Il n’y a pas que le domaine financier uniquement, qui souffre de la malhonnêteté des autorités. Comme tous les départements aux Comores, le département du sport, traverse une cataracte très agitée dont la corruption et le favoritisme. Deux maladies qui l’enfoncent dans le néant. Des échelons montés, des points gagnés, des divisions en parachute… tous dans la disproportion. Ce désordre occupe grand terrain dans le domaine sportif et le paralyse de plus en plus, depuis que le monde sportif est monde. Et quel rôle joué par la Fédération Comorienne de Foot-bal ? Et les différents observateurs qualifiés du domine, auront des mots ou maitres de maux ? 

 

Certes l’illustration est plus qu’accablante. Tout récent, ces jours-ci, plus précisément, l’ancien champion des Comores Union Sportive Zilimadju, connue au nom de Bombon ndjema s’opposait au Club de Chindini dans le Sud de Ngazidja. La victoire de Bombon ndjema dans ce match a été pour elle, un tremplin illicite pour monter à la division supérieure. Quoi pourrait être magouille singulière que la manière dont cette équipe est montée à la cime ? Gain des points par trafique organisé. Sur le terrain, l’équipe vainqueur, dont Bombon ndjema a fait jouer Nasser et Nadhoir, deux joueurs, pourtant pénalisés à deux cartons jaunes successifs. Et s’ils jouent quand même, selon le règlement de la fédération comorienne de foot-bal, Bombon ndjema dont l’équipe faussaire doit être ôtée de quelques points de classement. Et cela pourrirait mettre au devant l’équipe d’Elan club par rapport à Union Sportive Zilimadjou.

 

Autre cas, ce même Bombo Ndjema, a fait jouer sur le terrain un joueur au nom de Said, originaire d’Itsandra, préalablement muté à Moheli. Un club n’a pas droit de faire des mutations excessives, disons trois sur la même période, selon le règlement de la Fédération Comorienne de Foot-bal. Faute en surcharge. Un laisser-faire toujours abusif. Donc selon la prescription de cette même fédération, il n’est pas autorisé trois transferts… ayant lieu à la même période. Ce genre de tricherie s’avérait toujours conséquent de sorte que deux points de classement devraient être retirés et le joueur objet de cet abus, doit être interdit de jouer pendant cinq ans. Mais avec la corruption qui est monnaie courante aux Comores, avec l’irresponsabilité qui règne dans le département du sport, notamment du foot-bal… la camaraderie, le chauvinisme, la centralisation des tâches toujours dans ce domaine… cette tumeur paralysant ce domaine pourrait être éradiqué ou elle est incurable ? La fédération comorienne de foot-bal est une mauvaise maitresse. Quand est-ce que le sport sera appliqué avec mérite pour que le pays vive sport avec le talent des talentueux… bien étouffés par les voix uniques et la grandeur des esprits de replie ?

Charifa Said Koum

COMORESplus   

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