Dans un article intitulé « UNIES PAR LES LIENS SACRES DES CATASTROPHES AERIENNES (1ère partie) », mon frère Mohamed Chanfiou Mohamed, évoquant le parallélisme des destins croisés  entre la France et les Comores sur le crash d’avions en 1968 et 2009, souligne la manière dont nos aînés se sont en sortis. Outre les aspects des douleurs communs, des communalités des repères (années, avions, crash, pertes des êtres très chers, émotions suscités…etc), c’est la prise de conscience collective qu’une chose passée soit l’enzyme d’un processus engageant l’avenir.  Permets mon frère CHANFIOU, de faire ce couper/coller « A l'époque, les élèves du lycée Saïd Mohamed Cheikh, qui se trouvaient non loin du lieu de l'accident, ont couru pour sauver les passagers. Mais, les gendarmes français les ont empêchés prétextant qu'ils allaient profiter pour voler leurs bagages. C'est ainsi qu'a débuté la révolte des lycéens de 1968, qui a pris tout le pays. La classe politique ayant pris conscience de l'affront, a crée les trois grandes formations politiques du pays : le parti Blanc, le parti Vert et le PASOCO ».


Quelle proximité d’événements jusqu’… pour voler leurs bagages. C’est ainsi qu’… ! Alors la suite ! La suite cette fois-ci dépend de nous. Nous parents sommes partis, les vieux font leur chemin, les anciens observent et la jeunesse se révolte.


Outre ceux (paix en leur âme) qui sont dans le repos éternel, la vie nous interpelle. Spectateur quel beau métier ! Mais outre de s’acquitter le prix du parking,  le loyer de nos 4 murs, la location des jumelles, outre l’oisiveté et la passivité, oui c’est vrai c’est bon métier. De plus le spectateur  reste dans les règles car « vouloir ce que veut DIEU est la seule science qui nous mène au repos ». disait le vieux K.Marx.


Nous sommes donc condamnés à perpétuité avec une durée de sûreté, OUF, indéterminée. Nous avons donc purgés les peines dans nos consciences et dans nos âmes. Ainsi serait faite la vie. L’histoire le retiendra de la sorte.

Mais la vie tend donc à l’action et l’action à la réussite.


L’action n’est pas le brassage d’air ; l’air n’est pas spasme sporadique ou émotionne ; l’action n’est pas le support de l’égo ou de la frustration ; l’action n’est pas l’imitation des formes de solidarité certes appropriée à des types de civilisation ; l’action n’est pas l’opposition de tous et tous ; Et l’action n’est pas mercantile, ni SICAV dont la lucrativité serait  politique ou publique ! L’action est construction de la case commune. C’est de la sorte que nous sommes éduqués ; c’est de la sorte que s’est constituée la société comorienne dont je suis émerveillé de découvrir son adhésion totale au sein de la jeunesse !


DE GRACE !


Inutile de faire squatter  la réflexion sur des segments périphériques  mais focalisons nos potentialités sur la suite noble et digne à donner, au moins plus utiles d’en 1968.


Pour celles et ceux, surtout la jeunesse, qui veulent, par exemple, ressusciter la solidarité inter générationnelle, ciment d’antan de la civilisation comorienne, dans les soutiens aux familles génétiquement touchées, soient humbles ! Ce n’est pas de vous l’objectif de l’action, mettez d’un côté vos égo surdimensionnés, ce n’est pas de vous, les concernés. A partir delà, la lumière de l’humilité vous accompagnera pour traverser les profondeurs abyssins afin de ramener ressusciter les âmes de nos chers disparus.


Pour celles et ceux (jeunes, vieux, anciens) qui intègrent la dimension du moment, activent nos atouts. Nous pouvons faire bouger les lignes.


Fixons, pour la compréhension et l’utilisation raisonnable, l’événement. Les moyens de communication actuelle et les possibilités de collectes et les capacités de compilation sont de portée de watwaniya qui veulent s’atteler à la tâche.


Amplifions la cadence dans le sens de la mutualisation dynamique ; dans le sens de l’accompagnement à la concrétisation des intentions ; dans la générosité des partages des savoirs et surtout dans l’intégration par le développement de participation citoyenne du peuple bénéficiaire.


Et le temps des cerises existera pour tous !!!


Paul-Charles DELAPEYRE

Un vieux de Marseille

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