouvoir en place... faisaient partie de cette délégation et depuis trois jours, la venue d’Azali sur le sol français, est en secret soumis au serment par ses communicants. Aucun comorien n'est véritablement informé du but et de l’atteinte de cette visite à Pais. Et si ce n’était pas les quelques brèches de certains artisans du terrain, qui aurait été informé ? Quand la communication officielle du pouvoir, plonge dans un profond sommeil, les dires des uns et des autres, prennent le dessus et remportent. Heureusement qu’on peut qualifier ce silence de l’arrogance et non du dilettantisme. Arrogance car, profile-bas ne sera pas fait. Sinon les curieux ont pu interrompre les pas pressés d’un soldat, du chef de l'État. Et quelques questions à la convenance de l'enfant gâté, tombaient. Avec sa manière de parler, parfois dans ses barbes, le chef de l’Etat, Assoumani Azali a comme d’habitude, évoqué le « fond de commerce » des politiques comoriens. « L’île Mayotte », comme un des points composant leur discussion.

Seul l’Elysée qui a sorti un bulletin d’informations stipulant quelques points du menu de la rencontre, dont l’île Mayotte et la lutte contre le terrorisme, si ce n’était pas tous. Le manque du sérieux dans cette rencontre, inquiète plus d’un. Quand Azali a été interrogé par des commentateurs et quelques hommes de médias privés, aux halls de l’Elysée, ce dernier a montré que la question de l’île Mayotte est une question qui doit être gérée classiquement entre la France et les Comores, comme si c’était une simple affaire foncière. Tout ce monde qui posait en poster sous les murs d’Elysée pour, ça ? Mais pourquoi cet ancien, nouveau chef d’Etat a toujours la manie de jouer avec l’argent du peuple ? Une délégation de quatre ou cinq personnes ne suffirait ?

« Mayotte, l’île aux enchères… par Azali et Abdou Soefo »

Prêtant attention à la transposition du président Azali, à l’issue de sa rencontre avec Hollande, il est vrai que les dirigeants comoriens n’ont pas Mayotte, au fond de l’âme.  Que dire du dédouanement de l’ONU dans cette affaire par Azali, moment où le laxisme, et la partialité de cette instance ont favorisé le non-retour de cette île à son Buste naturel ? Il y a onze ans depuis que Azali par lâcheté d’Abdou Soefo, son ancien ministre des affaires étrangères a gelé la question de l’île Mayotte, depuis les Nations Unies. Soefo peut aussi probablement, reprendre cette œuvre pour l’achever. 

Depuis vingt un ans, plus de 50 000 comoriens ont péri dans les aux comoriennes, vers l’île sœur Mayotte et ils périssent toujours. Une réalité qui n’échappe personne. Mais pourquoi l’urgence n’a pas collé dans cette discussion, au moment où, ce ne sont que les comoriens qui sont victimes du Visa Balladur ? « Immigration illégale » des comoriens vers l’île Mayotte. Oui, on peut comprendre le consentement d’Azali. Sinon, sur France Ô, le chef de l’Etat a parlé en responsable. « wa amma bini’nmati rwabbika fahaddith ». Avec une bouche d’un troubadour, il a corrigé le journaliste, avec ces mots « pas immigration illégale, c’est plutôt une circulation… car nous avons le même sang et on est frères et sœurs ». Lutter contre le terrorisme aux Comores c’est de la foutaise. Mais pourquoi le chef de l’Etat comorien est satisfait de la mise de problème là, où il n’y a pas ? En tout cas à France Ô, Azali a rectifié quelques opinions, en disant que le terrorisme n’est pas encore aux Comores, mais, il faut prévenir car il n’a pas de frontière. Mais en réalité, qu’attendent les comoriens de cette visite ?

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

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