IMAG0054Certains parlementaires, se sont trompés d’orientation. C’est bien le cas du député Fatahou. Un député qui, depuis la déchéance de ses mentors, l’ex-Raïs Ahmed Abdallah Sambi et Mohamed Daoud alias Kiki, se démarque de ses collègues, députés par des fièvres maladroites. Comment un député, se disant démocratiquement élu, ose appeler à un soulèvement populaire, sachant que cela est une source de dressage des gens, les uns contre les autres ? Dans le blog Mlimadji, je viens de lire quelques passages ironiques si venant de la conscience. « Il appartient au peuple de se soulever… » D’outres lignes du même texte « Nous demandons à tous les élus de la République d'accompagner le peuple dans cette révolution pacifique pour le bien du peuple. ». Passons. Bien du peuple, joli mot. Mais qui a besoin de désordre pour mieux vivre ?

 

Un silence dans le puits du miel

 

Ce député, n’est-il pas victime des habitudes sur lesquelles quelques comoriens se reposent ? Habitudes selon lesquelles celui qui dispose d’une bouche rouge est un bon sourcier. Je crois que si. Car les propos déplacés, les maladresses politiques… du député Fatahou… font découvrir le vrai produit qu'a cet homme de l’hémicycle. Car certains suggérés ont l’habitude de « voler le bon et choisir le mauvais, le cas du député Fatahou, faisant objet du système, est un témoignage. L’assemblée nationale en compte tant d’autres, bien sûr, mais le cas de Fatahou est très atterrant. Ce député qui s’est dit démocrate, et issu d’une mouvance se tapant la démocratie dans son cercle, n’est qu’un anarchiste. Et ceux qui applaudissent ses agissements de troubles ne sont que des insouciants. Un député propose. Un député apaise et un député se bat pour la Paix. Décembre 2009-Mai 2011, sous le turban de Sambi, ce député a été docile. Le pays va mal depuis des lustres, le pays va mal lors du régime Sambi, le pays va mal, Mohamed Ali Soilihi était et est toujours ministre. Peut-on dire que c'est parce que l’eau qui arrosait son argile est tarie ? Seulement voilà, depuis que l’homme aux mille et une promesses n’est plus sur l’estrade en or, Fatahou, trouve une stratégie, dont la médiatisation sienne et se prend pour un pompier.    

Etre phraseur n’est pas le seul moyen de se rendre populaire ou d’être médiatisé même si d’autres l’ont déjà fait. Quelle leçon, quelle éducation, quelle orientation… peut-il donner au peuple qui a fait de lui un élu ? Des électeurs trompés ou un propre suicide ? Non, depuis que le monde est monde, jamais un défenseur de la loi, un prétendu metteur d’ordre… ne pousse son pays vers le désordre. Peut-on parler d’une hallucination ?  

 

Ce prétendu défenseur de loi connait-il la loi ?

 

Dans le blog mwendje, j’ai découvert une opinion très intéressante. Mon confère Riziki a écrit : « Fatahou qui critique toujours d’une manière intelligente et appropriée, et d’autre part, il prend le risque personnel puisque son attitude, critique envers le régime, politique en place, l’éloigne chaque jour de toute possibilité de devenir ministre… ». Etre critique c’est une qualité. Mais jusqu’où ? Jusqu’à appeler à un soulèvement populaire ? Jusqu’à plonger le pays dans un désordre à nouveau ? Lorsque le mentor du député Fatahou, Kiki faisait la pluie et le beau temps à la douane des Comores et que Mohamed Ali Soilihi était ministre de finances, ce dernier avait une bonne gestion ?       

 

Enfin, les outrances aux fils de l’ancien président des Comores, Mohamed Taki et les barricades à Moroni c’est le député Fatahou, la marche vers une imbibition du pays par un soulèvement populaire c’est le député Fatahou. Et quand donc, l’immunité sera levée pour traduire ce fameux député en justice. Parlant de la malversation financière, c’est de n’importe quoi. Qui ne sait pas où se repose le pays actuellement ? Et son mentor, Mohamed Daoud alias Kiki, est-il un homme saint ? Député Fatahou peut-il montrer à la population comment il est arrivé à se faire élire sans programme ni rien ?

 

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

 

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