IMAG0071Quatre jours déjà, depuis que les rumeurs suivent son fleuve. Et là, les comoriens de l’intérieur sont dans l’impéritie totale de la situation. Et ceux qui sont à l’extérieur semblent bien informés, mais les dires sont nombreux. Quelques pavés aussi médiocres circulent. Depuis l’éclatement de l’affaire de la tentative de coup d’Etat aux Comores, le rôle devant être joué par le gouvernement et le media de l’Etat, devient l’œuvre des dires et des médias soient étrangers, soient comoriens mais aussi privés.

Jusque quand le gouvernement attend pour éclairer la situation afin que les comoriens sortent du doute ? Que peut-on dire de ce silence radio de la machine étatique au moment où les dires gagnent terrain ? Un silence complice ou qui va accoucher d’un prétexte ? Une vraie tentative de coup d’Etat ou juste une fumée pour que le séparatiste anjouanais Mohamed Bacar revienne sur son île, sans tambour ni trompette, car incapable de l’empêcher est le régime en place ?

Le ministre de l’intérieur et de l’information, Hamada Abdallah, grand spécialiste en matière d’agir tardivement, doit se réveiller. Il est temps. Et les Comores d’aujourd’hui ne sont plus comme celles du temps de « Amani ya bavu » et de son « saya ishini na nne harumwa ye bavu ». Un ministre qui plonge dans son sommeil profond au moment où tout le monde a besoin de sa réaction, cela peut conduire au doute. Jusque quand les rumeurs deviendront une confirmation et que les auteurs soient capturés, jugés et punis ?

Est-ce que le ministre de l’intérieur n’a pas de sentiment aux fils de son papa chéri, dont l’ancien président Ahmed Abdallah Abderemane, sous lequel il a été député ? J’ai dit bien, papa chéri car Hamada Abdallah fut l’un des députés les plus chouchoutés par le feu Ahmed Abdallah Abdérémane. Ou aussi, une nostalgie de l’UNDC agencée par Ahamada Satoulou ? Il est temps que le ministre de l’intérieur agisse conformément aux orientations données par ses responsabilités. Et c’est fini les scrupules et les sources rouges de natures. Allez libérez le peuple comorien de l’incertitude. On en a marre. « Sha ngamziro huka ye shatrilwa ho mwabani tsi trambo ». Que la situation de ce coup d’Etat aux Comores soit comme celle du complot peul de Guinée Conakry en 1985. Des exécutions sommaires qui nous permettront de voir leurs tombes le jour où nous, autres serons au pays. Tuez-les ou tuons-le.

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

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