Comme les artistes comoriens ne sont pas rendus ceux que leur appartiennent, le sens de leurs paroles passe à coté de la plaque. « Uhura wandrabo d’Abdou Mhadji, Msadjadja de Cheik MC… » Et si donc les comoriens essaient de comprendre les paroles de leurs artistes et se mettent à y porter analyses ? On en doute fort. La création du nouveau parti politique à couleur « orange », montre combien les comoriens sont un peuple amnésique. Tous fraiches, ils sont là, ceux qui ont détruit et qui détruisent le pays sont encore sur leurs chaires en or, dans leur opulence et continuent à sucer le sang de leurs victimes, jusqu’à ce qu’elles soient tombées inerte.

Si ces gens ont eu les yeux de mettre en agence un parti politique c’est ce qu’ils ont déjà jugé, la faiblesse, à caractère de tolérance de la population comorienne. Sans justice ni compte à rendre, sans bilan ni rappel du fait, ces larrons montent et vont continuer à monter sur scène. Le parti de l’homme du projet éducation avec ces douze millions de fc, des creuseurs des caisses de l’Etat,  des mineurs des caisses de la douane comorienne, depuis l’ère RDR du feu Raïs S.M Djohar paix à son âme… passant par la période Taki et arrivé à celle d’A.A Sambi, savent que la famine cautionne la prostitution. Ce faisant la prostitution politique n’est pas évitable et va sans aucun doute se produire. Et là, la notoriété et le charisme politique ne sont pas de mise. Le romancier comorien, Mohamed Toihir a qualifié un des régimes des îles Comores « La République des imberbes », mais à l’heure actuelle, on a installé « Le parti politique des mauvaises herbes ».

Kahine S. Soulaïmane

Bambao (COMORES)

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