Depuis l’Aéroport Prince Said Ibrahim, Palais du peuple, passant par l’Aviation civile de Moroni, où se trouve le siège du Centre des opérations des secours, jusque au retour à l’Aéroport Prince Said Ibrahim, les familles et amis des victimes du crash de l’Air bus A310 au large du Nord de Ngazidja, ont fait le parcours de leur séjours sur Moroni. Mais déçus par le comportement de la communauté comorienne des Comores, ces derniers n’ont pas pu cacher leurs sentiments d’amertume. Cette communauté qui reste inexpressive par rapport à la perte considérable des siens dans les eaux des Comores. Comme l’appel pour un recueillement n’a pas été répondu, la marche qui conduisait au siège du COSEP n’a pas été de même. Non répondue. « Ce cortège funèbre » permettez ce passage, n’a connu que de comoriens de France entièrement battus par ce drame.


Depuis au Palais du peuple de Hamdramba, le porte parole du collectif des familles et amis des morts Said Ahmed El-Kabir…a tenu la parole dans laquelle, les autorités accolées à ce drame ont été pointées du doigt et demandait par la suite leurs démissions. « Parait-il que les corps qui sont repêchés à Tazanie, vont être enterrés là-bas. Si le gouvernement opère pour qu’ils soient enterrés là-bas, nous n’allons pas accepter et lutterons jusqu’à la dernière goute du sang ». Disait Said Ahmed El-kabir.  Outre, il a confirmé que depuis l’arrivée de cet accident, aucune vérité n’est à leur connaissance. Une situation aussi déplorable. Mais avant son intervention, monsieur Ahmada Ali, un comorien, habitant de la Haute Savoie, qui a perdu sa femme dans le crash a donc ouvert la séance et au cours de son allocution « innalillahi wa inna aliyhi radjiuna ». Et ce n’est que le pouvoir de Dieu qui est plus puissante dans toutes créatures. Ce notable comorien de la haute Savoie, a sollicité le calme et la patience car « inna dhwaha maaswabirina ». Après la séance, une marche a été effectuée jusqu’au siège du COSEP. Pour une seconde fois, Said Ahmed El-Kabir a tenu la parole pour remercier les efforts déployés par le COSEP, une instance qui s’est chargée pour la recherche des corps disparus en mer. Suivant Un des membres des familles des victimes venant de France, pour séjour d’une semaine Yasser Arafat Mohamed Charif, a sévèrement critiqué le laxisme du gouvernement en place par rapport à la situation qui se présente en ce moment. Comme son collègue, El-Kabir, la démission des autorités sensibles de cet évènement devait avoir lieu et déplore que depuis leur arrivée, jusqu’à maintenant aucune vérité n’est connue. Ils n’ont pas droit de connaître la vérité par rapport au crash.


En tout cas les émotions, les consternations…et autres sentiments de dégouts…se sont succédés. Le plus embouteillant est le fait qu’aucun service n’a été à leur disposition depuis le début de leur séjour pour leur éclairer aussi mis à part la situation du drame, les démarches administratives devant être suivies. L’affaire du passeport biométrique, ou la carte d’identité nationale…qui n’a pas été à leur su, n’est qualifiée qu’une méchanceté de la part des autorités aux membres des familles qui n’ont qu’une semaine sur le sol comorien. Ils doivent selon certains, être informés de façon aussi claire pour qu’ils puissent bien se préparer de cela. Mais non, à la demande du service de l’immigration, il faut et impérativement qu’ils se procurent de la nationalité comorienne avant leur rentrée en France. Ceux qui ont acquis la nationalité française, doivent être disposés de la carte d’identité nationale comorienne et ceux qui ne sont pas français de nationalité, doivent être en disposition du nouveau passeport. Entièrement consternés, ceux venant de France pour cause du deuil, se sont vus autres chez eux. « Washimwa nizo walawa wa rende, na nizo watafakari wazi rantsi »


Juste ce Mardi matin, vers dix heures, ce convoi a quitté les Comores pour la France mais comme ils n’ont pas cessé de l’affirmer, ils rentrent bredouilles. Aucune satisfaction n’a été accueillie, suite au drame, dont aucune connaissance du déroulement du dossier, mais toujours, ce dossier fait repos dans des nuages. Où donc se cache la vérité de ce crash ?


SAID YASSINE Said Ahmed

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