IMAG0054Jusque quel âge, on arrête de parler de la pédophilie ? Jusque l’âge requis comme celui de la majorité  selon le pays où on se trouve. Dans certains pays, on devient majeure à l’âge de 13 ans, d’autres à l’âge de 17 ans. Et dans la plus part des pays, cette majorité est à 18 ans. C’est bien le cas des îles Comores, dont la loi est conforme à celle de la France, ancien pays colonisateur. Une fille qui n’est pas majeure ne devrait pas être mariée, de même elle ne devrait pas sortir avec un adulte. Sinon aux Comores, il y a une sorte de légalisation de la pédophile, dont le mariage précoce. Parfois, des filles de 17 ans, de 16 ans et même de 14 ans sont mariées par l’avale de leurs parents sans que le consentement de l’intéressée soit sollicité. Quelle loi donc se réfèrent les Comoriens ? Depuis un interminable temps ce phénomène occupe terrain et même il est celui subit par nos aïeux. Il y est sociologiquement établi, que la pédophilie est uniquement quand un homme majeur sort avec une fille mineure ou une femme majeure sort avec un garçon mineur ou le fait d’avoir de rapport sexuel dans ces deux catégories. La pédophile n’est pas uniquement sortir avec un(e) mineur(e). Elle est aussi le fait de se marier avec un(e) mineur(e). Même si l’Etat est démissionnaire dans tous les domaines, il doit jeter un coup d’œil dans ce système. L’Ascobef quant à elle, doit sonder et recenser les cas de mariages précoces qui se réalisent dans nos localités… et statuer sur ce genre.

Du mariage précoce à la prostitution des mineurs

Comment la prostitution des mineurs ne pourrait-elle se grouiller au pays de merveille ? A l’âge de 13 ans par la force de ses parents, la fille se marie avec un homme d’au moins 40 ans, tout ça, dans le but de satisfaire les soi-disant honneurs de la famille. Puis elle se trouve divorcer quelques temps après. Différence de pensée, public opposé, vision contraire… et intérêts dissemblables. Telles sont les causes de la courte durée de ce genre de mariage. A 14 ans, la fille devient prématurément femme divorcée. Elle quitte le foyer conjugal ou celui de ses parents, puis voilà… elle devient ouvrière… juste à l’âge de 14 ans. De cela on parle d’une minorité ou d’une émancipation ? Dans la capitale pullulent des jeunes filles livrées à elles mêmes, et des fois avec des enfants en bas âges à nourrir, sans moyen, dans un pays où le chômage est au pinacle. La légalisation partielle de la pédophilie, c’est-à-dire les mariages précoces… projette vers la prostitution camouflée.

L’inexistence du ministère de l’éducation

Autre phénomène encourageant cette pédophile, le manque de contrôle formel de l’Etat sur les jeunes enfants. Le  ministère de l’éducation nationale se préoccupe uniquement de la rentrée scolaire, des examens de fin d’année, des années blanches… en somme l’enseignement et l’éducation est mise à défaut. Les balles des jeunes, les plages… bombées des mineurs, la traine de ceux-ci à la capitale ne sont un secret pour personne. Et c’est là où la chasse s’effectue. Les 4X4 vitres teintés, les recharges « huri », les courses… les paiements des écolages dans les privées… occupent terrain. Donc l’Etat comorien, doit prendre des mesures pour lutter contre la pédophilie en accord avec les différentes associations de défense de l’enfant et la famille comoriens. Il faut d’abord interdire le mariage précoce des jeunes filles, surveiller les bals des jeunes, les boites de nuit… tout en établissant une loi qui va aligner le fait de sortir avec une fille mineur et se marier avec. Il faut donc que la justice se réveille et prenne ses responsabilités pour punir les coupables. Professeur, ministre, directeur, ouvrier, désœuvrés… tous doivent passer au dessous de la loi pour bâtir une vraie société sans pédophilie. 

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus       

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