Par Said Yassine Said Ahmed

Bien que certains voient ce monde comme monde d’évolution, grâce à la technologie, certains aussi le perçoivent un monde au déclin. Bien sûr de partout, on regrette le passé. De cela on ne peut que dire nostalgie. Je campe sur le cas des Comores et je me focalise sur le métier du journalisme et sa faillite. Un métier bien pullulé dans les quatre coins de l’archipel, et de partout où comoriens se trouvent. Ils sont nombreux à se donner le gout d’informer et d’investiguer. Donc ils sont importants, comme parfois inutiles. Ils sont intéressants comme parfois superflus. Cela montre que le métier de journalisme ou la pratique de ce métier pénètrent les consciences et atteint le fond d’un grand monde. Et cette profession est en plusieurs formes, qui d’époque en époque se développent.

« Naissance et évolution du journalisme » 

Commençant par la presse écrite, celle-ci est venue avant l’audiovisuel… et puis les réseaux sociaux. Pour témoigner l’ancienneté de ce métier, un pays comme la France, le premier journal imprimé est La Gazette. Il est créé par Théophraste Renaudot en Mai 1631. C’est à partir de quand ce métier, a été gagné par le peuple français bien entendu. Et l’honneur et la valeur ont été aussi réservés aux journalistes. Car on donnait de l’importance au métier. Pour ne pas dire « sauf », les Comores est l’un des rares pays où des nombreuses autorités ou hommes de taille, déprécient le métier de journalisme, alors qu’ils s’en servent. Où les journalistes se prennent pour des cibles, alors qu’ils éclairent leurs quotidiens. Surtout quand ça traite en défaveur… Mais cela aussi, connait aussi une raison dont la dépréciation de ce métier par ceux qui l’ont charmé et eu son avantage pendant des années ; les journalistes de carrière et de formation, des années 80-90 et début année 2000. Maintenant que cet art devrait connaitre un rayonnement et considération, ces journalistes se sont tous transformés en conseillers en communication dans les instances du pouvoir ou des attachés de presse, à des endroits où tout le monde arrive à faire les tâches.

« Autodidactes journalistes »

Bien sûr, ce monde d’aujourd’hui où l’unification des pays de la planète par les réseaux sociaux, est un monde qui donne chance à tout un chacun, et qui à travers les outils numériques, libère les citoyens de l’obscurantisme, de l’oppression et des politiques à sens unique. Avoir appris le métier à travers les bancs et la sépia, est meilleur. Mais appliquer ce métier sans l’avoir en suivie de formation est aussi possible. Il faut aimer. Prenons exemple d’un grand journaliste, au journal le Monde, Mr Geoffroy Deffrennes, l’école de journalisme aurait été inutile pour lui. Autre exemple de Pape Ngagne Ndiaye, vedette de l’émission « Faram Faccce » à TFM, un astre dans l’audiovisuel sénégalais. Sinon, c’est bien l’inverse chez le comorien. L’usage des réseaux sociaux, créé un climat néfaste quant au quotidien des iliens. Certains sont utilisés vicieusement par des hauts, soit du pouvoir ou de l’opposition, d’autres avec une grande insuffisance… et marchent sur les dignités et les valeurs humaines. Insultes, mensonges, clabaudages et même avec des gants de boxe… « Je n’ai peur de personne… donc faites ce que vous voulez… » Des mots inappropriés au journalisme digne de ce nom, si journalisme c’est informé.

« Le journalisme aux Comores »

D’abord un journaliste est celui qui observe avec concentration et prudence, qui quête et qui informe. Donc qui prend le journalisme pour métier au respect des humains, des institutions avec un cadre déontologique aussi à respecter. Des salariés comme des bénévoles. A travers une publication périodique qui accumule un nombre d'événements. Et ces derniers temps, aux Comores, nous assistons à des repousses, des indiscrétions, des injures… des infâmes paroles pleines des salissures, arrivant des proclamés journalistes comoriens, ou à ceux qui appliquent ce métier. Donc ils sont importants, comme parfois inutiles. Ils sont intéressants comme parfois superflus. Dans une société en danger comme les Comores, un journaliste doit être capable des investigations. Sauf que l’investigation menée dans ce petit archipel, n’apparait pas digne de ce nom. Seulement des passes d’armes entre un tel qui veut faire chuter tel. Donc, les dossiers sont balancés sur le chevet des jeunes au sang bouillonnant, disposant leur smartphone hop, ils passent à la dénonciation. Tous donc se font par connivence. Et le monde crie tel homme dit vrai et il n’a pas peur. Sans que l’on cherche à creuser où s’installe sa garantie.

« Ce que doit être un journaliste »

Avec un téléphone portable, nombreux sont ceux qui croient que le journalisme, c’est dire uniquement et n’importe quel dire. Bien sûr, chacun devrait être libre de parler, mais avec du respect et de posture. Le journalisme c’est aussi une posture, donc un comportement. Une journaliste doit être capable de s'interdire la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement, les « on m’a dit… capable de garder le secret professionnel et personnel et ne pas révéler la source des informations obtenues confidentiellement. Le journaliste doit respecter la vérité car il est du droit dont le public dispose : connaître la vérité. Il doit ensuite, diffuser uniquement les informations dont l'origine est connue et qu’un peut s’appuyer comme base de fondement. Enfin, se mettre à respecter la vie privée des personnes quelle que soit la valeur de chacun. Endommage, toux ceux-ci deviennent espèce en voie de disparition aux Comores. Faire le contraire est déjà l’exploit d’un grand nombre des hommes de médias aux Comores de ces dix dernières années.

COMORESplus

Retour à l'accueil