Vue d'une chambre de l'hôpital de reférence El-Maarouf  

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Comme nous aimons notre cher pays, nous aimerions parler de lui en bien. Mais les maux lui étant causé par ses soi-disant autorités, notamment politiques, ne laissent à personne la moindre joie ni fierté de parler de positif… et cela fait trop mal au cœur. Donc il ne faut pas que les agissements de mauvaise foi, le désintéressement des soi-disant autorités comoriennes face à notre cher pays, passent inaperçus. A force de cumuler… un jour la réaction opportune des citoyens va naitre dans notre pays.

 

Comment donc les iliens des Comores sont arrivés jusque là où ils sont ? Désespoir, angoisse, famine, soif, sombre, manque d’hygiène, chômage, manque de santé… Pourquoi la tolérance et l’oublie s’utilisent là où il ne faut pas ? C’est décevant et consternant. Alors, si les enfants comoriens d’origine et natifs de l’occident ou d’ailleurs renoncent leurs séjours au pays leur, il y a de quoi. Ce refus est cautionné par les soi-disant dirigeants du pays, qui le massacrent en ne pensent qu’à leurs ventres. Regardez ce qui se passe à notre capitale Moroni, ces tonnes d’ordures qui s’entassent et juste devant les établissements scolaires, les marchés, les restaurants, les snacks... en somme les zones de convergence... Des marchés où les aliments se vendent découverts. A quoi sert les ministères de l’environnement, de la santé et celui de l’intérieur ? Juste, costume, cravate en attendant un naufrage comme celui de Madjriha ou une catastrophe comme celle de Vouvouni-Mitsoudje pour aller constater ? Ce sont donc des ministères inutiles et des autorités de la honte. Et le grand mufti, et les ulémas et les notables ont une part de responsabilité de l’engouffrement de notre cher pays.  

 

Santé, hygiène, humanisme… inexistants

 

La dame de la santé. Comment peut-on se sentir fier au moment où son département est entièrement paralysé ? Des hôpitaux malades et dans lesquels, les patients sont dans le couloir de la mort. Hôpitaux sans hygiène, sans eau, sans équipements… ni médicaments ni rien. Un hôpital restant une de source de cueillette de fortune. Une fois qu’on veut être admis à ce couloir de la mort, il faut payer. Outre, en cas d’hospitalisation, il faut se munir de ses draps, de son eau, de sa lampe… et j’en passe. Une dame de la santé qui ne se soucie, elle aussi de la maladie qui sans aucun doute va s’éparpiller dans notre Ngazidja à cause des tonnes et des tonnes des ordures qui asphyxient la capitale où tous les comoriens s’y trouvent à chaque lever du soleil, juste pour le moindre pain sur la planche. Honte, honte, honte. H-O-N-T-E. Honte aux autorités qui se fantasmaient d’un bilan positif avec une masturbation des bons discours carapaces devant l’écran de l’ORTC pour tromper les comoriens de l’extérieur. Oui, bilan positif parce que le chef de l’Etat est muet de nature. Parce que le chef de l’Etat n’est qu’un spectateur. Un spectateur qui voit passer les magouille, la corruption, l’injustice, les détournements des fonds, les démantèlements des sociétés d’Etat, les troubles du pouvoir par des prétentieux… et qu’il ne dit rien. Aucun mot, bouche cousue. Un chef d’Etat dont les conseillers sont les canailles d’hier à peine sortis de prison…

 

Là, personne n’a l’exclusivité

 

Alors maintenant que la tournante a tourné, maintenant que la féodalité de Ngazidja n’est pas à la tête de l’Etat comorien depuis il y a six ans et demi… c’est à qui la faute ? Les adeptes du chef de l’Etat dont la naïveté a été prise pour une honnêteté, monsieur Ikililou Dhoinine, diront quoi avec ces hôpitaux presque inexistants, avec le manque d’eau, avec l’électricité ponctuel et sectoriel du mois de ramadan uniquement, avec les routes désespérantes, avec les collines des ordures nauséabondes qui étouffent la capitale…? Faire une photo avec une pelle à la main, déblayant une route lors d’un drame, aller formuler des mains de condoléances… lors d’une catastrophe n’est pas synonyme de bonne gouvernance. La bonne gouvernance, c’est de tisser une proximité avec les citoyens, de savoir les écouter, sentir leurs problèmes, vivre avec eux pour y trouver une solution ensemble.

 

Une diaspora nettement malmenée

 

Pour clore, juste un phénomène. Lors des passages ici en France des soi-disant autorités comoriennes, une phrase magique se libère de leurs bouches « sans vous la diaspora, nous nous pourrions pas nous en sortir. Vous contribuez beaucoup dans le développement de notre pays ». Avec cette phrase, ceux qui ont des têtes faciles ici, sont pompés et jettent indirectement, avec ignorance les miettes de leurs miséreuses fortunes dans les ventres de ces suceurs de sang. Comment ose-t-on dire cela au moment où ces fameuses autorités savent les mauvais traitements réservés aux venants de France à l’aéroport de Hahaya par certains agents ? J’ai dit bien certains. Comment osent-ils dire ces bobards au moment où ils savent que lors de la présence des « je viens » aux Comores les prix des denrées sont exorbitants… sans contrôle leur. Alors que les autorités prennent conscience de leur faillite de responsabilité, leur inutilité… qui les conduisent à la ligne de leurs inexistences. Honte, honte, honte. « Ngodjo hamba yzo wa hamba bo kori ba nkuoni yika nanga za Mitsudje… » Je m’excuse de ma chaleur dans cette réaction, car la situation dépasse la cage de la patience.

 

SAID YASSINE Said Ahmed  

(COMORESplus)    

 

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