250px-Bos taurus indicus[1]

 

Le premier mai 2013, reste un jour parmi les jours composant l’histoire de la ville d’Ikoni. Des cadres, cumulant des titres parmi lesquels le « wundru dzima » ont marqué la division de leur milieu à Ikoni avec l’égorgement d’un terreau; méthode qui date de mathusalem. Espoir où es-tu ? Honneur où es-tu ? Nombreux sont ceux qui ont cru que cette division aboutira à une réalisation par concurrence d’un édifice dans cette ville qui a tant besoin, mais non, scinder le « undru udzima » par « mbe ya bunguo ».

Il y a plus de cinquante ans, la ville d’Ikoni disposait deux orchestres musicaux dont Shubbani el-watwan et Fahar el-watwan. Ces derniers se livraient un conflit causant une grande division du secteur de « Wandrwa ntsi ». Cette division avait entamé les effets coutumiers dont le « anda na mila ». C’était la période où le «Mdrema dahoni» était la seule provision aux familles en préparation de grand mariage. Mais je dis bien, il y a plus de cinquante ans de cela. Une époque où la ville d’Ikoni n’avait aucun élève qui dépassait le niveau élémentaire dans le cadre scolaire.  

En effet, un problème de la municipalité, déclenché depuis le lendemain des nuits des insurrections, le 23/24 décembre 2012. C’est d’ailleurs à partir de là que le pacte naturel liant les enfants de cette cité est envolé. Et là tout le monde se mêle; éduqués à savoir intellectuels, analphabète, ouvrier, scolarisé modestement comme moi… Nombreux sont ceux qui avaient cru que ce conflit qui disloque la cite, qui disperse les enfants de cette cité, irait être rationnel. Mais non, leurs consciences les ont fait un sal coup. Comment donc, des cadres, des intellectuels… des prétendants gouvernants de nos milieux dans le présent, n’ont d’intérêts de débats que des « Mahombe ya mayele na mbe za mdji na beya… ».

C’est déplorable. Avec la division que consomme la ville d’Ikoni, les cadres ce cette ville, déjà « wandrwa dzima », tapent de la boue sur la figure de cette cité. Ah, on croyait une division pour la gestion de cette ville. On croyait une division, ayant synonyme de concurrence, on croyait une division vers un sens qui convient ce troisième millénaire. Mais une intelligentsia qui se dit satisfaite parce que arrivé au total cinquante « wandrwa dzima » dans leur clan ? Alors plus de cinquante ans de retard. Oui je dis cinquante ans car, cela s’est produit à Ikoni, il y a plus de cinquante ans, et c’est une période révolue. Enfant d’Ikoni, indigne-toi de ce comportement verrouillant ton horizon. Pour finir, j’aime ben l’hypocrisie selon laquelle, allons diviser nos quartiers. Et d’un coup le gourou fait un recule, au lieu de respecter le pacte de division, passe par une réconciliation, et les autres voilà, consomment l’amer du clivage. Bravo. Toutes les façons, « urandzi wa djulwa ka usiha utsi daba ». Le demain illumine.

SAID YASSINE Said Ahmed

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