IMAG0071Classé en troisième position parmi les pays les plus corrompus au monde, les Comores soufrent de cette maladie depuis qu’il est Etat. Des bakchich plus visibles, des corruptions aussi douces ou même flagrantes… deviennent la monnaie courante sur le sol  comorien. Les attributions illégales des marchés publics, les détournements des projets… avec complicités de certains hauts de l’Etat… charmés par les pots-de-vin, pour ne cite que ces actes. C’est bien une maladie qui affecte l’administration publique, la classe politique ainsi que les instances locales.                   

Qui ne se rappelle pas la promesse parmi lesquelles faisant élire Ikililou Dhoinine président des Comores, dont la lutte contre la corruption ? Oui, une promesse tenue mais en dindon de la farce. Le chef de l’Etat comorien Ikililou Dhoinine, avait mis en place une commission de lutte contre la corruption aux Comores. Celle-ci n’est qu’une commission de ragot et de lutte contre la bonne gestion. De ragot, car depuis que cette Cnplc, sous le patronat du ministère de l’intérieur a entrainé Said Abdallah Rifki, en janvier 2012, dans la boue, avec la complicité de ses amis et de ses collègues, elle a fait un arrêt respiratoire. Lutte contre la bonne gestion car, l’attribution de la licence unique de vente de l’alcool aux Comores à l’homme d’affaire Chemir Kamula, par le vice-président en charge de finance, donc un monopole assassin, n’est autre que corruption venant du sommet. L’arrangement à l’amiable entre Doudou Taynamor le mois d’Août 2011, un commerçant trafiquant pendant six mois l’électricité de la Mamwe, et l’ancien Directeur général de cette société, Ibrahim Alphonse, figure parmi les actes illégaux; une corruption aussi flagrante… La liste est si longue.

Et ça personne n’en parle

Car l’Etat ne se limite pas à la haute administration, les mairies pilotes des différentes communes des Comores, n’ont pas été épargnées de ce fléau. Dans certaines de ces dernières, les attributions des marchés sous-couvert les copinages, les façons de traitement des affaires, les commerces illégales… remplissent la cave de malversations. Certes, lorsque l’ancien secrétaire général du ministère de transports et des tourismes, Abdilahi Mouigni alias Satellite avait défendu en février 2012, comme un fripier normand, le dossier de cofipri, une société étrangère de manutention… voulant s’installer au port de Moroni, tout le monde a saisi qu’il y a des tonneaux de jus qui jaillissent. L’usurpation des prérogatives du vice-président en charge de l’énergie Fouad Mohadji par son collègue en charge de finance, Mohamed Ali Soilih, en novembre 2011, pour signer une convention qui engage les ressources du pays pendant quarante-cinq ans, avec Boule Mining group, n’est pas un acte orphelin...Le ministre de l’intérieur Ahamada Abdallah, faisant fuir Mme Faïda Attoumane, agent de PAF, qui a accordé des visas non-enregistrés dont un détournement de taxes qui seraient rentrées dans les caisses de l'Etat, le mois de février 2012, est de scier la branche sur laquelle on est assis.

Dans ces conditions si on attend qu’un pyromane porte un seau d’eau pour éteindre l’incendie qu’il l’a provoquée lui-même, alors cela n’est qu’une ironie ou même qu’un pure mensonge. Une vraie commission nationale de lutte contre la corruption aux Comores est un édifice sérieusement espérée par les comoriens d’esprit, donc « … madji ya nkuba kaya maza walilao »   

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus   

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