Il y a une semaine, un évènement extraordinaire voire couteux s’est produit à Ikoni. Plus précisément le lundi 27 mai 2013. Sur les colonnes de COMORESplus et de Mlimadji, l’information a été diffusée et nombreux sont ceux qui ont été informés à temps réel. Il s’agissait  du soi-disant acte de reconnaissance, selon lequel Issimail Aboudou, se reconnait commanditaire des émeutes qui ont dévasté la ville d’Ikoni, la nuit du 23/24 décembre 2012 et du 26 janvier 2013. Ce vieux illettré qui aurait été pris au piège, a pu échapper bel grâce à l’aide de Dieu et au reflex de sa femme, Mme Saadia Ahmada.

 

Cependant, deux jours de suite, Issimaila Haboudou, s’est rendu au tribunal de Moroni et a porté plainte contre les deux individus munis du soi-disant acte de reconnaissance et qui voulaient salir son image. Bien sûr cette réaction, c'est-à-dire le port de plainte, a eu des soutiens et des adhésions. A chacun son opinion, mais car nous sommes dans un Etat de droit, la justice est attendue pour trancher après jugement. Par la suite, la Mairie de Bambao ya Mbwani a publié un communiqué qui condamne catégoriquement l’acte et soutient Issimaila Aboudou dans son orientation juridique sur ce sujet.

 

Pa railleurs, le soir du lundi 3 juin 2013, quelques responsables bien actifs d’un des trois quartiers d’Ikoni et parmi lesquels quelques uns des rédacteurs du faux acte de reconnaissance, se sont réunits dans une des places publiques… de la ville, spécifique d'un quartier... pour bannir Mme le Maire de Bambao à cause du communiqué susmentionné condamnant l’acte « d’usage de faux document ». Certains instruits ont pu arriver à convaincre des vieux qui n’arrivent pas à lire le français, que le communiqué n’a aucun contenu que d’insulter « la partie ». Décevant et ahurissant. D’ailleurs depuis quand dans le mila na ntsi, on banni une femme en public et surtout que c’est dans nos bangwe ?

 

Charifa Said Koum

COMORESplus

 

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