Par Laheri Alyamani

Se vêtir de ces valeurs, de ces boutures des pierres qui ont, au cours de son apprentissage de la vie, érigé les murs porteurs de sa personnalité. C’est cette fondation qui va faire d’une personne ce qu'il deviendra plus tard. L’éducation commence au berceau, dans l’école publique passant par la rue. C’est surtout le fruit d’un travail fourni par ces gens qui t’ont vu voir les premières lueurs du jour. Ces gens qui t’ont conçu pour te voir venir au monde et qui t’ont accompagné vers l’avant. Fahami Thabit, c’est le clone d’un certain Ahmed Thabit. Un homme d’une politesse et d’une honnêteté indiscutable. Un homme avec une tête pleine de matière grise. Un homme qui cherche et trouve solutions à toutes crises.

Mais on n’est jamais prophète dans son pays. Ceux qui le connaissent ne seront pas étonnés de voir la réaction spontanée de son fiston envers l’impassibilité de certaines personnes qui banalisent la vie de l’homme. Ces gens qui confondent la nuit et le jour. Il n’est pas facile d’atteindre la barre quand on est la suite de l’histoire écrite par un père qui a su faire avec un zéro faute. Mais certains disent qu’on est toujours le reflet de quelqu’un et ce qui est arrivé dernièrement est la suite d’un cours d’eau qui connait son chemin. Fahami Thabit n’est un ovni, une race nouvelle de comorien, qui vient de voir le jour. C’est un comorien comme tant d’autres qui ne prône pas l’injustice, le marchandage d’illusions de la méchanceté humaine. Advienne qui pourra mais un lion restera toujours le roi de la jungle.

« Tel père, tel fils »

Certaines personnes croient que l’estime s’arrache à coup de gueule. Non. C’est l’aboutissement de ce que tu as semé. C’est des mérites que tu reçois comme reconnaissances pour ce que tu représentes. Des pauvres gens sont utilisés par d’autres comme un mégaphone, un outil qui amplifient la voix pour crier souvent à ne rien dire. Ce sont des espèces de griots sans élégance, avec des mots lugubre dépourvus de tous sens, sans queue, sans tête. Ces gens-là rouspètent comme des chiens chasseurs. Menacent, calomnient pour plaire à son maître. Ils aboient en bons chiens pour plaire à son maître. Tout ça pour quelques caresses sur la tête, un os en caoutchouc des croquettes afin de se savoir avoir été utile.

Je n’aime pas la politique mais je ne peux pas faire semblant de ne pas voir la bêtise qu’elle draine sur notre chemin. C’est pour cela que je comprends l’explosion en émotions de Fahami Thabit lorsque des responsables de notre pays sont restés sans compensions pour la souffrance d’un peuple qui se meurt pour pas dire meurtri. Ce peuple n’est autre que le nôtre. Non ! Et non ! J’ai toujours cru qu’il y a des gens qui aiment ce bout de terre. Ce pays dont nous crions chacun notre amour. Mais le problème est que chacun l’aime à sa façon. Il y en a ceux qui l’aiment en le faisant souffrir, et ceux qui l’affectionnent à lui donner leur vie. Ceux-là ne peuvent pas cacher leur faiblesse. Ils sont trahis par leurs émotions.

« Un homme libre se fait »

Malgré le danger qui les guette pour avoir montré leur indignation, leur amour sans limite les emporte si loin vers la patrie. Ils défient tous dangers. C’est ça être un homme honnête, libre. Ces enfants de la patrie sont parmi nous. Souvent passent sans se faire voir jusqu’à ce que la goutte déborde la vase. Ils éclatent, explosent sans resserve. Souvent ils sont incompris, marginalisés comme si aimer cette mère patrie c’est fauté. Je reviens des années en arrière, pour revoir ce gars pas plus haut qu’une pomme, un petit gars aux cheveux volants, roux. Un de ces enfants qui t’attachent par un large sourire. D’ailleurs le sien n’a jamais pris congé. Il est toujours là. Il l’aura surement après ses 100 ans.

Je voudrais faire un petit bémol à ces politiciens qui veulent usurper ce moment d’explosion émotive pour en faire une suite de leurs programmes personnels politiques qui a marqué les évènements de ces journées noires qui ont endeuillé notre pays. La réaction de notre ami Fahami Thabit relève de ses sentiments personnels. C’est l’extériorisation de ces malbouffes que nous sert la politique de l’individualisme.

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