Une semaine après la prise de fonctions du nouveau préfet du Centre, Ali Mohamed Djalim, qui a succedé MAB El-had, COMORESplus s'est entretenu avec cette personnalité pour connaitre son opinion.

 

COMORESplus : Monsieur Ali Mohamed Djlim, vous êtes le nouveau préfet du centre, alors vue la situation qui se présente en ce moment, quelle est votre opinion ?

 

Ali Mohamed Djalim : Moi, je sais très bien que je suis nommé dans des circonstances particulières. Ma nomination a été faite dans une limite de conflit, entre le gouvernement de l’Union et celui des îles autonomes… d’emblée, moi je dis en tant que citoyen, tout d’abord, que cette querelle politico politicienne, ou juridique, n’est pas la mienne. Dans la mesure où moi je m’identifie comme un citoyen, au service de l’Etat et mon acceptation pour remplir cette tâche confiée par l’Etat est guidée par un esprit, de loyalisme républicain, c’est-à-dire, qui s’inscrit dans un cadre de citoyenneté, un citoyen actif pour service aujourd’hui, autrement, et autre niveau, mon pays.

 

C.P : On voit très bien que s’agissant d’un parcourt politique, vous êtes dans l’ombre, pensez-vous que votre nomination n’est pas surprenante chez certains ?

 

A.M.D : Je l’ai dit dans mon discours, lors mon investiture… la semaine dernière « ma nomination, est d’une question moins politique, que républicaine, moins militante, au sens partisan du terme, que encore une fois, républicaine, ça veut dire que moi, je ne suis l’homme de qui que ce soit, je n’appartiens à aucun parti… », quand bien même je dois l’avouer publiquement, que par contre un parti pris, pour des valeurs idéales, pour des idéaux, notamment la république, la consolidation d’un Etat de droit, le démocratie, la défense des plus faibles, et les plus démunis, notamment les jeunes et les femmes.

 

C.P : Passer de l’enseignant de l’Université à la préfecture, c’est-à-dire devenir préfet du centre, peut-on dire de cela est un sursaut ou un rythme normal ?

 

A.M.D : Ben, un sursaut, une promotion, non, comme je l’ai dit tout à l’heure. Je pense qu’il fallait à un moment donné que je serve mon pays, autrement, et à un autre niveau et cette fois-ci, je pense que je saisis l’opportunité et je l’accepte.

 

C.P : Un petit retour en arrière, avec les tâches que vous avez héritées et qui ne sont pas moindres, évidemment, pourriez-vous nous dire que vous serez en mesure de surmonter les difficultés ?

 

A.M.D : Ah, là croyez-moi, je mesure l’ampleur, et la complexité de la mission, qui m’attend et les difficultés des tâches également qui m’attendent, mais comme souvent on dit la complicité, est souvent au rendez-vous de la faisabilité, j’ai confiance en moi-même, et je compte beaucoup sur le soutien des citoyens et du gouvernement qui m’a nommé préfet du centre.

 

C.P : Aussi, vue les conditions, de travail dans cette préfecture, dont vous êtes maître, alors pourriez-vous aussi dire que les choses vont se dérouler aussi normal ou vous êtes avalés par une crainte ?

 

A.M.D : Oui, je pense et je vais aménager tous mes efforts pour remplir la mission et les taches qui me sont confiées. Justement l’état de délabrement, de l’administration, est préocuppant. Ne seraient que les locaux qui abritent l’administration, de la préfecture, cet état est déjà un exemple révélateur, qui illustre déjà une image, désolante d’une institution qui déjà au dire des citoyens…ressemble plutôt à une porcherie qu’un bâtiment administratif. Il n’ y a qu’à voir l’état désolant de la préfecture du centre. Je ne cesse de le répéter, que ces locaux qui abritent l’administration préfectorale, méritent être dans un état présentable.

 

C.P : A qui donc la responsabilité de l’état actuel du batiment de la préfecture, qui se dessine insalubre. Avez une idée ?

 

A.M.D : Non, sinon, sachez que l’héritage est là. Moi, je sais qu’aujourd’hui en tant que dépositaire de l’Etat dans cette région, qui regroupe l’agglomération de Moroni, la région de Bambao et celle de Hambou, je ne ménagerai aucun effort pour tisser une image si ternie et si désolante.

 

C.P : Comme nombreux vous connaissent, une tête bien faite et à qui on a confié ce lourd fardeau, quelle promesse que vous allez donner à ces gens là ?

 

A.M.D : Je crois que changer pour améliorer est possible. C’est un impératif qui ne peut être atteint. Je l’ai dit encore une fois, lors de mon installation, qu’à la condition d’une gestion transparente, peut nous associer à une condition qui nous réunit tous, en tant que comoriens, la seule condition, c’est de sévir l’Etat, et la nation. Plus concrètement je procéderai à la modernisation de l’administration préfectorale. Tout d’abord par une initiation d’un service d’informatique dans l’administration préfectoral qui peut être opérationnelle dans les prochains jours. Et des organigrammes plus adaptés aux exigences du moment.

 

C.P : Que pensez-vous du séjour passé de votre prédécesseur dans ces locaux ?

 

A.M.D : Je salue les efforts qu’il a déployés, lui, mon collaborateur, et je lance un appel à son endroit pour participer et pour collaborer afin de parachever, les chantiers qu’il avait même initiés. 

Propos recueillis par 

SAID YASSINE Said Ahmed

 

 

 

 

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