Il est inutile de répéter le même mot « crash » d’A 310. Le plus important c’est la suivie de l’affaire. Que deviendra alors le reste des passagers de Yémenia Airways ? Et ceux qui sont déjà aux Comores et ceux qui n’y sont pas encore allés. Certains ont annulé leurs voyages. D’autres l’ont déjà «effectué le Mercredi 1er juillet 2009, juste le lendemain, du crash mortel du vol mortel aux îles de la lune. Les Comores qui sont sous le choc ne pourront pas célébrer leur fête de l’indépendance 6 juillet, comme chaque année. Apocalyptique est le paysage comorien depuis le début de la matinée du 30 Juin 2009. Les Comores, qui ont recueilli plusieurs blessures engendrées par ce drame, ne peuvent pas oublier cette date dite historique : commençant depuis l’intervention subite, autrement dit prématurée d’une des autorités du régime en place aux Comores selon laquelle : «  le crash est dû de la météo » intercepté par la suite par un météorologue français qui disait : « non. Ce vent qui ventait à ce moment là aux Comores, ne pourrait pas provoquer ce crash. Donc cela, c’est-à-dire le crash est dû du mauvais état de l’appareil ». Un peu de honte ou grande honte, en tout cas honte, c’est honte. "Mdru kado pva ye umboho". Cette parole qui s’achemine vers une déculpabilisation des responsables de la compagnie yémenia Airways, me rappelle les douleurs du Samson. Douleurs suivies de l’enterrement du dossier.

 

Pourquoi, les autorités comoriennes laissent partir pour la France la jeune Bahiya qui apparemment va bien ?

 

Quelque soit sont état actuel, la jeune 14 ans peut servir un très bon témoin du drame. Mais voila, les premiers pas d’enterrement du dossier commencent par son retour inopiné en France. Selon les médias, cette jeune n’est pas si grave et son état ne nécessite pas une urgence. Il aurait fallu que les autorités comoriennes prennent conscience de cette erreur aussi grave que nombreux des Comoriens n’allons pas oublier. Un jour ou l’autre jugement sera rendu. Si c’est vrai, une enquête pourrait être envisagé, la jeune Bahiya à qui nous souhaitons une longévité, devait être idéale pour la dignité de son pays et de ses pères et mères disparus dans l’A 310...mais hélas ! La politique doit être connue alors. Tout le monde en a marre. Tout le monde est endeuillé. Tout le monde veut connaître la réalité du fait. Même si le jour est inscrit, mais la cause doit être connue.

En outre, étonnement et déception. Le vice-président chargé du transport a perdu le contrôle de ses paroles. Dire qu’il est étonné et déçu car l’Etat français n’a pas communiqué aux Comoriens lesquels des avions qui n’ont pas droit de survoler, parmi lequels, celui qui vient de crasher aux côtes Nord de Ngazidja, c’est un coupe-espoir. Comment donc monsieur le ministre, vous voulez être informés ? Qui peut bien informer que celui qui vit en chair et en os le fait ? Les SOS Voyage aux Comores, qui soit de collectif ou d’association, ont mis toutes les autorités comoriennes au courant des états des vols en question. Et même les ont interpellés et même interpellé le chef de l’Etat. La discussion pour l’état des vols a été étouffée par celle de la cherté de billet. Qui peut se dire que cela n’était pas un prétexte ? Alors le problème des avions dits meurtriers n’est pas méconnu chez les autorités comoriennes. Ce faisant, de ce drame, tout le monde est impliqué.

 

Les âmes et les vies ne s’achètent pas chez les comoriens

 

Nul n’est si cher aux comoriens que la vie humaine. La proposition humiliante, de la compagnie yémenia, notamment de son président, ne peut aucunement être bien accueilli chez les comoriens. 20 000 €, chaque victime du crash, c’est aussi une provocation, à caractère abaissant. Si c’est pour que les comoriens continuent à prendre ce vol, laissez donc aux comoriens d’enterrer leurs morts, faire leurs deuils, puis on advient ce qui pourra. Mais il est trop tôt de continuer à prendre les comoriens comme des bêtes sans cervelle. Ces 20 000 € multipliés par 151 âmes, feraient le prix d’un appareil qui pourrait transporter ces hommes, femmes et enfants dignes de leurs noms. Alors que les provocations cessent car on en a assez. Le peuple comorien en a assez. Il a suffisamment souffert. Le peuple comorien, veut que justice soit faite, veut que vérité soit connue, veut que le cas soit examiné et que le dossier ne soit pas enterré comme celui du ferry Samson. La vie d’un comorien vaut chère que toutes les banques du monde…donc, écartons la malice pour un vrai procès. Et si l’Etat comorien ne prend pas le chemin juridique, les citoyens comoriens connaissent les moyens de se libérer de l’obscurité du dossier du crash eux même.   

 

SAID YASSINE Said Ahmed

   

 

 

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