IMAG0054Etat démissionnaire, Etat complice ou Etat victime ? Une situation qui avance peu à peu mais avec un climat délétère. Depuis quelques temps les Comores vivent dans un désordre total, duquel la population est la principale victime. L’insécurité, l’incivilité, l’injustice sont autant de maux qui illustrent la faillite de la classe politique et religieuse. Et pourtant dans les majliss, dans les mosquées, des hommes en turban ne cessent pas de prêcher inlassablement. Les arrestations arbitraires, les assassinats, les scenarios complotistes sont tous à créditer sur le compte des autorités comoriennes notamment politiques et religieuses. Depuis le régime Abdallah sous lequel la mort d’Abdulkader Hamissi, d’Ali Adil, de Gaya, de Boinaidi Mnamdji, de Said Adam et d’Aboubacar Boina, entre autres des noms qui figurent amèrement dans les anales de l’histoire des Comores, des martyres de la cause comorienne, victimes du régime des mercenaires. Ensuite Apache de Foumbouni affreusement abattu, lors des échanges de tires, parait-il. Tout comme  Issmaila Ahmada Mbaé de Chaouani, aussi fauché par les bales de quelques militaires en 1995, près de son domicile, d’Aboubacar de Mitsoudje parmi les victimes de même. Aucune enquête ouverte! Sous Sambi, la mort de Mohamed Farouk, du colonel Combo, du Dr Assad Said Omar, l’agression tortionnaire d’Ahamada Komik de Nvuni par des policiers sont rangés dans les placards. A qui profitaient ces crimes ? En tout cas les autorités n’ont jamais parlé de ces drames, un silence radio !

 

Sans la conscience du peuple, les autorités récidivent.

 

Autre méthode à la Sékoutouré et à la Moboutou, des faux coups d’Etat, à l'image du « complot peul de la Guinée », inventé par Sékoutouré afin d’anéantir Diallo Telli, un ancien diplomate guinéen de l’époque. Sauf que l’affaire du vrai faux coup d’Etat du 20 avril 2013, ne sert que pour impressionner un chef d’Etat qui ne s’était jamais préparé à diriger un pays. Là, quelques malins, aussi mal intentionnés ont pu réussir à piéger le chef de l’Etat comorien Ikililou Dhoinine. Dans le seul but de conserver leurs prébendes aussi longtemps que possible. C’est ainsi que Toyb Maarouf, Baba tay, Amdjad Ahmada Djaé, Housseine Maoulida, Ahamada Satouli et les quelques africains, soi-disant mercenaires, passent leurs vies en taule, sans jugement sans preuves de leur implication. Rien ! Et de ça personne n’en parle ! Ni la classe politique, ni les chefs religieux, ni les mouvements de tous bords. Et voilà des humains qui suent sous l’oppression de l’injustice. Ou un peu à l’Ukrainienne ? 

 

Certes, le ministre de l’intérieur lors de la soi-disant tentative de coup de je ne sais pas quoi et qui a confirmé la thèse de cette tentative, Ahamada Abdallah a beaucoup à dire et sur l’affaire de ce scénario et sur l’affaire des morts et des disparus sous Abdallah et Bob Denard, moment où il a été député de Moroni-Nord. Lui-même un des confidents d’Ahmed Abdallah Abderemane chef de l’Etat de l’époque. Mais pourquoi ce silence radio de la part des citoyens comoriens face à ces problèmes qui ne font qu’empirer au quotidien ? Des responsabilités abandonnées, des impunités perpétuelles. Si ces politiques croient qu’ils baignent dans l’opulence, s’ils pensent que leurs comptes ne seront jamais demandés, qu’ils se détrompent. Car, personne ne pourrait se dire qu’en 2014, des collaborateurs de Nazi, pourront être découverts.

 

Pourquoi tant de silence du ministère de la défense.

 

Enfin, la semaine dernière, Doudou Issa, un jeune d’Ikoni, a été sauvagement assassiné et a rendu l’âme à la brigade d’Ikoni pendant qu’il était en garde à vue prévue de 48h. Il est mort dans une condition qu’aucun être humain se disant musulman ne peut que prendre pris frayeur. Et même, la toilette mortuaire n’a pu être faite avec ses mesures. Et là, ni le régime en place, ni le responsable de la défense, ni le ministre de l’intérieur ne se sont manifestés d’aucun sentiment de regret face à cette barbarie. Et pourtant de gauche à droite, ils roulent pour la quête des bulletins de vote qui aura lieu dans moins d’un an. Le ministre de la défense qui est le garant suprême de ces unités doit se manifester et donner de lumière dans ces situations qui sont plus qu’inquiétantes. Depuis l’affaire du vrai faux coup d’Etat, jusqu'à la mort du jeune Doudou. Avant de plonger dans le dossier des accords de défenses militaires entre les Comores, la France et l’Arabie Saoudite, il faut penser à la défense interne entre comoriens.

 

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

 

 

 

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