Après les autorités politiques, le tour est aux autorités religieuses de semer le désordre dans le pays. Ce mois de Dhul’hej, a ses principes et son calandrer qui sont indubitables. Pays musulman qu’il est, les Comores sont des sunnites de rite « chafiite ». Voila, comme tout le monde le sait, le lendemain de « ya ‘umu aarafa », c’est quand on célèbre l’Id al-adha, communément appelée Id’lhej. Cela donc n’a pas besoin, qu’on communique si on a vu la lune ou pas.

Depuis quelques années, depuis l’arrivée des vagues sortants de l’Arabie Saoudite et d’autres pays du monde arabe, certains comportements de la religion musulmane aux Comores connaissent d’autres tournures. Des omissions, des excès… un nouveau vent qui ébranle les pilonnes de ahli sunna wal’jamaa, adopté par les comoriens. Dans des localités, par exemple, on peut trouver deux « ikama » de L’id elkabir, un à la mosquée et un autre en plein air, avec des arguments selon lesquels, c’est sur un djabal que le prophète a prié.

Ce samedi 4 octobre 2014, après une fatwa de la veille venant du grand mufti, Sharif Toihi bin Said Ahmad Maoulana, qui interdit de faire la prière de l’Id aujourd’hui, le paysage religieux comorien, est perturbé. Cette décision, jugée aliénée… a été mal accueillie par un grand nombre des ulémas comoriens, même si d’autres font profile bas. D’autres se révoltent. Certains localités de Ngazidja, ont fait la prière de la Id ce jour de samedi 4 octobre 2014, avec plusieurs pays musulmans au monde, suivant le calendrier et la logique de yamu « anrafa », tant disque d’autres nationaux, s’alignent à la décision du grand mufti des Comores, Charif Toihir.

La ville de Sima et d’autres villes dans l’île d’Anjouan sont réveillées ce matin par un désordre. Quelques religieux sont arrêtés par la gendarmerie, et mis en garde à vue depuis ce matin. Le seul crime qu’ils ont commis, c’est de s’aligner à d’autres pays musulmans du monde, notamment l’Arabie Saoudite, pour faire la prière de l’Id Elkabir aujourd’hui. Cette décision du grand mufti, a fait l’unanimité des gardes du corps du régime. C’est ainsi que ces renégats, selon la gendarmerie d’Anjouan, sont mis en taule.

Charifa Said Koum, Maluzini-Ikoni

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