383380 2845233453978 447983850 n[1]Les magistrats comoriens, devraient être débordés de travail, sachant que les Comores sont placées en troisième position des pays les plus corrompus au monde. L'impunité devient la règle et aucune des grandes affaires faisant la une des médias aux Comores ne finit devant les juges.  Aucun régime n'a fait de la justice une priorité. Cette situation a légalisé cette pratique et sa généralisation dans tous les niveaux de l’Etat. Un système qui devient donc une évidence.    

Aucune société d’Etat ni administration n'est épargnée. Et même les tous nouveaux en expérience, c’est-à-dire les maires pilotes sont fortement contaminés. Les attributions illégales des marchés, qui même dans certains coins gomment le beau climat, poussent chaque levée du soleil. Alors dans certaines mairies  on se demande comment les mêmes entrepreneurs gagnent toujours les marchés alors que leurs œuvres sont toujours sans fruits…  

Commission de lutte contre la corruption, dans le cimetière.

Certes la commission nationale de lutte contre la corruption pourtant vantée par les autorités du régime en place, comme étant remède du fléau, dont la corruption apparait inerte, démissionnaire de la tache qui est la sienne. Dépourvue des moyens matériels, humains et financiers,  remplir ses devoir n’est pas sous ses mûrs. L'histoire judiciaire du pays s'inscrit dans cette logique. Toujours beaucoup de bruits pour rien. Aucun jugement ni condamnation ne sont prononcés, même dans les rares cas où des arrestations étaient ordonnées. Au finale toujours rien. Des affaires historiques qui devaient faire l'objet de grands procès ne sont jamais arrivées à ce stade. Cette structure a permis le peuple comorien d’instaurer une autre forme de justice, qui est celle de la rue qui juge et qui prononce les sentences.

L’exemple le plus frappant est celui de l'affaire de l’intertread, qui a fait couler beaucoup d'encre et des salive sans pour autant qu’un procès soit organisé. L'accusé Said Abdallah Mchangama, lui même après la fin de son régime et l'arrivée du président Taki avait demandé dans les médias à ce que l’affaire soit close par une justice libre qui va le juger.  Il a bien précisé qu’aucune influence, ne peut être de mise au moment où il n’exerce aucune haute fonction. Un an après, l'ambassadeur de Suède aux Comores a dit : « il n'a jamais eu une affaire intertread », mais à cause du laxisme de la justice, l’opinion publique a pu s’attribuer le dossier. Et voilà, procès est fait et la sentence est tombée. Un carrière politique est stoppée nette.

Les Comores sont le seul pays au monde ou après la chute d'une dictature aucun procès n'est organisé à l'encontre des anciens prédécesseurs. Ce qui fait que  tous les morts sous le régime Abdallah sont restés impunis aux yeux de la justice mais pas sur celles de l'opinion. Les responsables politiques ont intérêt de mettre en place une vrais justice pour pouvoir échapper à celle de l'opinion publique qui est définitif sans possibilité d'amnistie. Le procès du général Salimou, sert un autre exemple car sans procès, Salimou restera toujours l'assassin de Combo Ayoub et il serait condamné à jamais par l'opinion. Pour sortir de cette conviction que tous les politiques sont des voleurs et tous les administrateurs sont des corrompus, il est urgent de mettre en place une vrais justice.

Assoumani parabolik             

COMORESplus

Retour à l'accueil