400264 334120876615551 95458056 nSelon que l'on soit puissant ou misérable, … . Balivernes, sornettes et autres jolis mots pour enfumer la bonne conscience du peuple. 8 Millions de Fc ! Tel est le prix de la liberté que s'est offert l'ancien patron de la sécurité intérieure. Et même, la maison justice est magnanime. Elle fait preuve de beaucoup de bienveillance, allant jusqu'à faire crédit. Abou Achirafi n'aurait payé, pour l'instant que, la moitié de la somme exigée, soit 4 Millions. Pourtant, il est libre !

«  La loi pour le silence ? »

Le scandale de la décennie n'a de cesse de connaître de multiples rebondissements. Le chef de la sécurité intérieure poursuivi pour détournement d'argent, en bande organisée, vendant la citoyenneté comorienne dans un réseau parallèle. Après les folles rumeurs ; attaque de la caserne, exfiltration, opération commando du gendarme du désert. Après les tentatives maladroites du Palais d'aménager le régime carcéral de l'ex flic. Après les différentes pressions, la justice vient d'accorder la liberté, sous caution bien entendu, à Abou Achirafi. D'aucuns affirmeront que ce n'est que l'application simple de la loi. Droits de l'hommistes et partisans du flic déchu seront à ne point douter de ceux-là. Tandis que beaucoup d'autres continueront à mobiliser les neurones pour comprendre l'empressement de la justice à répondre aux nombreuses sollicitations amicales de la défense.

 

Or, au pays où même le premier magistrat reconnaît avec une franchise décomplexée et sans une once de culpabilité la faillite du système judiciaire, où la quasi majorité des hommes en robe noire approuvent le diagnostic, après s'être livrés à des accusations mutuelles graves et demeurées sans suite, et où il est de notoriété publique que les citoyens confrontés à cette justice jouent à la loterie russe, tant les délais et =la probité des jugements sont souvent sujets à questions,  l'annonce de la liberté retrouvée d'Abou Achirafi défie l'entendement.

 

Le député Abdoulfatah Said Mohamed a tout au long de l'incarcération de l'ex-policier dénoncé des agissements supposés étouffer l'affaire compte tenu de ses ramifications politiques, surtout du montant exorbitant de l'argent extorqué ou détourné. 2 Milliards. Fc et des bénéficiaires.

 

Par ailleurs la recomposition du paysage politique en cours, sa porosité et les alliances en alternance, contribuent à alimenter la suspicion collective et à susciter beaucoup d'interrogations. La loi serait-elle au service d'un silence opportun ? Toujours est-il que toutes les lectures sont possibles, les interprétations multiples et une chose certaine : le palais de justice a du mal à redorer son blason. D'où l'idée d'une petite caution solidaire pour apaiser les esprits.

BAKARI Idjabou

COMORESplus

 

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