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Tout le monde connait la légendaire bonne ambiance  qui anime  les rues de Moroni les soirs des dix derniers jours du mois de ramadan. C’est une période très prometteuse pour les commerçants de la capitale qui y réalisent la part la plus importante de leurs chiffres d’affaire de l’année. C’est également une période faste pour les nombreuses familles qui viennent  de tous les coins de l’île de Ngazidja pour acheter des habits et pleins d’autres cadeaux à l’occasion de la ide el fitre, ce jour qui marque la fin du mois sacré. Cette année, cette période de fête ne ressemble à aucune autre période, puisque  la ville de Moroni est plongée dans le noir par la mesure arbitraire des nouveaux dirigeants de la Mamwé qui fondent leur abusive décision de couper l’éclairage public  sur les rues de Moroni par leur supposé assainissement de la sempiternelle société moribonde. On ne redresse pas une société publique chargée d’une mission d’intérêt général en privant la capitale de lumière en période de fête et de recueillement.

Les gens essaient d’arpenter  les rues de la capitale pour faire leurs emplettes nocturnes. Mais l’obscurité imposée par les nouveaux dieux de la moribonde Madji na Mwendjé za Comores imposent un couvre-feu involontaire aux comoriens. Cet état de fait dissuade les gens d’aller se promener en ville et effectuer leurs achats. Cette obscurité imposante et pesante ne donne pas envie de sortir. Les commerçants essaient de remédier cet état désastreux en recourant à différents moyens de bord pour un éclairage de fortune. On éclaire ça et là par des bougies, des lampes torches ou par de raccordement d’un autre siècle avec des ampoules perchés sur des arbres.

Personne ne s’offusque de cette situation scandaleuse et financièrement asphyxiante pour les commerçants de la place. Pas même le nouveau maire de la capitale. On se demande où sont passés le nouveau ministre de l’intérieur, le préfet et les députés de Moroni. On aimerait bien entendre le député Fatahou dont la spécialité est d’appeler au soulèvement populaire contre tout et n’importe quoi ?

Est-ce que le gouvernement, réduit à l’incapacité d’assurer l’éclairage public pour la première fois depuis l’indépendance du pays, ne peut-il pas négocier une trêve avec les nouveaux dieux de la Mamawé afin d’éclairer les rues de la capitale juste pour cette période de fête cruciale pour les affaires des commerçants ? 

ABDOU ELWAHAB MSA BACAR

COMORESplus

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