SAID YASSINE Said Ahmed

Aux îles de tout est possible, l’oppression commence à atteindre son apogée. Et pourtant croyant que le chef de l’Etat prendrait conscience des dérives de son pouvoir, il a été tôt de qualifier ce régime d’autocratique. Après l’oppression d’opinion dont la difformité de la liberté d’expression et celle de vivre heureux dans ce pays de merveille, aujourd’hui la liberté de circuler est atteinte. Sans cause profonde ou évidente, le secrétaire général des partis de l’opposition Hassan El-Barwane, est interdit de voyager, alors que toutes les conditions ont été réunies. Et ce qui est aussi déplorable, c’est le manque de courage et de rigueur de la part des autorités du pouvoir en place, qui n’arrive à s’argumenter pour une vraie cause justifiant cet acte vipérin.

Ce Mardi 24 Avril, à l’Aéroport International Prince Said Ibrahim, alors qu’il s’apprêtait de voyager, des agents du ministère de l’intérieur dont des policiers se sont infiltrés dans la salle d’embarquement, et empêché Mr Hassan El-Barwane de voyage. C’est sans doute vers la France où le SG de l’opposition voulait se rendre, via Addis-Abeba. Ce régime qui commence à se dessiner avec des traits discrétionnaire, est loin d’être prometteur. Ce que les Comoriens assistent en ce moment au pays de tout est possible, c’est la conséquence de la destruction de la politique comorienne depuis l’ère Mwangaza-RDR, secte qui a vulgarisé cet art plus qu’important. Passons.

Mais quel pays au monde où la liberté de circuler est privée aux citoyens gratuitement de la sorte… si ce n’est pas un pays sous embargo ? Sinon, sur certains points, les Comores d’aujourd’hui ressemblent à certains pays, dont la Chine, la Russie, la Corée du Nord, le Cuba d’autrefois… avec les arrestations arbitraires, la privation de la liberté d’expression, les médias troubadour aux louanges du chef de l’Etat, que sais-je encore. Malgré cela, ces pays susdits n’ont jamais interdit ses citoyens de circuler, en tout cas de voyager. En réalité, comme les langues commencent à se délier, les esprits s’interrogent, sur quelle base est fondée la raison pour laquelle, le Secrétaire Général de l’opposition est empêché de voyager or, il n’avait pas été notifié préalablement d’une Interdiction de Quitter le Territoire ? Passons.

Selon les arguments avancés par Hassan El-Barwane, qui seraient la cause de son interdiction de voyager ce Mardi 24 Avril 2018… « Manque de la devise ». Raison qui semble un prétexte fallacieux, restant également synonyme d’une lâcheté de la part des autorités compétentes. Comme a affirmé Mr Hassan El-Barwane, son voyage entre dans un cadre privé, donc visite aux siens… Avec cette manière, il est bien évident que le pouvoir en place manque de force, de droiture… faute de quoi, il n’a aucune crédibilité. Combattre une opposition, ce n’est pas chose rude, moment où on dispose de tous les pouvoirs et toutes les institutions en poche. La bienfaisance, le respect des feuilles de routes… et non un ministre de l’intérieur Cobaye politique du chef de l’Etat. Et ce ridicule d’interdire ce prince fondamental, montre bien la violation du Droit et l’homme à la fois.

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