SOURCE: AL-WATWAN

Les comoriens, comme le reste du monde islamique, observent depuis samedi le quatrième pilier de l’Islam. Mais ce mois de piété et de soumission n’apporte, paradoxalement, aucun fléchissement sur les prix des produits servant à couper le jeûne. Les ménagères font, comme à l’accoutumée, face à la loi du marché tel instauré par les vendeurs en pareille période. Les consommateurs des produits locaux sont les plus touchés étant donné que la demande demeure plus forte que l’offre. Les prix des denrées alimentaires, plus précisément des produits locaux, sont en hausse vertigineuse en ce mois sacré de ramadan.

 

Au grand marché de Volo volo, le marchandage donne le tournis. Un régime de dix bananes vertes est vendu à 1000fc, soit à raison de 100 fc la banane verte. Maman Amina, faisant sont marché, estime que ‘‘le manioc et les patates sont abordables car avec 3000 fc on peut s’acheter un tas de manioc pouvant suffire à une famille’’. ‘‘Par contre la banane, la plus prisée en ce mois, il faut débourser la coquette somme de 6000fc au minimum pour se procurer une quantité suffisante pour une famille aussi nombreuse comme la mienne’’ se plaint la même Maman Amina. Pour un menu complet, il faut ajouter 1500fc pour 1 kg de poisson, sans compter les autres ingrédients.

 

Le kilo de viande est toujours maintenu à 1750 fc. Par contre pour les ailes de poulet, le prix est revu en hausse. Il est passé de 800fc à 1000fc.

Quant aux produits importés, les prix stagnent. Le prix du riz a baissé. On achète le kilogramme à 250 fc, par contre le sucre, l’huile et la farine les prix restent les mêmes. “Le seul problème est dans l’approvisionnement des produits locaux, dont les prix sont inaccessibles, or nous autres ne nous sentons pas satisfaits tant qu’il n’y a pas de la nourriture locale au foutour,’’ a déclaré Fatima Youssouf.

 

ASA

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