Par Said Yassine Said Ahmed

Dans leur ville natale, sans histoire ni rien, notre frère Hamada Gazon est affreusement assassiné comme un vulgaire lapin. Elarif Issihaka, est rendu en paralytique éternel par les mêmes affreux. Osons le dire, comme certains osent la fermer. Les bourreaux de ces jeunes sont bien rassurés, zens dans leurs propres foyers car ils ont en tissage des amitiés à Ikoni. Les larmes de ceux qui ont juré que de leur vivant, que le tyran d’Assoumani et ses auxiliaires ne mettront jamais leurs pieds à Ikoni avant que justice ne soit faite…, sont séchées. Tout comme de l’eau sur un galet. Des beaux parleurs qui sont désormais loin des estimes des enfants de la cité avec leurs cirages brillants sous les chaussures d’Assoumani, responsable de la boucherie des leurs du 9/12/2018 à Ikoni. Hamada Gazon, un jeune garçon affreusement assassiné par les milices du colonel Assoumani.

« Les bourreaux et prêcheurs du néant »

Ce même colonel qui s’est réjouit de cette mort. Oui s’est réjouit car les sacrifices humains donnent de la santé à son régime selon son ensorceleur. Sept blessés et un mort sont enregistrés le 9 /12/2018. Elarif dont l’état de santé est extrêmement grave. Et de ce cas Assoumani ne se soucie aucunement. « Ikoni est abattue, Ikoni est crachée dessus par le tyran colonel Assoumani dont Hamada Gazon sert de sacrifice. Comme il espère que ca soit le cas pour Elarif, Dieu met son véto. Autre responsable de cette barbarie Mr Said Ali Chayhane, vit tranquille.

Sept jeunes sont rendus infirmes le moment même où Hamada Gazon est affreusement assassiné. Mêmes tueurs, même heures, même endroit et mêmes balles… Il y a trois ans depuis l’assassinat de Gazon et la fusillade d’autres jeunes, notamment Elarif dont l’infirmité est abyssal. Sans doute, les larmes de certains ikoniens n’étaient qu’un canular. Ils sont où ces impétueux éphémères ? Ceux sur lesquels des nombreux ikoniens se reposaient comme espoir, comme propulseur de justice pour ces innocents victimes ? Ceux qui affirmaient :« Nous attendons le retour d’Azali aux Comores en provenance du Maroc, pour que nous mettions de pression afin que justice soit faite ».

« L’indignation »

H.Gazon le trépassé, Elarif l’anéanti sont sacrifiés par le silence des conférenciers de la première heure dont certains ont capitulé. Quand on n’est pas sûr d’aller jusqu’au bout d’un combat on évite de s’engager. L’heure n’était pas à faire la figurine ou le moi aussi. En tout cas nos frères et sœurs doivent savoir une chose, colonel Assoumani dont le devin lui prescrit des sacrifices humains « fidia za wanadamu », n’est pas dans son fin de tuer. Ceux qui luttent pour des places dans le régime de cascade de sang, doivent assumer leur culpabilité même si glaciale.

Aujourd’hui c’est Gazon, et Elarif, des enfants sans histoire, on ne sait pas demain c’est à qui le tour. Indignons-nous. En réalité, on est arrivé à un stade où l’on préfère ceux qui ont appuyé sur le gadget et fusillé Elarif à ceux qui le tuent à petit feu… dans la pénitence loin du pays où il se trouve. La course vers un pouvoir plein de sang au détriment des valeurs humaines et de la ville d’Ikoni, est la pure humiliation qu’on se fait soi-même. Ils s’approchent de la chaire, ils essaient d’implanter la culte de personnalité d’Assoumani à Ikoni. Cette fois-ci peine perdue.

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