ELHADCe n'est pas nouveau. Il y a au moins dix ans de cela, la MaMwe et son " Super Héros" l’AND, alors Boléro Premier Ministre (CRC man) du régime militaire de colonel Azali Assoumani, ont débarqué en masse avec des coups de feu à Mkazi, depuis la porte d'entrée de cette ville, un jeudi soir, plus précisément à 23h. La cause n’était autre que de délestage et des factures de la sombre. Dans la journée de ce jeudi noir, un des jeunes de Mkazi, entrait en ennui avec des agents de cette société susdite. Tout de suite, ils commençaient par annihiler l’éclairage, et ceux qui alimentent vérandas et ceux qui alimentent les ruelles, dans le but de plonger la ville dans le noir. Du coup, la jeunesse mkazienne se retrouvait dans l'obligation de défendre ses biens et ses habitants contre l'armée nationale « qui est sensée mettre l'ordre ». Pour mettre fin à cette mutinerie, il a fallu attendre le vendredi après-midi. Sinon des grandes pertes ont été enregistrées dans les deux parties. Cela a fait que des soldats ont juré de ne plus remettre leurs  pieds à Mkazi et d'autres de prendre leurs revanches, une fois qu'une occasion se présente.

Trois ans après, dans un conflit opposant cette même localité à une autre localité alors, Houmedi Msaidié (un autre CRC man) Ministre de la défense, donne le feu vert à l'armée nationale d'intervenir. Cette dernière tire à balle réelle sur un jeune à la main de qui, une arme blanche. Ce soldat n'a jamais étais ni jugé ni sanctionné et le ministre Houmedi Msaidié jouit toujours de sa liberté morale sans jamais être interpellé de cette bavure, nés de l’irresponsabilité sienne.

Aujourd'hui  Boléro de retour à la défense, Mgomdri, un membre fervent de la CRC, à la tête de la Mamwe : même scénario. Délestage et factures de la sombre, font appel au trio "MaMwé-AND-CRC" contre la localité Mkazi. Ce Lundi 20 mai 2013, l’AND s'en est pris à tous ceux qui bougent.  Cela a fait qu’un jeune innocent  de Mavingouni a été passé à tabac par l’armée nationale, croyant qu'il était de Mkazi. Et un septénaire assis dans la véranda de la mosquée a été tabassé par l'armée de même (bras et jambe cassés : hospitalisé). Un autre soldat s'introduit dans la même mosquée pour s'en prendre à des jeunes y trouvant refuge. La situation a mal tourné, et ces jeunes ont pris le dessus sur ce soldat. Ils l'ont retiré son arme et son uniforme. Heureusement rapidement son arme et son uniforme ont été ramenés à Kandani. D’autres jeunes rattrapés  et tabassé par l’armée sont toujours en garde à vue et d’autres à l’hôpital. Un grand massacre s’est produit, heureusement aucun mort, n’est déploré. Voilà encore une fois un CRC man, disposant d’un pouvoir, il privilégie la voie de la guerre au lieu de celle de la justice et de la coopération.

Coïncidence ou mauvaises gestions de crise de la part des membres du CRC ?

Quoi qu'il en soit, nous  condamnons les actes des jeunes de cette localité contre les agents de MaMwé. Mais cela ne nous empêche de condamner l'action de la direction de MaMwé qui a refusé la négociation avec les notable de cette localité et qui envoie ensuite ses agents sur le terrain connaissant déjà que la population est hostile de l'action de Mamwé. Nous condamnons l'action des responsables politiques en particulier ceux de la défense et de l'intérieure qui continuent à privilégier l'intervention de l'armée à celle de la justice et de la coopération avec les responsables locaux, pour trouver les solutions aux crises. Le ministre de la défense envoie l'armée avec des fusilles dans les villes pour résoudre les problèmes locaux. Nous prions tous donc, pour une solution paisible et que les responsables politiques comprennent qu'un problème pareil ne peut se résoudre que par la voie de la justice en parfaite coopération avec les responsables locaux et non pas par la voie de l'armée

Youssouf MOHAMED ELHAD, Marseille

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