GEDC0879Les comoriens ont-ils le droit de dire « Assez, lorsquils en ont marre ? » Si les manipulateurs politiques ne voient pas que ce pays est au pied du mur, la population en a assez des manigances de haut niveau pour une déstabilisation. Sinon, quelle coïncidence ? En 1972, dans ce même lieu, sest produite la motion de censure contre le prince Said Ibrahim, alors président du conseil de gouvernement, par les députés sous la direction de Mouzaoir Abdallah. Pourquoi, le langage de motion de censure aux Comores nest que partiel depuis dans nos associations, dans nos partis politiques et même dans nos assemblées ? Peut-on quitter cette nostalgie dosée de manipulation sordide pour que le pays perde haleine ? Selon la constitution, 2/3 des membres de lassemblée insulaire peut dissoudre le gouvernement de l'ile en question. Mais les raisons doivent-elles être claires et connues chez les insulaires ? La première fois que les Comores se voient traverser le chemin de lharmonie, depuis linstitutionnalisation du séparatisme tournante, harmonie entre le régime central et ceux des iles autonomes. Certains sont animes  par la passion et la pulsion de défense  d' intérêts démagogiques et personnels, pour créer la confusion à Ngazidja afin que le pays tout entier perde les repères. Il serait honnête si le jugement porté par les quelques conseillers de lile face au gouvernement de Ngazidja soit exposé et connu par les iliens, donc faire preuve de transparence.

Un rejet positif

La motion de censure enrayée le 28 décembre 2013 à Moroni aurait des effets négatifs pour ce pays en quête de stabilité. Onze voix pour la motion contre neuf et deux abstentions. Cest ainsi que cette motion est rejetée car pour quelle passe, il faudrait seize conseillers sur les vingt trois constituant lassemblée des conseillers de l’île de Ngazidja. Mais avec la probité de certains conseillers guidés par la prise de conscience pour ne plus replonger le pays dans labime, la demande a été retoquée. Si le porte-parole de lexécutif de Ngazidja, Mohamed Soulé Issilam, commissaire à la production, au transport, au tourisme a qualifié ce rejet, de victoire du gouverneur de lile de Ngazidja Mouigni Baraka Said Soilihi, les citoyens normaux disent que pas que le gouverneur qui est victorieux mais aussi la stabilité et lharmonie en sont de même. La commissaire à l’éducation, à la formation professionnelle Mme Sania Boina Boina a qualifié de sans fondement largumentaire des conseillers voulant censurer le gouvernement Mouigni II. Elle n’était pas la seule à le constater.

Informer et déformer.

Nous devons croire aux efforts de nos médias. Mais ceux-ci ont la plus grande responsabilité de trouble et de la discorde quils sèment au niveau des populations. Aucun individu nest empêché d’être partisan, mais la tranquillité, la sécurité de la population doivent primer. Nos médias qui sont utilisés par des autorités quelles soient nationales, insulaires ou locales pour régler des comptes doivent se conscientiser mais non se constituer en machines de zizanies. Et si motion de censure passe ? Et si on change une équipe dont les méfaits ne sont pas rendus publics par ceux qui veulent sa sortie, et si on retourne à la « djoharisation » cest-à-dire des gouvernements de trois mois qui naissent et meurent par ceux qui tiennent la manette en catimini, quel miracle peut-on attendre de ces changements ? Pas négative quune autorité politique qui veut à tout prix arriver au pouvoir après quelques temps de mise à l’écart, suite à quelques temps de pouvoir ruinant. Les comoriens sont conscients. Règlements de comptes entre partisans et dautres ne peut se limiter qu’à lintérieur du mouvement mais non aller jusqu’à plonger le pays dans la gabegie. Et les artisans de cette motion, ne sont sans conscience que cela na aucun faveur à notre pays en général et à lile de Ngazidja en particulier.

 

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

 

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