aliEncore une fois le député Abdoulfatah plonge dans l’exagération. Dans un article paru mardi 13 août dans le journal La Gazette, le député de Moroni nord a tenu, comme à son habitude, des propos indignes envers le gouverneur de l’île autonome de Ngazidja. Mais s’agissant de lui, rien n’est étonnant. Car cela fait plusieurs mois que le député s’agite dans tous les sens, tire sur tout ce qui bouge en voulant se faire passer pour le défenseur du peuple comorien et le champion de la lutte contre la corruption en Union des Comores. Aujourd’hui, c’est en défenseur d’un mouvement Orange, selon lui, trahi et persécuté par le gouverneur Mouigni Baraka.

En réalité c’est le député Abdoulfatah qui porte l’étendard de toute fracture éventuelle du mouvement Orange. Et par conséquent, il sera l’un des principaux responsables de la division qu’il annonce lui-même. Accuser le gouverneur de ne pas avoir tenu compte de la proposition du mouvement Orange est une aberration. Dans le nouvel exécutif de l’île, on compte au moins trois commissaires Orange : le commissaire à la Production, le commissaire à la Fonction publique et le commissaire à l’Environnement. L’argument selon laquelle, on exige le commissariat aux Finances ou rien ne correspond pas aux règles républicaines. Le gouverneur élu au suffrage universel est en droit de refuser toute injonction, surtout lorsqu’elle ne répond pas à l’intérêt général.  Accuser le gouverneur d’être «  hostile » à l’égard de la capitale relève d’un manque de reconnaissance. Pour la deuxième fois consécutive, le gouverneur nomme un commissaire issu de la capitale après avoir proposé la nomination d’un nouveau ministre moronien au gouvernement de l’Union sans parler de tout le reste.

Enfin, accuser le gouverneur de gouverner seulement avec ses amis témoigne d’un lot de mauvaise foi. Avant de nommer le nouveau gouvernement insulaire, le gouverneur Mouigni Baraka a pris le temps de l’écoute des partis politiques de la mouvance et de la concertation avec less différentes coordinations régionales du mouvement Orange. C’est ainsi qu’au sein de l’exécutif mis en place on trouve des représentants des partis politiques et des personnalités de la société civile. Et cette ouverture ne se limite pas aux postes de commissaires. Plusieurs directions et autres structures importantes de l’île sont dirigées par des personnalités issues de divers horizons.

C’est pourquoi nous demandons à la population de l’île de ne pas se laisser bernée par un esprit qui s’éloigne de la réalité. Le gouverneur actuel de Ngazidja veille à l’équilibre de nos institutions par rapport aux forces vives de la nation et au respect des droits de tout un chacun. 

ALI MMADI

Directeur général de la communication de Ngazidja

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