Attention, un train peut cacher un autre. Et au pays des émergents on peut dire « affaire peut cacher une autre » une expression étant d’usage aux Comores. Début de l’année le Trésor public a pris feu et le gouvernement plonge dans son sommeil profond comme si de rien n’était. Au mépris de la population, « silence on gouverne en petit club ». Une grande partie de la population a le cœur crispé, et la foutaise du régime en place l’éreinte. Sans enquête ni rien, le pouvoir de la CRC et mon Proche « Mkaribu », s’enorgueillie. Il s’impose en silence radio au moment où une clarté sur cette affaire est idéale...

Ces derniers temps, le trésor public fonctionne dans des poches et des salons privés. Une pratique qui sème le doute. Mais comment, cette affaire traverse la coulisse pendant plusieurs lunes et sans aucune enquête ouverte pour que l’on sache où se repose la vérité ? Mais bon, c’est le pays de salamalec et de « Ndizo mgu ya ndzao ». Et ceci explique cela. Le parcours de l’incendie du trésor public accouche de la perplexité. L’ignition du Trésor public pourrait ne pas être accidentelle ? Ceci pourrait être garanti par la délocalisation du trésor public, au Ministère de Finances. Et ça personne n’en parle. Passons.

Même si la flamme fut bien terrifiante, mais il faut qu’on se pose des questions sur le laxisme du pouvoir en place face à cette situation, comme face à tant d’autres. Au lieu de réhabiliter les deux pièces du trésor public, cramés, le Ministre de finances force les argents du trésor à continuer à pratiquer l'ancien système d'enregistrement, source d’évaporation du fonds public. Cela fait que, le nouveau logiciel installé au trésor public est abandonné. Pour la continuité du cafouillage, la direction de la dette publique, était obligée de changer le local, pour aller déménager ailleurs.

Toujours comme les autres niches du service, la pratique qui avait été conçue révolue et qui vient d’être ressuscitée, encourage le détournement de fonds publics. Grande fonte en matière de manipulation des données. Au moment où aucune enquête n’est menée, depuis l’incendie… et aucune idée d’effort de réhabilitation du logis… la transparence congédie cette affaire. Donc Mr Moindjié Saandi, le patron du trésor public de Moroni, n’a rien à se soucier. Tout comme Mohamed Djounaid et l’incendie du service des impôts en 2004. C’est le pays de « ndizo mgu yandzao ». Et pourtant seuls deux bureaux du trésor public qui seraient endommagés… mais le reste est bien praticable.

Sinon la négligence de Ministre de Finances et du gouvernement ne doit pas passer inaperçue. Comment peut-on expliquer l’indifférence des composants du pouvoir en place, en particulier le Ministre de Finances faisant figure d’un innocent dans cette situation plus qu’inquiétante ? Pour l’anéantissement du Trésor public dans le pays qui émerge, les agents de cette institution, seront imposés l’hébergement... Par le Ministre tutelle, ils sont obligés d’aller s’installer prochainement dans les guichets de l'AGID. (Administration Générale des Impôts et des Douanes). Bonjour dégâts.

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

 

 

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