3135481802_1_2_AIZKpFte-1--copie-1.jpgIl ya plus de trois mois, quelques auteurs présumés des nuits des émeutes du 23/24 décembre 2012 et du 26 janvier 2013, sont placés dans les oubliettes de Dawedju. Et parmi lesquels sans doute, des innocents. Depuis, des rebondissements… se sont produits. Mais voilà, il y a quelques temps, la situation est en veilleuse. Ce qui est très original, c’est le fait que le procureur de la république préfère laisser reposer l’affaire qu’on lui a confié dans l’amiable. Pourtant il dispose des moyens pouvant lui permettre d’avancer le procès.

 

Les ikoniens d’esprit jugent cet arrangement à l’amiable de néfaste. Quelque soit le temps que cela prendra, un procès doit avoir lieu. En vérité, il est constaté qu’aucun effort n’est épaulé sur ce sujet. Voilà un agissement qui suscite le doute. Si ce procureur est en manque d’éléments, il est certain que le chef du service des renseignements généraux peut lui servir de guide… car c’est bien son boulot et par chance, il est natif et vit dans le milieu des émeutes. Non seulement cela mais dans une conférence de presse, d’autrefois, il a confirmé quelques dires ayant le sens d’assimilation.   

 

Sur quelques silences, on s’interroge.

 

Pour ce qui concerne les éduqués de la cité, à savoir les instinctuels, pourquoi aucune voix leur n’avait jamais été entendue au sujet de ce problème depuis les nuits des insurrections jusqu’aux tuyaux du procureur de la République ? Un système qui se traduit par le silence et quelques revirements assassins, laissant la paix ikonienne emmurée dans les mains d’une bande des félins. Le deuxième silence, celui du vice-président en charge de finance, qui a élu Ikoni comme domicile depuis plus de trente ans. Là où il y a tous ses biens, sa femme, ses enfants, sa famille… ses sommeils, ses détentes… pour ne citer que ceux-là. N’est-ce pas un ikoninen, bon ou mauvais mais un ikonien notoire ? Alors, pourquoi depuis l’éclatement des émeutes, pourquoi depuis l’imbroglio juridique commis par le procureur de la république, cet ikonien de vie sienne n’a dit aucun mot ? Ni pour condamner publiquement l’acte, ni pour planter dans la paix, ni pour la recherche d’une solution ? De cela, on a droit au doute ? Possible.

 

Le « fond du cœur » meurtrier du ministre de l’intérieur Ahamada Ahamada Abdallah face aux ikoniens, dégage ses écailles. Le ministre qui a signé le protocole de paix, de la honte, bien de la honte. Car, c’est lui le premier violeur de cet acte. Le ministre de l’intérieur qu’on a contacté dans le but de réprimer la seconde émeute, et qui a répondu : « débrouillez-vous ». Le ministre de l’intérieur qui a mis sept heures de temps avant d’agir, au moment où on l’ a imploré et l’averti du drame, à temps… le ministre de l’intérieur qui n’a fourni aucun élément pour l’enquête, le ministre de l’intérieur qui s’est désavoué lui-même en trahissant ses paroles… dont la promesse tenue devant des milliers de téléspectateurs que justice sera faite… ne mérite que d’être entendu lui aussi au moment où la justice comorienne aura sa liberté et aura un procureur de la République imbibant dans la tâche sienne. Le silence de Hamada Abdallah, ministre de l’intérieur, n’est pas orphelin.

 

A qui le tour ?

 

La nouvelle maire de la commune de Bambao ya mbwani, Mme Mariama Mzé Mmadi, doit tenir compte des urgences. Et voilà, pour sauver sa dignité et celle de la ville dont elle est originaire. Pour sauver la dignité de la commune dont elle est maire, et la région dans laquelle la commune de Bambao ya mbwani, Mme le Maire doit pousser cette justice pour que le procès soit déroulé. N’est-ce pas elle le magistrat suprême d’une commune où se trouve Ikoni détruite et chef lieu de cette commune ? Alors voilà, son devoir dans cette affaire, doit commencer par la justice. Et ce devoir sien doit aller au-delà de sa volonté de réaliser et de ses sentiements... Quelques passions doivent être placées dans le placard… D’abord cela doit commencer par les propriétaires de plus de vingt voitures qui étaient garées ensemble, au même moment, dans une même cour, la nuit des émeutes… et là sans doute, il y a eu une alarme qui sonné. Ensuite, passer par convaincre cette justice d’auditionner ceux qui méritent l’audition et qui l’échappent pour toujours, parmi lesquels ceux qui ne veulent pas que le procès aie lieu. Comment donc, l’affaire très grave des nuits meurtrières… est baptisée en division, en affaires communales…, en banalité et qu’aucun ikonien ne parle plus de ces nuits qui ont rendu la ville d’Ikoni une maison hantée ces derniers moments ? Que le drame soit replacé dans les esprits pour que solution soit trouvée afin que la ville d’Ikoni, la commune de Bambao ya mbwani et toute la région de Bambao reprennent leur calme, donc l’harmonie.

 

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

 

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