Le député Abdoulfatah est-il entrain de devenir un héros ?  Cette question est drôlement posée comme une affirmation par ceux qui veulent le croire. Oui on doit oser. Mais oser comment et quoi ? Oser quelque chose de positif, c’est oser avec prudence et honnêteté. Comme nombreux s’en doutaient, l’affaire Rastami va certainement faire tomber quelques baobabs. Le député Abdoulfatah est entrain de scier  la branche sur laquelle il est assis. Le navire Rastami a coulé. Mais il n’est pas exclu qu’il emporte avec lui au creux de l’océan quelques notables qui s’ingénient à se passer pour le  père vertu. Le pot-de-vin lui a couté cher. Le chef de l’Etat Ikililou Dhoinine l’a obligé de démissionner. D’apparence intègre, confiant et honnête, nombreux, notamment ceux qui connaissent le désormais ex-ministre de télécommunication, des transports et de tourisme Rastami Mouhidine, ont été surpris par son comportement malveillant. Et le « héros » Abdoulfatah, avec ses allures… de justicier pourrait-il être auguste ?

Comme dit l’adage, il n’y a pas de fumée sans feu. Après plusieurs questions qu’on se posait, quelques vérités tombent. L’acharnement du député Fatah contre l’ex-ministre de transports et de tourisme Rastami Mouhidine n’est pas innocent. Il s’agit d’une histoire de règlement de comptes à couteaux tirés. A part la corruption entreprise par Rastami, mais surtout un autre délit lui a couté le poste. L’ex-ministre Rastami qui avait promis au député Abdoulfatah de lui donner sa part une fois qu’il sera  irrigué par la manne d’Akram, n’a pas honoré sa promesse. L’ancien ministre s’est dit : « shirobo-mdzi wa roho » et s’est sauvé avec le butin. Alors : « Bandi qui trahit un autre, c'est la Mafia qui corrige », disait déjà Mr Santcho de Mitsoudje. 

 Comme toute personne qui se sent trahie, « notre député Héros, cet équivalent du ministre égyptien de la défense et chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Sissi,  a juré que tôt ou tard, il va se venger de cet affront de lèse-majesté en trainant Rastami Mouhidine dans la boue. C’est ainsi que « ZORO » a rendu service à la nation en dévoilant cette escroquerie à l’hémicycle de l’Assemblée. Mais une grande vigilance. Que cette affaire personnelle ne soit pas l’origine d’un trouble à l’ordre public. Ceux qui veulent s’emparer du pouvoir sans énergie, font croire aux comoriens… que l’anarchie est la seule solution aux misères dans lesquelles notre pays se trouve et pourtant ils savent d’où vient cette obstination du député trahi. Le comble, on a l’impression qu’AKram se sert de nos parlementaires pour régler son compte à l’Etat pour l’avoir évincé du marché juteux du pavillon comorien.

Djaffar Said

COMORESplus

 

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