Le comportement des autorités comoriennes face au drame national vécu par les Comoriens, suite au crash dans les eaux comoriennes de l'Airbus A310 de Yemenia Airways (interdit de vol en France depuis 2007 pour manque de fiabilité et vétusté manifeste), met sans conteste à nu l'incompétence, la faillite et partant, la déliquescence de l’État, si tant est qu'il en existe un, sous le Gouvernement de Sambi. Car, ce sont bel et bien les autorités comoriennes qui, en accordant un blanc seing à cette compagnie yéménite, encouragent implicitement cette dernière, à tailler des croupières à la communauté comorienne, jusqu'à ce que mort s'en suive. A l'instar de cette funeste journée qui a vu les Comores perdre près de 152 de ses filles et fils dans l'indifférence à peine dissimulée de ces mêmes autorités comoriennes, 152 passagers envoyés délibérément à la mort pour assouvir la vénalité de la compagnie yéménite et des autorités comoriennes, qui n'hésitent pas une fois sorti de l'espace aérien européen, à transvaser les "laissés pour compte" comoriens à bord des cercueils volants, qui aux dires des associations, des passagers, des experts et du gouvernement français, présentent des manquements graves aux règles de sécurité. Le Vice Président comorien, Idi Nadhoim peut toujours avancer la prétendue méconnaissance des autorités comoriennes, sur l’état de l’appareil. Pourquoi n’ont-t-elles pas appliqué le simple principe de précaution en imitant les autorités françaises ? Pourquoi n’ont-elles jamais écouté les comoriens qui prennent ce vol depuis des années ?

 

Alors que les nombreux disparus comoriens du vol Airbus A310, lui donnent toute latitude pour dénoncer les termes scandaleux du contrat, voire le contrat lui-même, signé par les autorités comoriennes et la compagnie yéménite (et mettre davantage l'accent sur le volet sécuritaire, améliorer les conditions de déplacement des Comoriens et revoir à la baisse le prix du billet d'avion le plus cher au monde), le gouvernement Sambi préfère ne rien faire et laisser les cercueils volants yéménites décimer sa population.

 

Quoi en penser ?

Ø           Voilà un président qui, d'un côté, n'a de cesse de louer la précieuse contribution tout azimut de la diaspora comorienne, qui se fait fort d'apporter à ses compatriotes un peu de mieux être et de réconfort et de l'autre, de se garder de faire quoi que ce soit qui puisse prêter main forte ou capitaliser les efforts surhumains déployés par la diaspora.

Ø           Voilà un président qui n'a de cesse de sacrifier des vies (dont les 152 disparus du vol Yéménia Airways) et les intérêts de son pays et de son peuple sur l'autel du profit, de la corruption, de l'assistanat et de la mendicité, pour peu que ses proches et ses affidés y trouvent leurs comptes.

 

Les premières interventions de Sambi dès l'annonce du crash sont, après l'invocation de l'incontournable fatalisme et de son corollaire enrobé de volontés divines, pour se dédouaner de toute responsabilité, d’incriminer la météo pour disculper Yemenia et, du coup selon certains, de protéger intérêts et autres opérations occultes. Et ce, dans la continuité du marché de dupes, de ce qui est en réalité un accord juteux (pour Yemenia Airways et les autorités comoriennes successives, au dépens des vaches à lait comoriens), signé notamment par le gouvernement Azali, le 27 octobre 1999, imité par la suite par celui de Sambi…

 

Après les 8000 victimes du tristement célèbre "Visa Balladur" qui tapissent les abysses du bras de mer entre Anjouan et Mayotte dans l'indifférence coupable des autorités comoriennes et françaises, il ne faudrait pas qu'aujourd'hui les 152 disparus dans ce vaste cimetière marin, le soient pour rien, devrions-nous penser. Eh bien si ! Si ce n'est que cette fois, l'incontournable et omniprésent Etat français décide contre toute attente, contrairement à l'Etat comorien, la mise en place d'une commission d'enquête afin de s'enquérir des tenants et des aboutissants de la mort de la soixantaine de français d'origine comorienne. Cette démission de l'Etat comorien, fait paradoxalement du pays (la France), à la fois occupant une partie (Mayotte) du territoire national et de surcroit, promoteur en chef de la déstabilisation de l'archipel (avec soit dit en passant la complicité agissante des autorités comoriennes), "le sauveur et bienfaiteur", qu'il a toujours voulu être sur toute l'étendue de l'archipel.

C'est ce qui s'appelle du négoce, une vente à la découpe de notre souveraineté : après avoir violé de façon récurrente notre constitution, foulé aux pieds notre intégrité en aidant Mayotte à se départementaliser, vendu notre nation (pavillons de complaisance, passeports économiques), Sambi en se dérobant et en omettant de tout mettre en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur cette catastrophe nationale, est entrain de profaner une fois de trop, la mémoire de nos chers disparus. Les autorités comoriennes ont sans conteste tant de morts sur la conscience, qu'il va falloir tôt ou tard exhumer et leur rendre justice. Car trop de crimes contre l'humanité donc imprescriptibles, sont commis impunément.

 

Sambi a choisi son camp. Comme tous ses prédécesseurs depuis que Yemenia fait la ligne Paris-Sanaa-Moroni, de même que tous les membres de la commission des transports. Ils défendent l’image et les intérêts de la compagnie Yéméno-saoudienne. Ils défendent surtout leurs intérêts mesquins, leurs bakchichs. Car en vérité, il s’agit d’une affaire de gros sous. Souvenez-vous quand Yemenia commence à desservir les Comores, elle n’a que quelques avions long courrier. Depuis, cette compagnie affiche (avec notamment les économies réalisées à moindre frais grâce aux avions poubelles desservant les Comores), au moins, 3 Airbus A310, 2 A330, 3 Boeing 737 et projette d’acheter 10 Airbus A350 d’ici 2012. Tant d'arrogance et de mépris dictés par l'appas du gain du pouvoir financier et politique comorien, frisent sans conteste, l'impudicité et l'indécence de ce qu'on appelle un Etat voyou régi par une république bananière. Afin d'y remédier, nous proposons et encourageons :

E   La mise en place aux Comores, d’une sérieuse commission d’enquête comprenant, notamment, des Comoriens de tous bords.

E   L’association d’avocats comoriens au collège de professionnels pour plaider la cause des victimes.

E   La diaspora à continuer à boycotter Yemenia Airways et en influant de façon déterminante dans les choix politiques du pays.

E   L’érection d’un monument, Place de l’Indépendance, à la mémoire des victimes de cette catastrophe nationale, à coté de celui commémorant dorénavant les "morts Balladur".

E   La mise en place d’une compagnie aérienne aux normes fiables et financièrement abordables – à créer ou existante – sur le trajet Paris-Moroni-Paris en remplacement de la compagnie yéménite, avec du personnel naviguant parlant français ou comorien.

 

Ont signé ce 14 /07 / 2009, les associations :

- GAC (Guilde des Artistes Comoriens) <guilde_des_artistes_comoriens_gac@hotmail.com>

- ACDH (Association Comorienne des Droits de l'Homme) <acdh-France@wanadoo.fr>

- GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores) <gritac_2000@yahoo.fr> 

- SOS Démocratie Comores <sosdemocratiecomores@wanadoo.fr>

- CAAC (Collectif des Associations des Amis des Comores) <caac.comores@gmail.com>

- CCMM (Collectif-Comores-MasiwaMane) <comores_masiwamane@yahoo.fr>

- DIASCOM (Coordination des Associations de la Diaspora Comorienne) <diascom.diascom@gmail.com>

- AFAC (Association Française des Amis des Comores) <afaccomores@yahoo.fr>

- Ligue Amicale de Culture et de Recherche Scientifique <ligueamicale@hotmail.com>

- Watwaniya <watwaniya@gmail.com>

- Comité Maore

- SOS Voyages <voyagesauxcomores@gmail.com>

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