COMORES, L’ASSEMBLEE NATIONALE, UN SABLE MOUVANT DECELE

Par SASY

Sans opinion ni conviction, l’assemblée nationale comorienne est plus qu’inquiétante. Les représentants parlementaires, oublient qu’avant tout, ils sont à hémicycle pour et par le peuple qui a fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui. Les uns ont compris qu’un député vaut cher dans un régime poltron, les autres ont fait le beau avec des attrapes aussi éphémères. Si c’est pour impressionner, c’est perdu. Le peuple, visé est le même qui les a élus. Donc on peut dire qu’il est averti. 

Bureau, budget, blocage, chauffeur molesté, la vulnérabilité de l’Assemblée nationale s’inscrit. L’histoire des deux factions à l’assemblée nationale, le clan Maoulana-UPDC et celui CRC-Djuwa… n’était que de la mousse d'un fleuve. A quoi bon d’engager un combat dont on ne peut pas atteindre le bout ? Oui « mwaba mdruvu kodji uhima ». Tout le monde l’a su. Cette computation malicieuse, débute depuis le blocage dans la gravide de l’assemblée nationale et même a fait une victime… Mais ça c’est avant. Mais qui a inculqué ou sifflé aux ouïes du chef de l’Etat et des membres du pouvoir en place que cette mise en scène, pourrait enregistrer leur perte en cas de dissolution de l’Assemblée nationale ? Qui leur a dit que les comoriens ont compris le piège dans lequel, le chef de l’Etat et ses captivés voulaient leur tendre ? 

« Le budget est voté »

Le budget annuel est voté. Sans modification d’aucune phrase et même une virgule, ni rien. C’est le même budget qui a été jugé non présentable par les mêmes députés qui l’ont voté. Le budget est voté à l’unanimité des députés avec une concession, selon laquelle des indemnités qui tomberaient à temps. Bizard à 14 h de ce jeudi 29 décembre 2016, les députés s'apprêtaient à ne pas pénétrer dans hémicycle parce qu’ils n’avaient pas encore perçu leurs indemnités. Dindon de la face ou château en Espagne ? Mais de qui se moquent-ils ? Les représentants parlementaires qui sont le deuxième pouvoir dans un pays dit démocratique, après celui exécutif, s’affiche avec une asthénie démesurée… accouchée par l’avidité à la tune. Mais reste à savoir, est-ce que les comoriens ont pris connaissance de cette danse des intestins de leurs élus ? 

« Djuwa, un parti contesté »

Certes, dans ce combat, quels que soient la forme et le manque de sérieux, il y a des victimes. A part le vote du budget, le bureau de l’Assemblée nationale, reste inchangé. Et aucune réaction de la partie hostile. On peut comprendre que si Maoulana Charif gagne ce combat, c’est peut-être pour sauver la CRC, qu’il l’a même fracturée il y a un moment. Ceci est aussi valable pour Tocha Djohar. Mais lui plutôt c’est prétendre une survie de son parti Djuwa qui est dans les viseurs du Secrétaire Général du Gouvernement, l'indéboulonnable Idarousse Hamadi. Ecœuré s, le parti CRC et allié, la présence du parti Djuwa au pouvoir, fait des laves souterrains, qui risquent éjecter quelques têtes qui sont déjà dans la chaire. Une décision qui pourrait coûter chère au régime en place, mais la vision du chef de l’Etat… est de mettre cette grande formation politique à l’écart de la scène politique. 

« La mort et la survie politiques opvwa trovu »

Donc, pour cette décision, il faut une autre machine, qui est l’assemblée nationale. Les hostilités reprendront pour le boulevard du président Azali. Pour une longévité au pouvoir, il y a une région à tout prix à sauver. La région d’Itsandra où il est battu aux présidentielles. Donc la survie politique de son Vice-président se conjugue avec l’éclipse du Garde des Sceaux Ministre de la justice, Me Fahmi Said Ibrahim. Peut-être l’urgence ne s’impose pas, mais l’obligation, si. Lorsqu'on voit que tous les députes à l’unanimité ont voté pour le budget, cela traduit que cette assemblée, fait une grande assimilation régressive au profit de la mouvance présidentielle, une assemblée du pouvoir. L’opposition ultra parlementaire peut respirer ? C’est un destin. 

SAID YASSINE Said Ahmed
COMORESplus

 

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