Par Said Yassine Said Ahmed

Ces lignes ne sont pas pour dresser le bilan ou le parcours du jeune colonel. Seulement, Abdallah Rafick est sans doute "le bon prêtre qui prêche décemment dans son église ». Quand tout stationne, tout se justifie aussi. C’est bien ce Lundi 15 juillet 2019 que la nouvelle égayante a embrassé les murs du petit archipel des Comores. Nommé chef d’État-Major Militaire de la Force de Sécurité Est-Africaine par conseil de l’Union Africaine, cet homme de droit et d’arme et uniforme, est à la fois formation et carrière. Rafick est un modèle… une fierté de tout un pays. Oui un enfant des îles Comores, dont la bravoure et la droiture s’accommodent. A 49 ans, le colonel Abdallah Soilihi Rafick, est à la tête de cette armée susdite…, un homme de preuve, donc qui prouve avec ses bons achèvements. Et pourtant l’œuvre n’est pas achevée. Le chemin et si long et si admirable.

« L’international du jeune colonel »

A l’échelle internationale, cette nomination n’est pas la première de l'homme. Sinon, son parcours mérite un mini-dévoilement. C est en Août 2015 que colonel Abdallah Rafick, a été au service de l’Union Africaine pour diriger une équipe d'Experts Militaires au Burundi. La mission confiée était, d’évaluer la structure sécuritaire de la police du Burundi et les milices armées de ce pays. Préalablement de 2008 à 2010 colonel Rafick a été Instructeur à l’Ecole de maintien de la Paix à Bamako au Mali. Et chef de département de formation et doctrine dans la Force Africaine en Attente, et c’était de 2011 et 2013, après un concourt. Et cela était à la demande du chef de l’Etat de l’époque Ikililou Dhoinine. Tous les jeunes ne sont aliénés… et en perte de repère. Quelques promesses pour le renouvellement des générations… et voici la preuve. Colonel Rafick est une incarnation de la jeunesse, rigueur et instruction.

« L’amour à la patrie »

Avec l’amour à son pays, ce jeune bonnement diplômé et dont la carrière internationale apparaît avec grande esquille, a lâché tout cela pour rentrer au pays sien. Alors malgré le travail remarquable qu’il a réalisé en dehors de son pays, malgré les conditions singulières d’exercice et tout prestige lié à ses tâches, le jeune Rafick Abdallah a débarqué au pays pour le servir. C’était en janvier 2013 qu’il a cédé aux sollicitations soutenues du chef de l’Etat Ikililou. En mars de cette même année, le Colonel Youssouf Idjihadi lui a proposé de prendre en charge la gendarmerie nationale. Proposition qui a abouti à sa nomination à la tête de cette force, le 16 mai 2013. Abdallah, Rafick n’a duré que deux ans à ce poste. Précisément, le 15 Mai 2015, il a été relevé sans qu’aucun ne sache le pourquoi et le comment. En homme dévoué, Rafick a été avant tout un homme d’actions.

« L’instruction et la continuité d’une carrière »

Pour finir, titulaire d'une licence de droit et sciences criminelles, obtenue en 2005, à Montréal, Rafick obtenu un diplôme de négociateur de crise.  Et un master de géopolitique et Défense au Maroc à l'Université Mohamed V. A part l’uniforme et l’arme, l’homme est un puits de sciences. Si l’unité Africaine l’a choisi pour diriger cette armée… susmentionnée, ce n’est pas du hasard. Un choix mûri et bien réfléchi par les hauts ayant des têtes bien faites. Le prêtre qui prêche et prêchera mieux dans son église. En deux ans, à la tête de la gendarmerie nationale des Comores, colonel Rafick a mis en place la première brigade de gendarmerie à Mohéli et à Anjouan. A Moroni, il a créé le peloton de sécurité routière et a accompagné la montée en puissance de la police judiciaire. Il a ranimé la coopération militaire française, suspendue depuis 1999, pourtant nécessaire aux hommes en uniforme.

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