COMORES: PROCES SAMBI, CE QUI SE PRODUIRAIT A LA GENDARMERIE DE MORONI

Trop des cafards ont garni le procès organisé par la CRC et compagnie dont le but est d’éliminer leur adversaire, Ahmed Abdallah Sambi chef du parti Juwa. Et cela a aussi fait une autre victime, Mohamed Ali Soilihi Mamadou. Le premier est condamné à perpétuité et le second à vingt ans de prison. Un des procès spéciaux, donc procès singulier à part de sa superfluité des vices, des haines et des mystifications. Et ce qu’il faut retenir c’est ce qui se produirait à la gendarmerie du pouvoir, anciennement appelée gendarmerie nationale le jour même de ce procès et les indices du sort du président de cette Cour de sureté de l’Etat. Pire qu’Ahmed Abdallah Sambi, le président de cette Cour serait le premier à être trahi par ce procès dont nombreux sont témoins. La traitrise et l’âme sans scrupule d’Oussoufa Belou l’auraient aspergé avec de l’eau chaude à degré démesuré.

« Une ambiance joviale à la gendarmerie »

Alors, le lundi 21 novembre 2022, Oussoufa Belou le chargé de la défense du colonel Assoumani Azali, quelques suzerains de la CRC et quelques têtes de l'état-major de l'armée… suivraient le procès souillé, à la gendarmerie de Moroni. Auprès du tyran A. Azali, Belou c’est l’équivalent du général Bonilla, ministre de la défense du général Augusto Pinochet. Café, brochette, fumée bilabiale, fou-rire, câlin et toute manifestation qui marque la joie. La télévision allumait au grand écran, pour vivre en direct par leur chaîne CMM, le sort qu’ils ont réservé à leur victime, le président Ahmed Abdallah Sambi. Sambi qui, par la bouche de Houmed Mdahoma Msaidié, le pouvoir a traité de taureau. C’était la joie totale qui comblerait l’enceinte de la Gendarmerie, les alentours et ceux qui s’y trouveraient. C’était bien sûr dans l’opulence que ces tortionnaires permanents baignaient.

« La bouche de Belou a craché le complot… ourdi »

Aux premières heures, tout était rose. Belou mâchait son chewing-gum avec un rire qui partait d’une oreille à l’autre. Puis après, leur victime Ahmed Abdallah Sambi a pris de force la parole. Et cela rendrait le climat anormal. Des grisailles sous la tête de Belou et complices. Une tempête dévastatrice. C’est une prise de parole testament… qui a déstabilisé une cour préfabriquée. Sambi a compris que la parole est une richesse dont le pouvoir tyrannique lui a privé. Après qu’on la lui a refusée, il l’a arrachée de force. Après quoi, la foudre s’abattrait à la gendarmerie. Oussoufa Belou deviendrait endiablé. Il commencerait à donner des coups de points aux quatre murs de la brigade, il jetterait son verre plein… par terre, en écartant les mains avec nervosité, puis il renverserait les tables. Avec sa voix roque, qui sortait péniblement de sa gorge et sa corpulence, tout le monde est gagné par une frayeur. Même les officiers aux mains desquels des armes n’ont pas résisté. Belou faisait peur. Quand cet homme atypique dirait : « Que fait cet abruti ? N’a-t-il pas été inculqué qu’il ne fallait pas qu’il accorde, ne serait ce qu’une seconde de parole à Sambi ? Oh làlà…quel obtus de juge ? Il me verra ». Et là tout le monde a compris que l’échec de ce procès est inscrit par la prise de parole de leur victime, Ahmed Abdallah Sambi. Belou aurait traité le président de la C.S de l’Etat de tous les noms,  donc le tout maudit du monde. « Combien de fois, on lui a dit de ne jamais donner la parole à notre nfulwambe ? Mais pourquoi, il ne l’exécute pas étouffé ? » Aurait dit encore  Oussoufa Belou.

« Pris pour juge téméraire par le pouvoir, Omar m’est tué »

Même si les ouvriers fidèles sont bien récompensés, mais l’amnésie ou l’inconscience du président de la Cour de sureté de l’Etat quant aux consignes non respectés du colonel A. Azali, lui couterait de la prise. Le zest qui serait promis connaitrait un rabais vertigineux. Donc l’un tiers de ce qui serait prédit. Cette circonstance accouche d’un regret, qui rend mal à l’âme de celui qui dirigeait le procès. En tout cas le regret ne vient qu’après. Sinon une bonne partie des proches s’inquièteraient car il y a un sort qui s’annonce flou. Ceux qui connaissent l’histoire de François Mitterrand et son homme de confiance François de grossouvre, président du groupe des chasseurs à l’Elysées, comprendraient pourquoi ce procès ne devrait pas être pris pour chose moindre, quant au sort du président de la Cour de sureté de l’Etat, l’homme de confiance de colonel Azali, de Oussoufa Belou et de Houmed Mdahoma Msaidié dans ce procès.

Said Ahmed Said Yassine

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