LA HAINE DU MAIRE DE MORONI ET L’ AVERSION DU MINISTRE DE L’INTERIEUR, UNE BRÈCHE VERS LE CATACLYSME.

Nos mères nous dirent :« il ne faut pas couper les cheveux le Mardi ». Le mardi noir des vendeurs errants et quelques familles démunies, s’était inscrit le 10 janvier 2017 à Moroni. Avec tous ses muscles, le tout puissant, ministre de l’intérieur et de l’information, Mohamed Daoud, alias Kiki, a mis en oeuvre sa matière... C’est ainsi que les vendeurs de proximité de Moroni, ont vu le soleil au dessus de leurs têtes. D’où vient cette saccade dévastatrice ? On aime Moroni. Et rendre Moroni ville propre est un devoir à tout comorien quel que soit son milieu.

Toutefois, la notion humaine, doit être respectée. Et l’intimité de plusieurs familles démunies qui est bien atteinte d’une manière aussi humiliante ? Ces petites boutiques étaient aussi leurs loges de fortune. Et les petites économies de temps d’années, rendues néants ? Mais ça, les hauts du pouvoir et courtisans n’en parlent. Selon des proches du pouvoir, notamment des teneurs de murs de « Befuni », le Ministre de l’intérieur, agit en accord avec le chef de l’Etat, Assoumani Azali. Si cela s’avère vrai, il est donc à sa deuxième phase du plan désordres. Sinon, les mieux placés, ont la conscience... Mais comment un régime peut-on être stable dans une société instable ?

« Quelques raisons »

Alors, les sinistrés du mardi noir de Moroni, sont victimes de deux tranches de plan. Qui ne se rappelle pas des résultats des dernières élections municipales et législatives aux Comores ? Ce moment là, les urnes ont dessiné l’échec du ministre de l’intérieur, Maire de Moroni. Le parti Juwa a remporté les élections. Mais par la force du ministre de l’intérieur de l'Epoque, Mr Janot, lui-même du parti Orange, Kiki a été recalé. Mais un constat, bien fait, ce sont les insulaires d’outre bord du parti Juwa qui l’ont écrasé lors de ces échéances. Et là, la vengeance est un plat qui se mange froid. Oui, on ne joue pas avec un bosse énervé. Soit oui, soit non, et barre-toi. C’est dans ce virage que ces comoriens de midjindze, seraient appréhendés et martyrisés. « Binguni kahuna ndzia », telle serait la théorie du ministre de l’intérieur et de l’information.

Outre, les dires sont massifs. L’opinion publique lance des échos. Au prochain remaniement, il est fort possible que le ministre de l’intérieur soit sauté. Et de l’intérieur et de l’information, poumon du pouvoir, sont inanimés depuis la formation du gouvernement. Ces deux domaines sont sous sa tutelle. Donc, même si le chef de l’Etat est tourteau, mais sa conscience de l’incapacité de certains de ses collaborateurs, est continue. Donc Kiki devrait partir. Quand et comment, « Seul Dieu et Azali le savent ». Ce faisant, pour prétendre une survie, il faut agir, et voila, les pauvres gens des Comores d’en bas, paient le pot cassé. 

« Moroni, ville propre, mais comment et avec quelle mesure ? »

Pour un vrai nettoyage de la figure de la Capitale comorienne, il faut d’abord le nettoyage d’esprit. En vérité, le commissariat au plan, le ministère de l’intérieur… ont mis quoi à disposition pour protéger leurs propres victimes ? Il y a pire que de voir ses économies venant de sa sueur, détruites en un clin d’œil et son habitation annihilée ? La déliquescence urbaine, n’est encouragée que par les autorités en place, artisanes de la pauvreté. Comment Moroni ne devrait pas habiter des bidonvilles au moment où le pouvoir est centralisé et aucune pousse dans les zones rurales ? Et les désœuvrements, l’angoisse des jeunes, le désespoir… encouragés par la mafia étatiques, dont des actuels ministres et directeurs de société sont acteurs ? Moroni propre, on aime. Mais comment Moroni ville propre avec des collines d’ordure et des bâtiments administratifs rendus vestiges par ses occupants ? Sans eau ni électricité, sans morale ni sécurité. 

« C’est aussi curieux »

Ministre de l’intérieur. Et quand pour les autres localités ? Que le nettoyage soit valable pour Fomboni, Mutsamudu et les différentes localités. Les constructions pharaoniques aux littorales, seront dans la fourchette ? Ce qui reste curieux est le fait que cette opération coup de dévastation, se livre quelques jours après la destruction de la mosquée de Mirontsi… dite de Chiite. Cette manière de communiquer pour que le chef d’Etat soit séduit d’un ministre dont les départements sont presque inexistants, est connue par les comoriens saint-esprit. Et pour laver le domaine de l’information, aussi paralysé, que va faire le ministre Zoro ? Le malaise de l’ORTC, faisant des milliers de plaignants… et désinformés à cause de son insuffisance, sa mauvaise qualité et son désordre… ne laissent pas non plus le chef de l’Etat en bonne atmosphère. Le paysage du ministre tutel de ce domaine et son directeur… est accusé par de brise… et leur manoir vacille.

Enfin, les paroles en braise du maire de Moroni, Mr Moustoifa Chamsoudine, ne sont pas anodines. Même si celles-là sortent de ses habitudes, mais un lien n'est pas à exclure. Le parti Juwa est pris à la dent par l’ex gendre idéal de Sambi, le plus puissant Kiki. Mais comment, le Maire de Moroni a osé sans scrupule dire ceci : «… Ces gens qui ont chez eux, ils n’ont qu’à rentrer chez eux…» Mais jusqu’où va cette haine à gout amer contre les ruraux comoriens ? Mais comment Chamsoudine oublie que son parti, Orange survit grâce à ces « wamasafarini » de Mdjivurize, du café du port, de Djomani et de Bodoni ? Que cette xénophobie matinale soit prise en considération par tout un chacun car la ville de Moroni n’est pas une exclusivité de qui que ce soit. Donc, les comoriens de midjindze là chassés à tort par le ministre de l'interieur et le maire de la commune, est un crime contre la "comoroneité". 

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

 

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